sam 6 mar 2010
Pourquoi je voterai Europe Ecologie le 14 mars
Envoyé par Gilles Kuntz sous PolitiquePas de commentaire
Après une longue bataille pour renouveler l’offre politique à gauche du PS menée en particulier par mon parti les Alternatifs, force est de constater qu’une fois de plus la division reste de mise. D’un côté le NPA a tenu à se compter sous sa nouvelle étiquette qui ne renouvelle pas vraiment l’ex LCR comme il l’aurait voulu ; de l’autre le PCF allié au Parti de Gauche de Mélenchon a voulu garder l’hégémonie sur ce « rassemblement » qui en fait ne va guère au delà du « Front de Gauche » qui s’est présenté sous cette étiquette aux Européennes. L’obstination du PCF à défendre ses candidats sortants n’a pas laissé place au renouvellement des listes. Dans l’Isère les seuls candidats éligibles avec 7% des voix sont trois conseillers régionaux sortants. Parmi eux, Patrice Voir est adjoint au maire de Grenoble, aux côtés du Modem et de la droite qui a toujours soutenu l’ancien maire corrompu Alain Carignon. Quelle crédibilité accorder à une liste qui n’est pas capable d’imposer des candidats ou candidates qui ont montré leur éthique en politique ? Comment faire confiance à ceux qui, une fois élus, ont déjà soutenu des politiques de droite ?
Alors quelle alternative pour mon vote ? Pas question bien sûr de donner ma voix au PS dont la politique régionale n’est pas différente de celles qui sont menées localement dans l’agglomération : soutien aux groupes privés sans contrepartie sociale, méga-projets comme Center-Parc ou OL-land à Lyon, pas d’engagement pour sortir du nucléaire… La liste est longue des renoncements d’une politique dont on peut chercher ce qui la différencie de celle d’une «droite moderne». Reste le vote pour Europe Écologie Rhône-Alpes. De loin, leur programme est le plus concret pour la région. C’est la somme d’un vrai travail collectif au plus près des besoins et des demandes des habitants. La liste EE est largement ouverte à d’autres sensibilités que Les Verts; elle ne défend pas ses sortants à tous prix. Malgré le peu de mobilisation citoyenne dans cette campagne des régionales, cette liste a su attirer 1200 personnes jeudi soir à Grenoble pour un grand meeting « national » avec les têtes de listes régionales et nationales. Un moment festif et attentif aux déclarations de Noël Mamère, Eva Joly, Michèle Rivasi, Augustin Legrand (Les Enfants de Don Quichotte) et bien sûr de Philippe Meirieu, tête de la liste régionale. Bien sûr si le programme d’EE est clair sur les questions écologiques, il n’a pas su tirer encore toute ses conclusions au sujet du capitalisme qu’il faut dépasser pour ne pas connaître à nouveau les mêmes catastrophes engendrées par la recherche insensée du profit par et pour quelques-uns. Néanmoins, il n’est pas irréaliste de penser arriver un jour à l’unité des rouges et verts comme nous l’avons démontré depuis des années à Grenoble.
Je voterai donc sans hésiter pour la liste Europe Ecologie le 14 mars pour une vraie rupture sociale ET écologique dans la politique menée à la région.
Alors que les commissaires-enquêteurs n’ont pas encore rendu leur rapport au sujet de l’enquête publique sur le projet de Rocade Nord de Grenoble menée par le Conseil Général, déjà des travaux ont commencé le mois dernier sur les lieux du péage prévu sur la commune de La Tronche. Sur un terrain appartenant à l’État,
Le président de La Métro, le député PS de l’Isère Didier Migaud, vient d’être nommé président de la Cour des Comptes par Nicolas Sarkozy en Conseil des Ministres ce matin. Comme d’autres, je tiens d’abord à le féliciter pour cette nomination qui après la présidence de la Commission des Finances de l’Assemblée montre qu’il sait rester consensuel et plaire aussi à la droite. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir un Isérois même d’adoption prendre place à la tête de cette institution qu’il saura, j’en suis sûr, dépoussiérer et rendre encore plus efficace dans sa lute contre le gaspillage d’argent public. S’occupera t’il des dépenses somptuaires de l’Elysée ? L’histoire le dira…
L’adjoint au maire de Grenoble Philippe de Longevialle vient de monter une opération de déstabilisation de la liste régionale de son parti, le Modem, car il n’a pas été sélectionné pour être tête de liste du Modem en Isère.
