Chèvres de la ferme intercommunale du MurierCe matin a été inaugurée la ferme intercommunale du Murier construite par la Métro sur les coteaux au sud-est de l’agglomération. C’est une belle réalisation en bois bien intégrée au site conçue par le cabinet Peter Wendling. A vocation pédagogique, cette ferme a été confiée à un jeune couple d’agriculteurs désireux de se lancer dans les fromages bio tout en voulant faire profiter les enfants de leur expérience. Voilà un bon projet qui ne pouvait se faire au niveau communal et que seule la Métro puvait réaliser en fédérant tous les partenaires. Cela ne s’est pas fait sans peine tant le repliement de certains sur leur seul intérêt communal est encore grand. Mais le résultat est là et la Métro affiche sa volonté de construire deux autres fermes dans les autres branches de l’Y grenoblois.

Souhaitons une pleine réussite au projet de ce jeune couple d’agriculteurs.

Les Galeries Modernes, ancêtre des Nouvelles Galeries A l’occasion de la viste de l’exposition du Musée Dauphinois « Les dessous de l’Isère » que je vous recommande, j’ai redécouvert la façade de l’immeuble abritant aujourd’hui les Galeries Lafayette place Grenette, appelées autrefois Nouvelles Galeries et auparavant, comme ici, Galeries Modernes. A l’occasion d’une rénovation au temps des Nouvelles Galeries, la magnifique façade a été recouverte de dalles cachant depuis des décennies son décor du XIXe siècle.

Malgré la création dans le centre historique de Grenoble d’une « zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager » transformée il y a peu en « Aire de mise en Valeur de l’Architecture et du Patrimoine (AVAP) », cette façade reste désespérément cachée aux yeux des passants. Il est incompréhensible que des moyens n’aient pas pu être trouvés pour aider à la restauration de ce bâtiment que vous pourrez mieux apprécier en le voyant en plus grand par un simple clic sur la photo.

Grenoble ne compte pas assez de patrimoine pour que l’on se permette de passer à côté de cette indispensable restauration. Ce débat rejoint celui de la tour Perret qui se délite et ne sera bientôt plus qu’un édifice dangereux à démolir si l’on n’agit pas au plus vite. J’ai d’ailleurs demandé en commission municipale le point sur ce dossier. Attendons, mais pas trop !

Plantations des habitants en forme de point d'interrogationSamedi dernier malgré le temps maussade deux bonnes dizaines d’habitants sont venus planter un emplacement du parc de la Villeneuve. Les «pensées» qui décorent désormais ce lieu ont été disposées sous la forme d’un point d’interrogation s’adressant aux élus.
Placée dans le cadre de la Semaine du Développement Durable, cette action était soutenue par les collectif Villeneuve Debout et par les Ateliers Populaires d’Urbanisme. A l’endroit où un gymnase a été détruit après son incendie, les habitants demandent de bénéficier de jardins partagés visibles depuis des centaines de fenêtres.
Cette expérience de gestion collective d’un jardin a déjà été menée avec succès dans d’autres quartiers de Grenoble, mais aussi à la Villeneuve dans le secteur des Géants. Espérons que la ville allouera les moyens nécessaires à ce projet en dépolluant le terrain et en organisant la mise à disposition du lieu pour une agriculture raisonnée et un moyen peu cher de contribuer au vivre ensemble.

Mères de disparus à TunisArrivé pour le Forum Social Mondial de Tunis qui s’ouvre aujourd’hui, j’ai croisé par hasard un rassemblement de mères en plein centre de Tunis qui brandissaient les portraits de leur fils disparus en mer lors de très nombreux naufrages des embarcations censées les mener vers un avenir meilleur via Lampedusa ou d’autres iles italiennes. Leurs pancartes indiquaient « la terre est à tous et toutes ».

