jeu 22 avr 2010
Le titre de ce billet est celui d’un communiqué du Parti Socialiste qui à juste titre dénonce l’exploitation médiatique par le ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux de la sauvage agression dont a été victime un jeune étudiant le 9 avril en plein centre de Grenoble. Le texte du PS conclut : « Vendredi dernier, seule la présence de policiers ou de gendarmes dans les rues de Grenoble aurait été utile au jeune homme agressé. » Depuis des années, j’interviens régulièrement sur ce site, dans mes courriers au maire et au conseil municipal sur l’inutilité démontrée de la vidéosurveillance pour prévenir les délits. Depuis l’agression au couteau dont a été victime ce jeune tous les médias ont repris pendant plusieurs jours ce fait divers que nous dénonçons bien sûr, mais dont la famille très digne a dit aussi qu’elle aurait préféré être moins sous les projecteurs du zapping permanent des infos. Plusieurs politiciens se sont emparés de l’affaire au niveau local et national. Il est toujours bon de faire diversion des problèmes concrets vécus par nos concitoyens. La sécurité reste une valeur sûre pour redorer sa popularité. Je me suis gardé d’intervenir à chaud. Aujourd’hui au début du prochain conseil municipal, la droite grenobloise divisée pose deux questions orales au maire. Nous avons décidé de ne pas laisser ce dernier dans un dialogue à droite. Sa majorité étant muselée sur ce sujet, nous interviendrons donc pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, sans nous faire des illusions sur la décision déjà prise de répondre oui à Nicolas Sarkozy et son plan de 60 000 caméras dans nos villes d’ici fin 2011. Mais ce ne sont pas ces dépenses inutiles qui permettront de remettre des policiers et des travailleurs sociaux sur le terrain, seuls à même de prévenir et d’intervenir avant que les bagarres ne dégénèrent !
Vendredi, lors du vernissage d’une exposition sur la mémoire de la résidence Sonacotra (aujourd’hui Adoma) à Grenoble-Beauvert, j’ai eu l’occasion de visiter l’appartement-témoin de la nouvelle résidence sociale et d’échanger avec les locataires actuels. Ces bâtiments datant des JO de 68 devaient être réhabilités, mais le projet ne prévoit que 150 F1 de 18 m2 pour remplacer les 410 chambres de 7 m2. Le reste de l’opération est destiné à des familles pour créer de la « mixité ». Les vieux travailleurs dont beaucoup ont passé plus de 40 ans dans la résidence sont inquiets pour leur devenir. Contrairement aux locataires d’opérations classiques de réhabilitation, ils n’auront pas le droit de choisir où ils continueront à vivre. L’obligation de proposer trois relogements ne s’impose pas pour les locataires de foyers de vieux migrants. Seuls pourront rester sur place et bénéficier d’un logement décent ceux qui ont le moins de revenus, car bénéficiant alors d’une APL maximale qui leur laissera un loyer résiduel au même niveau que leur loyer actuel. Les autres qui touchent des revenus à peine moins modestes devront aller, qu’ils le veuillent ou non, dans d’autres résidences Adoma souvent en mauvais état et où ils n’ont aucune connaissance. À 70 ans et parfois plus, ce déracinement sera douloureux. Mais qui se soucie de ces vieux travailleurs qui ont construits nos villes ? Ils ne votent pas et revendiquent rarement pour leurs droits…
Savoir reconnaitre et tirer les conséquences de ses erreurs est le propre d’une grande personnalité. À Grenoble, ces hommes et femmes politiques ne courent pas les rues. Ici c’est plutôt : « avant l’heure, c’est pas l’heure, après l’heure c’est plus l’heure ! ».
