février 2010
Archivage mensuel
mar 23 fév 2010
Envoyé par Gilles Kuntz sous
Politique
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Le président de La Métro, le député PS de l’Isère Didier Migaud, vient d’être nommé président de la Cour des Comptes par Nicolas Sarkozy en Conseil des Ministres ce matin. Comme d’autres, je tiens d’abord à le féliciter pour cette nomination qui après la présidence de la Commission des Finances de l’Assemblée montre qu’il sait rester consensuel et plaire aussi à la droite. Mais ne boudons pas notre plaisir de voir un Isérois même d’adoption prendre place à la tête de cette institution qu’il saura, j’en suis sûr, dépoussiérer et rendre encore plus efficace dans sa lute contre le gaspillage d’argent public. S’occupera t’il des dépenses somptuaires de l’Elysée ? L’histoire le dira…
Je n’ai côtoyé directement Didier Migaud qu’au cours des six derniers mois en prenant place en septembre dans le conseil d’agglomération qu’il préside. Mon témoignage sur l’homme politique sera donc très limité. Sa principale qualité est de savoir rester à l’écoute même de ses adversaires politiques. Il a aussi montré qu’il pouvait reconnaitre et assumer les erreurs commises sous sa présidence de La Métro. Pour preuve un échange de courrier que j’ai eu vendredi avec lui (lettre remise et réponse reçue quelques heures après !). Je lui signalais un changement important intervenu dans une délibération sans que les élus en soient informés explicitement avant de la voter en connaissance de cause. Il m’a répondu aussitôt avoir « donné instruction aux services de la Métro de ne pas transmettre cette délibération à la Préfecture et de prévoir de la soumettre (…) au prochain conseil de communauté afin que chaque conseiller communautaire puisse pendre connaissance dans le détail des sommes définitivement affectées sur cette opération et cela afin que l’erreur de procédure qui a été faite, n’entache pas la validation de cette décision.». Être respectueux des procédures, c’est ce qu’on attend de lui dans ses nouvelles fonctions. Bonne suite de carrière, Didier !
mer 17 fév 2010
Envoyé par Gilles Kuntz sous
Politique
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L’adjoint au maire de Grenoble Philippe de Longevialle vient de monter une opération de déstabilisation de la liste régionale de son parti, le Modem, car il n’a pas été sélectionné pour être tête de liste du Modem en Isère.
Il vient de reconnaître être l’auteur d’un « vrai-faux » courriel mettant en cause son parti et les constitutions des listes du Modem. L’adjoint au maire a usurpé l’identité d’un conseiller général du Rhône pour tenter de déstabiliser la campagne du Modem. Ce dernier a déposé plainte.
Lors des élections municipales de 2008 à Grenoble, nous avions dénoncé l’alliance contre nature que Michel Destot avait signé avec des personnes de droite coutumières par le passé et particulièrement à Grenoble de telles pratiques (faux tracts ou faux journaux écolos et même fausses affiches…). J’attends du Maire de Grenoble qu’il se désolidarise publiquement et rapidement de tels comportements.
Pour ma part, je continuerai à dénoncer ces méthodes politiques et à m’opposer à ceux qui les pratiquent. Il est de bon ton de se plaindre de la désertion des électeurs à chaque scrutin. La crédibilité des hommes et des femmes politiques s’acquiert par le respect d’une éthique et d’une déontologie dans l’action politique ; ce sont les seuls moyens qui redonneront du sens à cette noble tâche.
ven 12 fév 2010
Envoyé par Gilles Kuntz sous
Politique
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Hier soir, la Fondation Abbé Pierre représentée à Grenoble par l’association Un Toit Pour Tous présentait au Musée son rapport annuel sur le mal logement en France et particulièrement dans l’Isère. Ce travail précis et argumenté avec toutes les données à l’appui n’avait attiré aucun autre élu. Il est vrai que l’adjoint à l’Urbanisme est plus préoccupé par ses vrais-faux mails que l’état du logement dans la commune dont il à en charge la construction… Tous étaient bien sûr pris ailleurs, mais cela montre au moins dans quelle priorité, ils placent la question essentielle du manque criant de logements sociaux sur l’agglomération.
Justement le rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui vient d’être adressé au président Migaud et sera débattu aujourd’hui en conseil de Métro consacre 30 pages au logement social dans l’agglomération. On y lit que bien sûr la loi SRU qui impose au moins 20% de logements sociaux dans les communes de plus de 3500 habitants n’est pas appliquée dans plusieurs communes dont celle du président ! Dans ce calcul, sont comptés les logements dits PLS qui, plus chers sont destinés aux cadres moyens. Hier nous avons appris, que non seulement ces logements devraient être exclus du comptage (ce que le Grand Lyon a décidé d’appliquer), mais qu’en plus ils ne trouvent pas preneur… Or dans l’agglomération le rapport de la CRC montre que 30 à 40 % des constructions de logements sociaux sont restés en PLS et seulement 10 à 15% en PLAI destinés aux ménages les plus précaires. Bien d’autres données sont fournies en particulier sur le financement du logement social qui de plus en plus fait appel aux fonds propres des organismes HLM et non pas aux subventions qui progressent 10 fois moins. Ce rapport est disponible en ligne ici (attention 8,8 Mo). Pour le rapport de la Fondation Abbé Pierre, son site donne tous les éléments et aussi des présentations en vidéo. Bonne lecture ou écoute.. A méditer.
lun 8 fév 2010
Envoyé par Gilles Kuntz sous
Politique
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Depuis quelques jours, Grenoble est citée dans les gazettes pour son taux de cadres de 14% qui la place parmi les premières villes françaises derrière Paris et juste devant Toulouse et Lyon. Ce rapport de l’INSEE est pris par certains élus comme une justification de leur politique tournée essentiellement vers les aides à la recherche et aux entreprises de haute technologie qui délocalisent dès qu’elles ont fini de toucher les subsides publics. D’autres comme le maire de Grenoble ont vu le risque en cette période électorale de mécontenter les 86% de non-cadres de sa ville « Depuis 1995, nous nous battons pour que la solidarité soit au cœur de nos politiques. ». Le problème est que les chiffres ne lui donnent pas raison. La carte ci-dessus n’est pas celle du taux de cadres, mais du taux de précarité dans l’agglomération établie par un autre rapport de l’INSEE il y a un peu plus d’un an. On y voit que Grenoble est encore largement en tête pour cet indice de précarité, contrairement aux idées reçues qui veulent que celle-ci soit plus importante dans la première couronne.
La communauté d’agglomération, dont le maire de Grenoble est l’un des vice-présidents distribue aux communes une Dotation de Solidarité Communautaire qui peut aider les communes qui doivent faire face aux difficultés sociales de leurs habitants. Mais cette dotation est loin de correspondre aux mesures de précarité de l’INSEE. Qu’on en juge sur cette carte. Grenoble (16e sur 27 communes) touche environ 40 € par habitant, quand Pont-de-Claix et Saint-Martin d’Hères sont à plus de 100€/hab. Vous allez me dire : il n’y a qu’à corriger cette répartition de l’aide. Impossible : depuis la création dans notre dos (exclus du conseil de Métro en 2008) d’un nouvel impôt payé directement par les ménages au profit de la Métro, la loi impose de figer ce versement de DSC.
Au lieu d’augmenter les impôts locaux à Grenoble, le maire aurait dû se battre à La Métro et ailleurs pour obtenir des contributions des autres collectivités à la hauteur de nos besoins. Mais il était plus préoccupé par d’autres horizons, comme les JO 2018 !