Ce rassemblement me rappelait ceux de femmes kurdes croisées à Istanbul ou des mères argentines de la Place de Mai à Buenos Aires, sauf qu’ici c’est la France qui est coupable de fermer ses frontières hermétiquement à tous les réfugiés, y compris dès le premier jour du printemps tunisien en janvier 2011… La solidarité avec le peuple tunisien passe d’abord par un accueil digne de celles et ceux qui nous demandent l’asile.

Les Mounier au tribunal le 26 février 2013 « La vengeance est un plat qui se mange froid » dit la devise. C’est ce que le recteur de l’académie de Grenoble a dû penser en traînant les Mounier au Tribunal Correctionnel.
La raison ? Un rassemblement sous ses fenêtres pendant lequel des inscriptions à la peinture ont été tracées sur le parvis du rectorat. Elles étaient si peu indélébiles qu’un jet d’eau sous pression a suffi à les faire disparaitre dans les heures qui ont suivi. Mais le recteur tenait sa vengeance et a déposé plainte. Il a même été jusqu’à passer la matinée du 26 février dernier durant quatre heures en salle d’audience en attendant que « son » affaire arrive à la barre en fin de matinée.. En pleine réforme de l’école et de préparation de la rentrée à venir, il est étonnant de le voir délaisser ainsi son bureau pour une plainte comme il y en a des dizaines au fil des tags qui fleurissent sur les bâtiments publics et privés. Hier a été rendu le jugement qui met fin aux poursuites contre un des parents, mais condamne un autre, qui a revendiqué son action, à une amende avec sursis et à payer une facture disproportionnée au regard du faible préjudice subi. Le Dauphiné Libéré de ce jour rend compte de ce jugement ici. Pourtant, si l’on juge rétrospectivement les actes du recteur depuis septembre 2010, il est légitime de se demander qui a créé le plus grand préjudice au service public. Des parents qui ont toujours utilisé des moyens pacifiques pour défendre l’avenir de leurs enfants ou celui qui en décrétant une dangerosité fictive des 2/3 du lycée Mounier a entrainé des dépenses bien plus élevées  ? Le recteur, qui part en retraite dans quelques semaines, aura jusqu’au bout affiché un mépris complet pour la communauté éducative du lycée. Nous ne savons pas s’il se retire à Oulan-Bator, mais nommé ici par Nicolas Sarkozy en juillet 2010 en même temps que le préfet-policier, nous ne regretterons pas son départ.

PS : lire le communiqué du 13 mars du collectif Mounier

Stéphane Hessel à la tribune du meeting parisien pour les 60 ans d'occupation de la PalestineDans le concert de louanges que déclenche la disparition de Stéphane Hessel aujourd’hui, un aspect est peu évoqué : son engagement sans faille aux côtés du peuple palestinien. Lui qui avait été déporté à Buchenwald ne peut être suspecté d’antisémitisme comme certains voudraient ainsi qualifier ceux qui s’opposent à l’expansion de l’état d’Israël au mépris du droit international. J’avais eu l’occasion de le voir le 17 mai 2008 à la tribune du meeting parisien organisé à l’occasion des 60 ans de la naqba en 1948 qui a jeté sur les routes des milliers de réfugiés palestiniens chassés de leurs maisons. La photo ci-dessus que l’on peut agrandir en cliquant dessus en témoigne. Certains rendent hommage ce soir à cet engagement de Stéphane Hessel, comme l’Association France-Palestine Solidarité ici, mais le mieux est de l’écouter une nouvelle fois expliquer par exemple ses arguments pour la reconnaissance d’un état palestinien en 2011.

Manifestation en hommage à Chokri Belaid à Grenoble le 9 février 2013

Samedi une manifestation organisée dans l’urgence a rassemblé à Grenoble plusieurs centaines de démocrates venus rendre hommage à Chokri Belaïd lâchement assassiné devant son domicile à Tunis. Autour de nombreux français ayant des liens familiaux avec la Tunisie, nous avons tous tenu à dénoncer ce crime et à demander justice. La Tunisie ne doit pas entrer dans la spirale de la violence.