Après
Aujourd’hui, le Conseil Général de l’Isère était réuni pour sa session budgétaire 2010. Pendant deux heures l’assemblée départementale a été présidée… par le président du Conseil d’Agglomération, pardon, par le premier vice-président en l’absence du président Vallini de retour de l’Assemblée. Marc Baïetto d’ailleurs, à la question de savoir ce que l’exécutif du conseil général propose après l’avis défavorable à l’utilité publique de la Rocade Nord, a répondu « …le Président de la Métro s’exprimera demain, accessoirement le vice-président du Conseil Général et le président du SMTC (syndicat mixte des transports en commun) ». Son interlocuteur a ajouté alors perfidement : « J’espère que tous les présidents que vous citez seront d’accord entre eux ! ». Quant au député-maire de Grenoble, il est loin de sa ville comme à l’habitude, puisque président de l’Association des Maires des Grandes Villes de France, il participe à un colloque de l’ONU à Rio au Brésil. Lui aussi saura donner son avis sur ce projet lundi en conseil municipal, sans que ce dernier n’ait JAMAIS donné un avis sur cette rocade nord. Quelle triste image d’une démocratie détournée au profit de quelques uns. Bien sûr, ils sont tellement bons à concevoir des projets qui reçoivent une telle volée de bois vert qu’ils ne peuvent laisser à d’autres certains de leurs mandats. Il est temps que les électeurs leur fassent comprendre que le temps des cumuls est passé.
La commission d’enquête sur le projet de Rocade Nord de Grenoble du Conseil Général vient de rendre
C’est le résultat obtenu par la liste d’union de gauche et écologiste dans le bureau de vote Baladins 2 que j’avais l’honneur de présider dimanche. En face la liste UMP est passée de 5 à 12 suffrages, les 17 voix Modem du premier tour se partageant entre les listes restantes; le Front National avec 18 voix et 4,5 % fait un des plus bas scores des bureaux de Grenoble (en 3e place).
Jeudi midi, nous étions quelques uns à fêter ensemble autour d’un repas les deux ans de fonctionnement du café social appelé d’un nom plus évocateur « Pays’Âges ». Au milieu de ces retraités dont les racines sont sur l’autre rive de la Méditerranée, je ne pouvais m’empêcher de penser que notre démocratie continue à les discriminer. Pourquoi ces personnes, qu’on est souvent venu chercher au pays et qui ont travaillé dur ici pour construire notre ville, n’auraient-elles pas le droit de choisir celles et ceux qui décideront de l’usage de leurs impôts et taxes ?
À l’instant des obsèques de Jean Ferrat alors que le Front National contre lequel il s’est toujours battu progresse, il est bon de rappeler en particulier aux jeunes l’importance d’aller voter dimanche contre le retour à des sombres moments de notre histoire. Lors d’une de ses dernières apparitions en public à l’occasion d’un banquet républicain sur la place de son village d’Antraigues en Ardèche, Jean Ferrat
Les résultats du premier tour des régionales sur Grenoble malgré la forte abstention (moindre qu’aux européennes) montrent l’état des forces politiques en présence. Pour la première fois depuis les présidentielles de 2007 les électrices et les électeurs ont pu faire un choix clair du mouvement vers lequel allait leur confiance. Le PS avec 27,60 % devance tout juste Europe Écologie à 26,50 %; le Front de Gauche est à 8%; le Front National augmente son score comme ailleurs en France, mais reste bas en comparaison avec moins de 9 %. L’UMP avec 19,40 % s’effondre un peu plus sur la ville; quant au Modem avec 4,5 % il montre sa vraie influence sur Grenoble que Michel Destot avait surévaluée en le plaçant comme deuxième groupe sur sa liste aux municipales de 2008. Cette liste recueille avec ses 44 éluEs moins de 40 % des suffrages; quand la droite est sous les 20 % et Europe Ecologie avec 26,5 % (sans compter un report des électeurs NPA que nous avons eu il y a deux ans) a fait un score de 4 points supérieur à 2008.
