Quand l’idéal olympique avait encore du sens

Vue de Cortina d'Ampezzo en Italie En randonnée entre Tyrol et Dolomites, j’ai pris cette photo de la petite ville italienne de Cortina d’Ampezzo qui accueillit les Jeux Olympiques d’hiver en 1956. L’olympisme respectait alors sa charte : pas encore une vaste entreprise commerciale, une trève politique avec la participation de l’URSS malgré la guerre froide, une vraie station de ski à 1200 m d’altitude, pas comme Sotchi qui accueillera les JO d’hiver en 2014 au niveau de la mer… La candidature de Cortina qui avait obtenu les JO pour 1944 a été reportée à 1956 en raison de la 2e guerre mondiale. Elle est loin d’avoir coûté les montants d’aujourd’hui. Par exemple, pour obtenir les JO de 2014 et bien qu’aucun chiffre officiel n’ait été avancé, les Russes (Sotchi) et les Sud-coréens (Pyeongchang) auraient dépensé chacun près de 45 millions de $ pour leur candidature et l’Autriche (Salzbourg) un peu moins.

Aujourd’hui le maire de Grenoble veut engager notre ville dans cette compétition pour les JO d’hiver de 2018. Comment trouver dans le budget déjà contraint de Grenoble de telles sommes pour un résultat très incertain devant des candidatures comme celle de Münich qui annonce avoir déjà dépensé 35 millions d’euros ? Cette course au prestige ne pourra se faire qu’au détriment de nos politiques sociales et de services publics, même avec une augmentation déjà annoncée des impôts locaux reniant la promesse électorale du maire. Cette candidature n’a d’ailleurs toujours pas été l’objet d’une décision du conseil municipal… mais les dépenses sont déjà engagées.

À propos de Gilles Kuntz

Ancien conseiller municipal et d'agglo de Grenoble Habitant la Villeneuve Adhérent à Ensemble!
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