Dans un peu plus d’un mois fin mars je serai à Tunis pour participer au Forum Social Mondial qui y est organisé du 26 au 30 mars.

Les organisations qui participent à ce forum ont pris position face à cet assassinat :

« Nous, organisations signataires engagés dans les préparatifs du Forum Social Mondial qui se tiendra en Mars 2013 à Tunis, sommes consternés et révoltés par l’assassinat de Chokri Belaid, leader politique qui a consacré sa vie à lutter pour la démocratie, la liberté et la justice sociale.
Nous exprimons nos condoléances à la famille du défunt, à ses compagnons de lutte, aux démocrates tunisiens, à ses amis, au peuple tunisien pour la perte d’un homme qui n’a eu cesse de les défendre.
Ce crime odieux intervient après deux années du déclenchement des révolutions en Tunisie et dans la région et à moins de 2 mois de la tenue du FSM 2013 à Tunis.
Cet assassinat vise à faire taire ceux et celles qui luttent pour la dignité, la liberté et la justice sociale, il vise à créer un climat de peur et de haine et faire basculer la Tunisie dans la violence.
Un tel acte ne pourra enrayer ni arrêter le processus engagé par les démocrates tunisiens avec qui nous sommes solidaires. Nous sommes convaincus que les forces démocratiques tunisiennes sauront garder la forte et inébranlable conviction et choix de la résolution pacifique des conflits pour parfaire leur processus démocratique.
Nous appelons les autorités tunisiennes à diligenter d’urgence une enquête impartiale pour déterminer les auteurs de cet assassinat et de tout mettre en œuvre pour que cet acte ne reste pas impuni et ne se reproduise plus.
Nous sommes plus que jamais convaincus de la nécessité d’une mobilisation internationale pour la réussite du FSM 2013 pour en faire un moment fort de soutien au processus démocratique en Tunisie. »

Panneau d'affichage public sur la mairie du 18e à ParisDe passage à Paris ce week-end, je suis passé devant les panneaux d’information de la mairie du 18e arrondissement. A ma surprise sont affichées de façon anonyme, mais avec un descriptif précis, les situations des habitants ayant obtenu récemment un logement social (PLUS) ou très social (PLAI dans le jargon). A titre d’exemple voici trois descriptifs concernant des attributions faites en 2012 pour le contingent de logements géré par le maire, Daniel Vaillant.
C’est une excellente initiative que nous devrions imiter à Grenoble. Trop de personnes qui attendent depuis très longtemps un logement social pensent souvent que ceux qui en ont obtenu un avant eux n’étaient pas dans une situation aussi urgente que la leur. Cette transparence dans les attributions devraient être la règle.

Projet de transformation du stade LesdiguièresDepuis aujourd’hui est ouverte au public une grande opération de communication de la majorité municipale de Grenoble. Place Victor Hugo et à l’ancien Musée place de Verdun sont proposés des expositions sur les projets d’urbanisme de Grenoble. Cela sent l’opération pré-électorale à plein nez, d’ailleurs l’expo se termine le 28 février, car à partir du 1er mars de telles actions entreraient dans les comptes de la campagne des municipales de mars 2014 ! Combien cela coûte au budget de la Ville en grande part alimenté par l’impôt ? On ne sait pas, car aucun budget spécifique n’a été voté : cela est fondu dans divers budgets de communications qui sont à Grenoble parmi les plus élevés des villes de même taille.

Mais quel est le but de cette opération ? Essayer de faire oublier les actions citoyennes qui ont contesté les choix urbanistiques de ces projets qui n’ont été modifiés qu’à la marge par l’intervention des habitants. Il est frappant de comparer les premières maquettes dévoilées au public de ces projets et les images actuelles. On verra que les différences sont minimes et qu’elles sont souvent le fait du marché comme ces tours de Flaubert coupées en deux, car personne n’acceptait d’en prendre la maîtrise d’ouvrage, puisque aujourd’hui il est économiquement impossible de rentabiliser de grandes tours. Si on prend l’Esplanade et le projet que Christian de Portzamparc son architecte, présentait en mairie en disant : « c’est la première fois qu’on me laisse travailler en totale liberté sans avoir à débattre avec les habitants », les changements sont vraiment minces.

