lun 9 jan 2012
Suite à la nomination le 21 juillet 2010 d’un Préfet-policier à Grenoble, la nomination en conseil des ministres du nouveau recteur quelques jours après était passée au second plan. Pourtant Olivier Audéoud est visiblement aussi arrivé dans l’Isère en mission commandée. Son parcours est éloquent. Pour un universitaire comme moi, il n’a pas hésité dans sa carrière à sauter sur les opportunités commençant à la Sorbonne, passant à Nancy 2, retournant à Paris pour l’université de Nanterre dont il devient président de haute lutte (au 4e tour) en 2003. Il s’y fait connaitre pour avoir appelé la police contre les étudiants lors des manifestions de l’automne 2007 contre la loi LRU. Son mandat n’étant pas renouvelé en 2008, il garde néanmoins sa place dans la «Conférence des Présidents d’Université » où il est chargé des relations internationales. En janvier 2010, il rejoint le conseil d’administration du pôle universitaire privé Léonard-de-Vinci (PULV) à La Défense, surnommé fac Pasqua, du nom de son créateur et toujours président de l’association de gestion. Olivier Audéoud indique d’ailleurs dans une interview avoir rencontré quelques années auparavant le président du conseil général des Hauts-de-Seine Nicolas Sarkozy avec lequel il aurait échangé 3/4 d’heure sur la fac Pasqua, université décriée dès sa création en 95 comme une université privée construite et financée sur fonds publics. La Cour des Comptes l’a d’ailleurs souvent épinglée. Aujourd’hui après sa nomination comme recteur en juillet 2010, Olivier Audéoud est toujours président du Conseil Scientifique et Pédagogique de cette université privée. Étonnant, non ? Il est vrai qu’il y retrouve un collègue, le recteur de Corse !
Pourquoi je vous raconte cela, me direz-vous ? Simplement pour jeter un éclairage nouveau sur les attaques contre le lycée Mounier qui au passage sont très bien mises en pages, interviews et images ici. À plusieurs reprises, ce recteur s’est montré particulièrement irrespectueux des personnes (lycéens, parents, enseignants) qui ont eu le tort de ne pas laisser disparaitre le lycée sous les bulldozers des démolisseurs parmi lesquels au premier rang il figure avec le président de région. « Celles-ci feraient mieux d’aller voir un psychiatre », a t’il dit. Rappelons que la fermeture du lycée pour prétendue dangerosité a été annoncée au CA du lycée en septembre 2010 quelques mois après la nomination d’Olivier Audéoud, comme recteur. Quel rôle a t’il joué dans cette décision ? On ne peut imaginer qu’elle ne puisse n’être que le fait du président de région, Jean-Jack Queyranne. Jeudi dernier, une délégation de Mounier a rencontré le recteur pendant 2h30. Ce dernier n’a pas changé d’un iota son discours même après que le Tribunal Administratif ait cassé pour erreur manifeste d’appréciation les décisions de fermeture des bâtiments prises par la Région. Il maintient contre vents et marées les prétendus dangers contredits par les experts mandatés par la Région elle-même ! En effet, les bâtiments respirent en suivant exactement les courbes de températures extérieures. Quoi de plus normal ! Alors quel est le but poursuivi par ce recteur qui fait la part belle au privé dans ses activités ? Je vous laisse le soin de le deviner. Allez-voir les effectifs des secondes dans les lycées privés alentours depuis la rentrée et la diminution à Mounier de 7 à 3 classes de secondes en septembre…
Depuis près d’un mois que je n’ai pas publié de billet, bien des évènements se sont passés sur Grenoble. Parmi ceux qui ne sont pas dans les journaux, je voudrais mettre en avant la montée du racisme inquiétante contre les populations les plus exclues. Peu après le 50e anniversaire des sinistres « ratonnades » de la police de Papon jetant des centaines d’algériens à la Seine en 1961, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec le traitement que fait subir notre Préfet et sa police aux populations d’origine roms venus se réfugier dans notre ville. L’évêque de Toulouse avait lui osé faire en août 2010 le rapprochement avec le traitement subi par les juifs sous Vichy. Évidemment et heureusement à Grenoble il n’y a pas mort d’hommes comme à Paris où un homme a péri brûlé vif dans un campement incendié le 24 octobre rue des Pyrénées. Pourtant cela aurait pu arriver ici où par deux fois des individus masqués se sont introduits dans une maison occupée rue Germain par des dizaines de familles venant d’ex-Yougoslavie en attente d’un droit d’asile en France. Des vitres ont été cassées à coup de battes de base-ball, des balles ont été tirées (impact en bas à gauche sur la photo) pendant que les enfants apeurés hurlaient à l’intérieur. La police n’a même pas recherché les balles, ni ramassé une batte cassée abandonnée sur place. Quelques jours plus tard, un feu de cheminée providentiel permettait à la police de faire évacuer la maison, puis de conduire les occupants en grande majorité à l’Hôtel de Police et certains en centre de rétention à l’aéroport de Lyon. Pendant ce temps la maison était soigneusement murée par des ouvriers prêts à intervenir sur l’heure, une police en civil sans brassard « Police » armée de mitraillettes brandies sous le nez éloignant ceux qui voulaient reprendre leurs affaires à l’intérieur (je le sais pour en avoir fait les frais..). Il suffit de lire le récit de ces faits