Hier soir, la Fondation Abbé Pierre représentée à Grenoble par l’association
Depuis quelques jours, Grenoble est citée dans les gazettes pour son taux de cadres de 14% qui la place parmi les premières villes françaises derrière Paris et juste devant Toulouse et Lyon. Ce
Samedi après-midi, la Ligue des droits de l’Homme organisait à Grenoble une rencontre régionale sur le thème « Urgence pour les libertés, pour les droits ». Dans une salle remplie malgré un samedi après-midi ensoleillé, Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH et plusieurs membres du comité central ont égrené la longue liste des menaces qui pèsent sur nos libertés : fichage généralisé, justice aux ordres, exclusion sociale, discriminations… Des syndicalistes de Caterpilar et des travailleurs sans-papiers ont apporté leur témoignage sur les atteintes aux droits du travail.
Cette photo insolite du stade de Grenoble sous la neige a été prise le 4 janvier lors des vœux de La Métro depuis les salons nord. Malgré la bâche chauffante, qui en ce moment fonctionne à plein, la neige a été la plus forte et le match prévu le samedi suivant a dû être reporté. Mais qu’en est-il des coûts réels de fonctionnement de cet équipement à usage privé construit sur deniers publics pour une société anonyme ?
Jeudi dernier devant un amphi comble à l’École de Commerce de Grenoble, j’ai eu le plaisir d’assister à nouveau à une conférence de Richard Stallman qui a fondé la « Free Software Foundation » (fondation du logiciel libre) et reste l’un des promoteurs les plus fervents du libre à la base entre autres la licence GNU qui permet la libre redistribution en y apportant si nécessaire des ajouts personnels de logiciels comme le navigateur Firefox, certaines versions de Linux et bien d’autres. D’ailleurs, l’outil que j’utilise pour publier ce blog wordpress est du logiciel libre. Depuis son dernier show à Grenoble qui doit remonter à plus de dix ans devant un amphi bien moins fourni, Richard Stallman n’a pas changé. À l’époque il vendait des pins pour la FSF où il était écrit en anglais : « Éloignez vos avocats de mon ordinateur ! ». Cette fois-ci il est venu avec un déguisement de gourou qu’il a revêtu à la fin avec un plateau de disque dur des années 70 en guise d’auréole !
Quel effroi suscité par ces images de corps gisant dans les gravas que personne n’a eu les moyens ou le temps de couvrir. Haïti est à 7 000 km de Grenoble, mais néanmoins combien proche. Le 14 mai 2005 notre ville a honoré le libérateur de la première république noire au monde en 1804, Toussaint Louverture, en présence d’un conseiller d’ambassade d’Haïti à Paris. Depuis cette plaque est chaque 10 mai le lieu de la commémoration par le Préfet au nom de l’État de le mémoire de la traite négrière et de l’esclavage. Mes pensées vont ce jour à la communauté haïtienne de Grenoble avec laquelle nous avons toujours fait connaître la lutte de son peuple contre les dictatures comme celle de la famille Duvalier qui n’a pas attendu longtemps le droit de se réfugier en France accueillie en février 1986 par Christian Nucci encore Ministre de la Coopération !
Cette année anniversaire a été l’occasion de fêter la chute du mur de Berlin à gauche sur la photo. Mais combien de murs dans le monde séparent encore les hommes ? Je pense bien sûr au mur autrement plus imposant à droite qui coupe la Palestine en plusieurs morceaux, mais aussi à celui qui se creuse en ce moment entre l’Égypte et Gaza sous forme d’un mur d’acier pour couper les tunnels qui servent d’abord à alimenter une population de plus d’un million d’habitants qui va peut-être mourir de faim dans sa prison à ciel ouvert sans réaction de la communauté internationale.