Un autre projet caché de tous, élus comme habitants, va voir le jour dans les prochaines années : c’est le projet autour du stade Lesdiguières. Nous demandons depuis des mois avec mon groupe, d’avoir accès à l’information sur les études en cours. En vain ! Lors du conseil de décembre où nous avions à voter une mise à disposition de deux tribunes du stade au club de rugby (le FCG) pour les rénover à son compte, nous avons encore une fois demandé quelle opération se préparait et le maire de répondre qu’il n’en savait rien ! A ce moment arrivait sur les téléphones des journalistes les images du futur stade à trois tribunes en U ouvert sur un espace dévolu au club et à de l’habitat qui par une opération financière servira à ce dernier à financer les travaux des tribunes… Qui sait cela et connait le projet qui condamne pour des années le Stade des Alpes à rester vide et la Métro à payer 1,5 M€ de compensation à la société qui le gère ?

Voilà l’exposition qu’il faudrait faire sur l’échec de toute démocratie locale à Grenoble et le culte du secret et des décisions de cabinet que met en œuvre cette majorité. La maquette du projet Lesdiguières existe (voir photo ci-jointe). Qui l’a vue et pourquoi n’est-elle pas présentée au public ? Secrete factory conviendrait mieux comme titre de cette opération !

 

Mes meilleurs vœux 2013 avec la rétro 2012…

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Manifestation à Grenoble en hommage aux morts du 17 octobre 1961 D’abord un peu de vocabulaire : le mot « chibanis », au sens propre « cheveux blancs », est le terme plutôt affectueux donné aux vieux migrants originaires du Maghreb. En quelques mois, ils ont montré leur combativité. D’abord le 17 octobre dernier, ils étaient en tête de la manifestation organisée depuis près de 30 ans à Grenoble chaque année pour commémorer les massacres commis à Paris le 17 octobre 1961 par la police parisienne sous les ordres de Papon. Ce même jour, un Président de la République sortait du négationnisme de l’Etat français et reconnaissait les faits : « la République reconnaît avec lucidité la répression sanglante de la manifestation d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961 ». Il reste à aller au bout de la démarche et à poursuivre les coupables en organisant un procès.

Plus récemment, les chibanis se sont élevés contre les discriminations dont ils sont l’objet. Victimes déjà de règlements particuliers comme la glaciation de leurs pensions militaires, voici que les caisses de prestations sociales et de retraite les harcèlent pour contrôler leur présence en France au moins 6 mois par an. Cela est d’autant plus discriminatoire que ces contrôles n’ont lieu que pour les étrangers qui ont besoin d’un passeport comme les magrébins, pas pour les européens qui n’ont en pas besoin et dont les entrées/sorties du territoire ne sont pas contrôlées par des tampons apposés aux frontières. La HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations) avait en son temps dénoncé ce procédé. A Grenoble, sur ma proposition, le Conseil Municipal avait voté un vœu le 20 juin 2005 à l’encontre de la CAF qui avait redressé des dizaines de chibanis en leur supprimant l’APL sans fondement. Ce harcèlement continue envers des retraités aux faibles ressources, qui ont une famille, des enfants et petits-enfants au pays et ont droit d’aller les visiter même si cela doit dépasser cette limite arbitraire de 6 mois d’éloignement de France.  Mettons fin à ces règlements qui relèvent d’un passé colonial, soyons au contraire reconnaissants à ces vieux travailleurs d’être venus nous aider à un moment où la France manquait de bras pour se construire. La presse s’est faite l’écho ici de leur combat mené avec le soutien du l’association Pays’âges dans le quartier Très-Cloitres.