Depuis la lecture des jugements du tribunal administratif vendredi matin, je n’ai pas agi comme certains en envoyant des communiqués de presse tous azimuts. Pourtant, membre du Conseil d’Administration du Lycée Mounier depuis avril 2008, ayant participé à la lutte des Mounier et étant le seul élu présent à l’audience du 3 novembre au cours de laquelle le rapporteur public a lu ses conclusions, j’aurais pu tenter de faire parler de moi. Sachons rester aux côtés des luttes et ne pas les instrumentaliser comme le font certains de nos collègues du conseil municipal. Revenons-en donc aux faits :
À plusieurs reprises, Danielle Miterrand avait fait le déplacement de Grenoble pour mener son combat pour l’eau, bien public de l’humanité. J’avais eu l’occasion de la rencontrer très humble dans cette salle de la Maison des Associations de Grenoble venu faire partager ses convictions aux militants qui luttent plus que jamais pour un maintien de l’eau en régie municipale. Pas d’accueil du PS local qui visiblement n’a jamais mis ici la lutte pour les services publics en avant… mais laissons de côté la politique et donnons en ce jour douloureux la parole à
À mes lecteurs : désolé pour le manque de billet ces temps-ci, mais ce dernier trimestre est très chargé et ne laisse pas le temps d’écrire…
C’est le titre du film de Yasmina Adi qui vient de sortir et qu’il faut aller voir avant qu’il ne disparaisse de l’affiche. Lundi dernier, nous commémorions comme chaque année à Grenoble la mémoire des disparus et morts du 17 octobre 1961 où à Paris la police sous les ordres du Préfet de Police Maurice Papon a exécuté des centaines d’algériens qui manifestaient pacifiquement avec femmes et enfants pour protester à l’appel du FLN contre le couvre-feu qui leur était imposé. Beaucoup ont été jetés vivants à la Seine où ils se sont noyés. C’était le plus grand massacre d’ouvriers en France depuis la Commune de Paris. Le 17 octobre dernier, il y avait juste 50 ans….
Difficile d’ajouter ses mots au déluge médiatique qui s’est répandu dans la presse depuis la mort annoncée de Steve Jobs un des deux co-fondateurs d’Apple avec l’autre Steve, Wozniak ou Woz, qui a accompagné Jobs dans les premiers temps lors du mythe des ordinateurs construits dans le garage familial. Vous allez me demander pourquoi y ajouter un billet ? Simplement parce qu’à titre professionnel, j’ai suivi l’
Mardi 20 septembre, je me suis rendu à Turin en car avec une délégation de la Métro (mais seulement trois élus..) pour étudier la mise en place effective depuis un an d’
Accompagnant pour mon groupe d’élus une délégation de la Ville de Grenoble en visite à Ouagadougou, ville jumelle, j’ai eu l’occasion en 2005 d’être plongé dans le monde de la Françafrique à l’occasion du sommet de la Francophonie qui se tenait au Burkina Faso.
Jeudi dernier au petit matin, les portes des cabanes du camp des Glairons (120 personnes dont 50 enfants) volaient en éclats sous les coups des gardes mobiles encerclant ce campement de fortune, mais bien organisé dans un terrain privé loin des habitations dans une zone industrielle de Saint Martin d’Hères en banlieue de Grenoble. Ces familles roumaines d’origine rom avaient fui leur village de Barbulesti en Roumaine suite à de terribles inondations du Danube ayant emporté leurs fragiles maisons en 2006. Depuis, elles errent de camp en camp d’où elles sont chassés comme ici sans ménagement, ni respect de leurs droits élémentaires. France24 avait fait l’an dernier un reportage sur leur exil visible 
Invité à y représenter mon parti, j’étais présent ce matin en bonne place au meeting marquant la fin du « remue méninges » du Parti de Gauche. Pour la deuxième année consécutive, le PG organisait ses journées d’été au campus de Saint Martin d’Hères. Mais cette fois-ci, après la désignation de Jean-Luc Mélenchon comme candidat du Front de Gauche à la Présidentielle en 2012, le meeting de clôture s’était déplacé en ville dans la halle Clémenceau où sa capacité a permis d’accueillir les 1500 personnes qui y sont venues un dimanche matin de fin août. D’ailleurs cette réunion a réuni bien plus de militants et sympathisants qu’avant, puisqu’il était placé sous l’égide du Front de Gauche et que de nombreux militants du PCF ont participé à l’organisation et ont été très présents dans le meeting agitant du nombreux drapeaux du Front de Gauche. À la tribune aussi, en plus de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, on reconnaissait Martine Billard, députée transfuge des Verts, et fait nouveau, Clémentine Autain, ancienne adjointe apparenté PCF à la mairie de Paris et représentant la FASE (Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique) qui vient à une courte majorité de décider de rejoindre le Front de Gauche.