Il est normal que les éluEs soient indemnisés en proportion du temps qu’ils consacrent à l’exercice de leur mandat au détriment de leur vie professionnelle et de famille. Ce qui l’est moins, c’est la professionnalisation des éluEs qui n’ont aucune autre ressource et considèrent que leurs indemnités remplacent un salaire ou une autre source de revenu. À Grenoble, quand nous étions dans la majorité, nous avons toujours refusé les hausses inconsidérées des indemnités d’élus. Depuis mars 2008 et la nouvelle majorité droite-gauche, les rênes ont été lâchés et une des premières décisions a été de voter des augmentations de 25 à 30 % des indemnités. Ceci, la même année où le Maire a fait voter une violente augmentation des impôts locaux de 9 % en taux, mais en réalité de près de 13 %.. L’enveloppe consacrée aux indemnités dépasse aujourd’hui le million d’euros, soit un point de taux des impôts. Ce n’est pas si neutre que certains voudraient le laisser croire.
Parmi les nombreux musées de Berlin, le musée juif est l’un de ceux qu’il ne faut pas rater. Construit dans le quartier de Kreuzberg à Berlin Est, il a été l’objet d’une rénovation complète en 1999 par l’architecte américain Daniel Libeskind. L’ancien Berlin Museum, dont on voit ici l’entrée, a été agrandi par des bâtiments futuristes faits de blocs de béton aveugles et de couloirs lugubres donnant une impression de malaise pour nous faire entrer dans l’univers concentrationnaire. Les salles présentent l’histoire des juifs en Europe et leurs différentes migrations à la suite des violences dont ils ont été les victimes bien avant la Shoah. Une part importante est laissée à la culture juive avec la reconstitution de toutes les traditions et rites qui perpétuent l’identité juive au fil des siècles. J’ai bien apprécié la visite avec audioguide en français donnant quand on le désire des explications très complètes. Il faut prévoir au moins deux heures de visite à compléter par celle du Mémorial de l’Holocauste près de la Porte de Brandebourg. Pour avoir plus d’explications et de photos du musée, je vous conseille d’aller visiter
Demain samedi auront lieu à l’initiative du Réseau Sortir du Nucléaire, près de 200 actions coordonnées dans une dizaine de pays sous le mot d’ordre «
Samedi, le collectif Palestine dont fait partie les Alternatifs organisait à Grenoble au Centre œcuménique Saint-Marc 10 heures pour la Palestine. Préparée de longue date par des militants dévoués, cette manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes comme on peut le juger sur la photo ci-contre. Plusieurs temps forts ont émaillé cet après-midi et la soirée. Un film a d’abord montré la véritable annexion par Israël que subit Jérusalem Est (Jérusalem, the East Side Story, de Mohammed Alatar). Puis Jean-Michel Asselin, journaliste grenoblois et auteur de «
Nous venons de fêter les 10 ans du jumelage entre les villes de Grenoble et de Ouagadougou. À cette occasion le maire de Ouagadougou, M. Simon Compaoré, a été invité à Grenoble à la tête d’une délégation de 38 personnes parmi lesquelles essentiellement des élus et des proches du maire. En tant que maire de la capitale du Burkina Faso, pays classé parmi les six derniers du monde suivant l’Indice de Développement Humain, Simon Compaoré a pu passer plus de dix jours dans notre ville malgré les problèmes graves que subit sa population durement frappée début septembre par des pluies torrentielles ayant fait des milliers de sans-abris à Ouagadougou même. Le conseil municipal de Grenoble a d’ailleurs voté en septembre une aide de 20 000 € à Ouagadougou, qui est bien peu à la fois au vu des besoins, mais aussi des dépenses engagées pour cet anniversaire. Ces coopérations de ville à ville prennent souvent un tour plus politique que citoyen. C’est aussi le cas pour celle-ci menée avec Ouagadougou, où les dépenses protocolaires de voyage des uns et des autres dépassent largement le budget alloué aux aides directes pour des échanges culturels, sportifs, artistiques ou éducatifs.
Samedi était inaugurée la bibliothèque la plus proche de chez moi à Teisseire, mais je devrais dire plutôt Teisseire-Malherbe puisque les deux quartiers sont désormais jumelés pour plus de mixité sociale. Cet équipement a attendu son ouverture dix ans, puisque c’est le temps qui s’est écoulé entre la démolition de l’ancienne bibliothèque et sa reconstruction. Mais entre temps les ouvrages, le personnel et les lecteurs ont pu migrer dans deux classes vides d’une école voisine.