CA du 29 novembre 2012Hier soir le conseil d’administration du lycée Mounier ne s’est pas passé comme prévu. Face aux non-réponses du rectorat, les parents d’élèves avaient décidé de bloquer en particulier les élus présents pour faire pression sur le ministère de l’éducation et obtenir un rendez-vous auprès de Vincent Peillon, son ministre. C’est ainsi que j’ai été “retenu” à la fin du CA avec Gwendoline Delbos-Corfield, élue régionale et municipale et Patrice Voir, conseiller régional et adjoint au Maire. Je l’ai accepté bien volontiers si cela pouvait servir à faire changer la donne pour l’avenir des élèves du lycée.

Pourquoi cette réaction des parents ?

Deux graphiques donneront des éléments de réponse. D’une part celui du nombre de secondes à la prochaine rentrée si les décisions du Recteur ne changent pas : Mounier restera celui qui aura le moins de classes avec seulement 5 secondes. Ensuite celui qui montre les difficultés sociales des parents dans les différents lycées. Cela s’appelle le coefficient de PCS (Professions et Catégories Sociales) dans le jargon de l’EN. Cela donne ce tableau, où l’on voit encore Mounier dans les derniers avec Argouges. On pourrait penser que le Recteur s’emploie à corriger ces inégalités pour améliorer la mixité sociale tant prônée dans les textes. Faux, depuis le dépeçage du lycée qu’il a entrepris en 2010, le taux de boursiers est monté de 25 à 30 %. Quel est donc le dessein de ce personnage dont on attend qu’il nous quitte, même si on ne l’envoie pas à Oulan Bator (comme ses menaces proférées contre des enseignants) ? Après avoir raté la fermeture du lycée devant la combativité des Mounier, cherche t-il à le condamner par une baisse d’effectifs et un recrutement presque uniquement sur le sud de la ville ?

Hier soir après trois heures de messages échangés et de coups de fil, une promesse de la ministre G. Fioraso d’obtenir ce rendez-vous avec son collègue ministre a été faite et nous avons pu rentrer chez nous en apprenant le poids que peuvent avoir pour les institutions des élus de la République retenus .. mais ne le dites pas trop fort…

Espérons que cette entrevue attendue au ministère pourra enfin faire revenir O. Audéoud sur ses décisions. Sinon, ce serait grave, car cela montrerait que le gouvernement les approuve.

Le recteur de Grenoble lors d'une remise de diplômes Honoris Causa à l'université Alors que le proviseur du lycée Mounier a toujours joué son rôle de chef d’établissement soucieux de l’avenir des lycéennes et lycéens de son établissement, qu’il a souvent été placé entre deux feux : d’un côté les personnels, parents et élèves qui luttent toujours pour le maintien du projet Mounier tel qu’il était avant la décision scandaleuse de fermeture et d’autre part une administration qui ne veut rien entendre, le proviseur est aujourd’hui sanctionné par le Recteur de Grenoble.
À quelques mois de sa retraite, le proviseur pouvait prétendre à une dernière promotion lui permettant d’améliorer sa pension de retraite. C’est une décision logique qui est quasiment toujours appliquée dans ce cas. Et bien Olivier Audéoud, toujours lui, en a jugé autrement. Celui que le gouvernement a ménagé justement pour lui permettre de faire valoir ses droits à la retraite à taux plein en mars a donc décidé de refuser cette promotion méritée au proviseur du lycée Mounier. On peut voir à gauche sur cette photo le proviseur, M. Noël Chevallier, remettant une pierre de Mounier à un collègue partant en retraite… Un souvenir à garder au moins jusqu’à la construction du nouveau Mounier !
Devant tant d’injustice, le proviseur a décidé de partir à la retraite dès fin 2012 alors qu’il avait déjà prolongé son activité pour faire sortir Mounier par le haut de la situation où le Recteur et le Président de Région l’avaient plongé.
Je tiens ici à rendre hommage à cet homme intègre qui place au plus haut le service de l’Etat et sa mission éducatrice. Bon vent dans votre nouvelle vie, Monsieur Chevallier. Mounier continuera sans vous même si le CA de jeudi unanime, j’en suis sûr, regrettera votre départ.