En route vers le Sud-Ouest pour des vacances touristiques et patrimoniales, quelle ne fut pas ma surprise de trouver un peu avant d’arriver à Conques dans un autre village moyennâgeux, une pancarte et des drapeaux placés en l’honneur d’un élu sous une fenêtre de son domicile. Plus loin j’ai retrouvé cette tradition en Périgord avec même des pancartes « Honneur au patron » . Après quelques recherches, j’ai trouvé l’origine de cette pratique qui remonte aux arbres de mai décorés pour le retour du printemps et qui étaient plantés devant le domicile des notables qui ensuite devaient régaler les administrés ou les ouvriers venus les fêter.
Comme d’autres grenoblois, je suis allé samedi matin voir passer les coureurs cyclistes du Tour de France à 200 m de chez moi vers l’avenue Jean Perrot. Sur la photo ci-contre, le coureur anglais Mark Cavendish porteur du maillot vert du meilleur sprinter et vainqueur de l’étape des Champs Elysées passe à la limite de Grenoble et d’Eybens en position de recherche de vitesse. Il devra attaquer après la montée de Tavernolles puis plus loin celle de Saint Martin d’Uriage où il sera moins à l’aise terminant à 8’35″ du premier.
La semaine dernière avait lieu près de Nantes le rassemblement national contre la construction du nouvel aéroport à Notre Dame des Landes. En plein bocage dans la zone maraichère de la région, Jean-Marc Ayrault, maire PS de Nantes, en accord avec la droite, a confié le saccage de cette région superbe au profit exclusif du géant du BTP Vinci. À cette occasion, les Alternatifs avaient invité une militante russe qui avec des milliers de manifestants lutte chaque jour contre la progression d’une autoroute construite aussi par Vinci dans le « bois de Boulogne » de Moscou. Vous pouvez écouter
Avec 900 grenoblois et grenobloises, j’ai assisté hier jeudi au seul débat public d’entre deux tours des candidats aux primaires restants en lice chez Europe Écologie. Dans une salle dédiée aux sports de glisse peu utilisée pour les meetings politiques, mais qui collait bien avec l’image d’une campagne décalée voulue par les Verts, l’assistance nombreuse avait pu pour la plupart s’installer devant des écrans largement disposés à l’extérieur ne laissant que quelques centaines d’heureux éluEs entrer à l’intérieur. Mais les sympathisants studieux ont pu très bien suivre le débat télévisé par les chaînes parlementaires quelle que soit leur place.
L’annulation de deux délibérations du conseil municipal de Grenoble par le Tribunal Administratif le 16 mai dernier suite à une requête que j’ai cosignée avec l’ADES marque un coup d’arrêt aux projets décidés directement par le Maire sans son conseil, ni ses administrés. Le Tribunal a voulu affirmer ainsi que le droit devait être respecté et que le conseil municipal ne pouvait être dessaisi de ses prérogatives; de même pour la concertation qui devait être menée largement pour une révision normale et non simplifiée du Plan Local d’Urbanisme. Dans le dossier de la presqu’île qui est l’objet de ces requêtes, la situation est en effet toute autre. D’un côté une convention foncière entre parties (CEA, Schneider, Ville de Grenoble,…) permettait de se céder des terrains entre amis sans l’avis pourtant obligatoire du conseil municipal pour ce qui concerne les terrains de la commune. De l’autre, la révision simplifiée du PLU pour une presqu’île de 245 hectares permettait « d’aller plus vite » comme l’a dit à l’audience l’avocat de la ville.. Le tribunal a fait justement remarquer que l’importance du projet ne donnait pas le droit de s’affranchir des procédures obligatoires de concertation. Certains semblent en effet vouloir être au dessus des lois. Nous avions indiqué lors de l’enquête publique nos réserves sur ces points : le maire n’a pas voulu en tenir compte. Il en porte l’entière responsabilité.
Le 16 mai dernier, je participais au premier comité de pilotage de la ZAPA (« Zone d’Action Prioritaire pour l’Air« ) réunissant sous l’égide de la Métro tous les partenaires. Enfin, nos demandes qui remontent à huit ans et plus commencent à être prises en compte. Le 10 juillet 2003 par exemple
La question de la démolition de logements sociaux est au centre des débats sur la rénovation urbaine des quartiers qui souvent ont été bâtis trop vite dans les années d’après-guerre quand l’urgence du relogement de familles vivant en bidonvilles primait sur tout. C’était l’hiver 54 et le début des luttes de l’abbé Pierre. Aujourd’hui, les crédits de l’ANRU (Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain) sont souvent assortis d’injonctions à démolir avant de reconstruire mieux et ailleurs. À Grenoble, nous avons approuvé les démolitions d’immeubles condamnés à terme en raison de leur mauvaise construction à base de mâchefer comme à Jean Macé. Au sujet
Tel est le titre d’un article du Dauphiné Libéré suite à la manifestation appelée samedi 16 avril à Grenoble. Près de 2000 manifestants de tous âges se sont rassemblés malgré le week end ensoleillé pour aller du centre ville au CEA sur la Presqu’île en criant leur refus du nucléaire. Le réseau