Hier a eu lieu l’élection du remplaçant de Didier Migaud installé jeudi par Nicolas Sarkozy comme Premier Président de la Cour des Comptes. Après de longues tractations et de petits arrangements, une fumée blanche (et non grise comme l’a dit Michel Issindou hier…) s’était élevée quelques jours auparavant. Un nouveau président était né après le retrait de plusieurs prétendants : Christophe Ferrari jugé trop jeune à 41 ans et Michel Destot, qui découvre subitement qu’il a trop de mandats. Ce sera donc Marc Baïetto, maire d’Eybens depuis 83, conseiller général depuis 88, premier vice-président du Conseil Général, président du Syndicat Mixte des Transports en Commun…. La liste est longue des mandats et fonctions de ce professionnel de la politique. Mais j’ai été le seul à le signaler; la droite qui a obtenu les miettes qu’elle demandait (quelques présidences et vice-présidences de commissions) n’a même pas présenté de candidat à la Présidence de la Communauté d’Agglomération et s’est seulement abstenue. Quelle est triste cette démocratie de deuxième niveau, où aucun compte n’est rendu aux citoyens. Quant à la parité, la photo des 17 vice-présidents hommes pour deux femmes dans le journal de ce matin est suffisamment éloquente. La politique menée par La Métro a peu de chance de changer, Marc Baïetto m’ayant déjà répondu dans son interview d’après élection qu’il valait mieux une Métro endettée qui réalisait des projets que le contraire. Il y a donc à redouter une nouvelle hausse de la fiscalité, car l’endettement ne pourra augmenter après les alertes de la Cour des Comptes… Seul le style du Président risque d’être bouleversé, la patience et l’écoute de Didier Migaud seront regrettées. Mais jugeons le nouveau président aux actes comme je l’ai dit hier en conseil. Nous serons vite fixés sur sa politique qu’il veut remettre au centre des débats. Chiche !
Aujourd’hui, les personnels du secteur public de la Petite Enfance étaient en grève. Pas pour défendre leurs salaires alors qu’ils seraient en droit d’exiger une hausse comme tous les personnels de l’État et des collectivités, mais pour la qualité du service public de la petite enfance. Le gouvernement vient en effet par décret de permettre de baisser à la fois le nombre d’adultes par enfant en crèche, mais aussi la qualification exigée des personnels. Dans un but évident d’économies, l’État tire un trait sur la fonction éducative de la garde des enfants. Avec plus d’enfants confiés à chaque adulte, la crèche deviendra un simple garderie ou « consigne » comme le dénonce
Alors que les commissaires-enquêteurs n’ont pas encore rendu leur rapport au sujet de l’enquête publique sur le projet de Rocade Nord de Grenoble menée par le Conseil Général, déjà des travaux ont commencé le mois dernier sur les lieux du péage prévu sur la commune de La Tronche. Sur un terrain appartenant à l’État,
Le président de La Métro, le député PS de l’Isère Didier Migaud, vient d’être nommé président de la Cour des Comptes par Nicolas Sarkozy en Conseil des Ministres ce matin. Comme d’autres, je tiens d’abord à le féliciter pour cette nomination qui après la présidence de la Commission des Finances de l’Assemblée montre qu’il sait rester consensuel et plaire aussi à la droite. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir un Isérois même d’adoption prendre place à la tête de cette institution qu’il saura, j’en suis sûr, dépoussiérer et rendre encore plus efficace dans sa lute contre le gaspillage d’argent public. S’occupera t’il des dépenses somptuaires de l’Elysée ? L’histoire le dira…
L’adjoint au maire de Grenoble Philippe de Longevialle vient de monter une opération de déstabilisation de la liste régionale de son parti, le Modem, car il n’a pas été sélectionné pour être tête de liste du Modem en Isère.
Hier soir, la Fondation Abbé Pierre représentée à Grenoble par l’association
Depuis quelques jours, Grenoble est citée dans les gazettes pour son taux de cadres de 14% qui la place parmi les premières villes françaises derrière Paris et juste devant Toulouse et Lyon. Ce
Samedi après-midi, la Ligue des droits de l’Homme organisait à Grenoble une rencontre régionale sur le thème « Urgence pour les libertés, pour les droits ». Dans une salle remplie malgré un samedi après-midi ensoleillé, Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH et plusieurs membres du comité central ont égrené la longue liste des menaces qui pèsent sur nos libertés : fichage généralisé, justice aux ordres, exclusion sociale, discriminations… Des syndicalistes de Caterpilar et des travailleurs sans-papiers ont apporté leur témoignage sur les atteintes aux droits du travail.