ABS 2001 de GrenobleUn mois sans un nouveau billet, cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps. Désolé pour mes lecteurs. Je vais reprendre ce blog au moins une fois par semaine, même s’il est parfois difficile de trouver du temps. En attendant, je ne voudrais pas vous priver de la lecture de cette “Analyse des Besoins Sociaux 2011” du CCAS de Grenoble centrée cette année sur les besoins sociaux des jeunes.

Je vous livre un élément significatif de la conclusion de ce rapport de 90 pages qui est central par rapport aux comportements agressifs de plus en plus fréquents chez quelques jeunes :

« L’ABS a pu mettre à jour le décalage qui existe entre les volontés de certains jeunes d’accéder aux statuts d’adulte et les possibilités concrètes qu’ils ont pour réaliser ces souhaits. Les contraintes sont telles qu’ils sont obligés de reporter leurs projets et de rester dans une situation objective de dépendance. Cela peut générer des incertitudes, des frustrations, qui ont des conséquences sur le rapport qu’entretiennent les jeunes avec les autres générations. »

Bonne lecture de ce document que vous pouvez télécharger ici et pour le moment nulle part ailleurs…

Plan-relief de GrenobleDepuis hier, le plan-relief de Grenoble est exposé au Magasin à Bouchayer-Viallet. Réalisé en 1840 il montre une bourgade abritée par la Bastille couverte de vignes. Les fortifications enserrent encore la ville qui ne doit compter que quelques dizaines de milliers d’habitants. Ce plan de grande dimension (un carré d’environ 8 m de côté) est placé au fond de la grande halle entouré d’un déambulatoire permettant de le voir en détail. Néanmoins un téléobjectif pour les photos (sans flash) ou des jumelles sont indispensables pour garder un souvenir précis des rues de Grenoble.

Sur la photo ci-contre que l’on peut agrandir en cliquant dessus, on voit la place Notre-Dame, la tour Vinoy qui fait partie aujourd’hui du musée de Grenoble, la passerelle Saint-Laurent sur l’Isère..

Vendredi prochain un autre plan-relief du Fort-Barraux sera exposé au Musée Dauphinois. Il date lui de 1693 et fait partie comme celui de Grenoble de la collection du Musée des Plans-Reliefs dans l’Hôtel des Invalides à Paris. Malheureusement le manque de place empêche l’exposition permanente de la plupart des plans, d’où cette présentation exceptionnelle de ceux de Grenoble et de Fort-Barraux sortis des réserves…. avant d’y retourner. Il faut donc en profiter, avant qu’ils ne soient démontés et rangés dans leurs caisses.

La treille de StendhalQui depuis le Jardin de Ville de Grenoble n’a pas vu cette treille perchée en haut de maisons qui de l’autre côté donnent sur la place Grenette ? Aujourd’hui, il est possible de voir l’envers du décor et de se mettre à la place de Stendhal contemplant les montagnes depuis l’appartement de son grand-père, le Docteur Gagnon. Certes la vue est aujourd’hui cachée par les platanes centenaires du parc, mais on peut deviner ce que pouvait ressentir l’écrivain en mal d’inspiration. Après l’acquisition de nombreux manuscrits désormais consultables en ligne depuis ce site, Grenoble vient aujourd’hui d’ouvrir dans cet appartement un nouveau musée consacré à son illustre concitoyen. Malgré l’exiguïté des lieux, on peut s’imprégner de l’atmosphère de cet appartement bourgeois du 19e siècle et y admirer des collection de livres, de tableaux et un cabinet de curiosités qui trouve son évocation dans le livre Vie d’Henri Brulard. Ce week end pour les journées du Patrimoine 600 visiteurs sont attendus : il est urgent de s’inscrire pour la visite…

