Michel Destot, député et maire de Grenoble J’ai pris l’habitude de dire pour qui je vote, pas pour quelles raisons je ne vote pas pour d’autres candidats. Cette fois-ci, je pense le faire en deux temps : d’abord dire quels sont les candidats que j’écarte avant de choisir. J’habite à Villeneuve dans la troisième circonscription dont le député sortant est aussi le maire de Grenoble Michel Destot. Rien que ce cumul suffirait à ne pas accorder ma voix au sortant. Combien de fois celui-ci a t-il dit qu’il était contre ce cumul pour en même temps en profiter. Aujourd’hui il affirme qu’il renoncera à un de ses mandats quand son parti le décidera, c’est-à dire probablement pas avant 2014… Mais plus encore, mon refus de faire confiance à Michel Destot vient de sa quasi absence dans l’hémicycle et aussi en commission même quand il en est vice-président.. Quel tour de force ! Il lui est même arrivé après avoir déposé très rarement une question écrite de ne pouvoir rester en séance pour la poser oralement. Parlez-en à son voisin François de Rugy auquel Michel Destot a eu le culot de demander de la lire pour lui… Sur le fond, je ne peux être en accord avec un social libéral qui le revendique : il a d’ailleurs  soutenu jusqu’au bout du bout DSK. Il est aussi membre actif du lobby pro-nucléaire et les rares rapports auxquels il participe à l’Assemblée portent sur ITER,  l’innovation ou la technologie. Le Réseau Sortir du Nucléaire a d’ailleurs rédigé une fiche à son sujet.

Michel Destot prétend que son cumul sert sa ville. Mais il va d’échec et échec. Après avoir vu Grenoble disqualifiée dès le premier tour pour les JO de 2018, il a défendu la Rocade Nord qui n’a pas été jugée d’utilité publique. Il vient nationalement de subir des échecs cuisants, soutenant Aubry contre les autres aux primaires, pour se rallier à Hollande… et voir lui échapper le maroquin de ministre qu’il attendait ardemment allant jusqu’à abandonner son conseil municipal pour parader aux côtés du Président de la République. En vain… Mais arrêtons de tirer sur une ambulance. Son cas est entendu. Les électeurs jugeront ce que son mandat de député peut ou a pu apporter à notre ville…

Un autre candidat que j’écarte dans ce billet est le candidat du Front de Gauche, Patrice Voir. Non pas que je ne sois pas d’accord avec les idées contenues dans le programme du Front de Gauche. Même si j’ai dénoncé sa faiblesse sur le nucléaire et sa conception toujours productiviste du développement humain, cela n’est pas suffisant pour ne pas voter pour son candidat. Non, l’essentiel se juge aussi aux actes politiques des candidats et pour Patrice Voir on ne peut passer à pertes et profits son alliance à la mairie avec la droite et le Modem. Cela n’est pas assez su, mais Patrice Voir a accepté de siéger dans une majorité droite-gauche qui contient des anciens élus du temps du maire corrompu Alain Carignon et pas des moindres. Il cautionne la politique libérale en votant toutes les délibérations qui portent sur la bétonisation de la ville avec les constructions effrénées proposées par l’adjoint à l’immobilier ancien tête de file du Modem. Il a voté en particulier pour la destruction du 50 galerie de l’Arlequin. Patrice Voir donne dans le double jeu et beaucoup de ses soutiens ignorent son action à la Ville dans cette majorité hétéroclite que son parti avait jurée de ne pas rejoindre pour au final y retrouver un groupe dit communiste comme sur cette photo de campagne de février 2008. Cela je ne peux l’oublier non plus.