Hommage à Allende 11 septembre 2012Une nouvelle fois, de nombreux amis du Chili se sont retrouvés Place Salvador Allende à Grenoble pour commémorer le coup d’état sanglant du 11 septembre 1973. Plusieurs discours ont émaillé cette cérémonie et des gerbes ont été déposées au pied des plaques évoquant la mort de Salvador Allende en n’oubliant toutes les autres victimes de la répression et parmi elles le grand poète Pablo Neruda aussi célébré par un monument sur cette place.

Aujourd’hui, ce sont souvent les descendants des réfugiés accueillis ici il y a prés de 40 ans qui prennent la parole en tissant un lien entre le passé et le présent qui nous demande toujours de lutter pour la paix, la liberté et le progrès social. Avant que les derniers témoins ne disparaissent il est important de recueillir leurs souvenirs et les documents de là-bas, mais aussi de leur arrivée parmi nous. c’est pourquoi le Musée de la Résistance et de la Déportation en Isère a entrepris ce travail de mémoire qui devrait se traduire par une exposition à venir sur les migrations d’Amérique Latine après les coups d’état des années 70 en particulier au Chili et en Argentine. Un film qui accompagnera ce travail  est en cours de réalisation par l’association Repérages. Toutes celles et ceux qui ont des documents ou peuvent témoigner de ces moments sont invités à contacter le musée pour apporter leur pierre au travail en cours.

Pour que personne n’oublie jamais  cette barbarie !

Parent d'élève sortant d'une audition de police sur plainte du recteurCette fois, la coupe est pleine. Suite à un dépôt de plainte du recteur, deux parents d’élèves adhérents de la FCPE au lycée Mounier ont été convoqués hier à l’Hôtel de Police pour y être entendus. Que leur reproche M. Audéoud ? D’avoir peint un cœur et un slogan sur le parvis du rectorat le 4 juin lors d’un rassemblement auquel leur fédération de parents d’élèves avait appelé. La peinture acrylique n’a pourtant laissé aucune tâche si ce n’est la trace du kärcher trop puissant utilisé par les services qui ont nettoyé y compris la crasse présente au sol… Quant aux insultes, j’aimerais bien les connaitre, car je n’en ai pas entendu ce jour-là ! Il est cocasse de faire ce grief quand soi-même on recommande à ses détracteurs d’ « aller voir un psychiâtre »… Tout ceci est pitoyable venant d’un haut fonctionnaire à la tête des services de l’éducation de l’académie. Son rôle est de calmer les esprits, pas d’attiser la colère.

Aujourd’hui, le recteur refuse toutes les dérogations en seconde à Mounier, alors qu’il vient d’ouvrir des secondes supplémentaires dans d’autres lycées. Il a décidé contre la justice administrative qu’il y aura 4 secondes et pas une de plus avec 140 élèves à Mounier à la rentrée (soit 35 élèves par classe) et n’en démord pas… alors que les locaux sont sûrs et ouverts, ce que confirme le démontage par la Région des algécos désormais inutiles dans la cour. Où est le changement ? La ministre nous dit que l’on attend que le recteur prenne sa retraite… Comme celle-ci peut intervenir jusqu’à 68 ans pour un professeur d’université qu’il est, cela risque encore de durer quelques années. Non, cela suffit : un haut fonctionnaire qui a failli en signant des actes contraires au droit doit retourner pantoufler dans la fac privée Pasqua qu’il dirige déjà. Il pourra y développer le service PRIVÉ de l’éducation au lieu de casser le service public.

Projet INterland pour l'ArlequinLors du dernier conseil municipal le 25 juin, une délibération concernant la rénovation de l’Arlequin avait été soigneusement repoussée en fin d’ordre du jour pour éviter trop de publicité. Il s’agissait cette fois de voter l’avant-projet des espaces publics du quartier mais qui évidemment mettait en œuvre les mauvais choix de démolir de logements sociaux d’excellente qualité. A ce sujet, nous avons une nouvelle fois demandé au maire de nous communiquer l’étude INterland commandée par la ville et payée sur deniers publics qui avait le tort de présenter une rénovation respectueuse du patrimoine au lieu d’une classique démolition imposée par l’ANRU. Malgré le fait qu’une adjointe en charge du logement ait citée en conseil l’utilité de cette étude y compris pour comprendre la structure des bâtiments et faciliter leur déconstruction, le maire persiste et signe en disant que cette étude ne sert pas à notre décision.

Mais l’essentiel des principes de l’étude est disponible sur ce site. Je cite :

« L’Arlequin a produit des qualités architecturales et d’habiter fondamentales toujours valables.
Son caractère d’exception demeure.
Le projet de transformation part des capacités de l’existant et de ses qualités. Il s’agit d’ajouter, compléter, améliorer pour lui donner une valeur optimale, sans démolir, sans amputer. Ne pas démolir parce que chaque logement est précieux, comme chaque équipement. On peut toujours utiliser, réutiliser, recycler, reprogrammer les activités ou de nouvelles fonctions et services. Partir de l’intérieur vers l’extérieur, du dedans vers le dehors, du logement, au plus collectif, au plus urbain. Faire la transformation avec les habitants, en site occupé, en trouvant les formes de participation adaptées et les méthodes de chantier les plus « douces ».
L’intervention sur le bâti doit se faire avec pertinence et discernement : faire les travaux les plus utiles, pour répondre au plus près des besoins, de façon inventive et appropriée au caractère unique du site, sans tomber dans les réponses conventionnelles ou spectaculaires.
Faire un projet emblématique du développement durable par la transformation : qualité / dimension sociale / économie / durable.
Etre durable,
C’est prolonger la durée de vie de l’existant,
C’est comprendre les valeurs d’un projet à son origine, pour les augmenter et atteindre une nouvelle qualité durable et irréversible,
C’est créer des conditions d’habiter optimales, qui vont rendre l’Arlequin, à nouveau, comme un endroit d’exception pour habiter à Grenoble

Pour se rendre compte de la vision du cabinet Lacaton & Vassal (faisant partie du groupement INterland), il suffit de regarder leurs images (1, 2, 3 et 4).

En parallèle, celles du cabinet Lion qui a été choisi montrent à travers un trucage des montagnes alors qu’elles resteront invisibles après la trouée du 50, des automobiles circulant  dans le parc, des piétons futuristes perchés sur gyropode (connaissent-ils seulement leur coût et les convoitises que ces engins susciteraient ?)…  On comprend mieux alors pourquoi le maire ne veut pas de cette comparaison projet contre projet, mais a préféré faire disparaitre le bon projet en allant jusqu’à faire signer à ses auteurs une clause de confidentialité…

Le nouveau Méliès sur le site de la caserne de Bonne Depuis 18h aujourd’hui, trois nouvelles salles d’art et essai avec 524 fauteuils sont proposées aux cinéphiles. Enfin.. car cette nouvelle implantation du Méliès cinéma d’Art et d’Essai de la Ligue de l’Enseignement, qui lui permet de quitter sa unique salle de 80 places environ, était attendue depuis dix ans au moins.
Que n’a t-on pas entendu sur les capacités de la Ligue de mener un tel projet, sur la concurrence qui menacerait le cinéma Le Club assez proche classé aussi art et essai, mais dans le secteur commercial… Au final non seulement le projet a vu le jour, mais le Club aussi a annoncé un projet de requalification de ses salles (avec accessibilité) et passage au numérique.. Comme quoi, la concurrence s’est traduite en émulation.. C’est le public qui devrait au final en sortir gagnant.
Longue vie au Méliès et à son équipe.. Rendez-vous en septembre pour l’inauguration officielle…

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