Savez-vous qu’il est possible de partir en randonnée en montagne depuis Grenoble sans prendre ni sa voiture, ni un car vers une station ? De nombreux départs de sentiers vers les trois massifs de Chartreuse, de Belledonne et du Vercors sont en effet tracés depuis des arrêts de transports en commun de l’agglomération. Un guide est même édité par le SIPAVAG disponible depuis leur site web. Dimanche avant le changement de temps annoncé, je suis donc parti sur le sentier qui commence à la piscine d’Eybens, passe par le Murier, Villeneuve d’Uriage, Herbeys, Romage et retourne à Eybens : une boucle pour marcheurs sans réelle difficulté avec un petit dénivellé. Plein d’autres itinéraires sont possibles et peuvent même vous faire trouver en ce moment des châtaignes et des champignons… avant que la neige ne les recouvre ! N’hésitez donc pas à sortir de la cuvette par ce moyen accessible à toutes et tous et profitez des dernières belles journées d’automne.
octobre 2008
jeu 30 oct 2008
dim 26 oct 2008
Le WWF avait installé hier dans la cour d’honneur de l’ancienne caserne de Bonne 1600 pandas en papier mâché pour symboliser chaque grand panda vivant encore dans le monde. Cette action de sensibilisation à la biodiversité était relayée par la Ligue de Protection des Oiseaux qui a recensé dans l’Isère 152 espèces animales menacées de disparition.
C’est l’occasion de parler de ce projet d’aménagement de Bonne entamé en 2001 par Pierre Kermen, adjoint à l’urbanisme et à l’environnement et président de la SEM d’aménagement qui a conduit le projet. Aujourd’hui, sans aucune retenue, ceux qui, soit n’ont rien fait, n’étant pas encore élu, soit ont freiné des deux pieds pour limiter le nombre de logements sociaux ou augmenter les places de stationnement, se vantent de cette réalisation exemplaire… qu’ils portent à leur crédit. Ils ont la mémoire bien courte. Rappelons que notre groupe à dû se battre avec Pierre Kermen pour fixer à la fourchette haute initiale soit 35 % le taux de logements sociaux de ce nouveau quartier. Nous avons aussi dû résister aux interventions d’élus qui disaient que 1,2 places de stationnement par appartement serait insuffisant et voulaient augmenter leur nombre. Heureusement que les archives du Conseil Municipal existaient encore (le Maire depuis ce mandat a décidé de supprimer les minutes du Conseil Municipal) et que nous maintenons ces débats sur notre site d’élus !
mer 22 oct 2008
Avec d’autres membres du Conseil d’administration du CCAS de Grenoble, nous avons visité vendredi le CAM (Centre d’Accueil Municipal) qui offre 55 places d’hébergement d’urgence en théorie pour trois nuits, mais souvent plus et plusieurs fois dans l’année. J’avais visité ce centre il y a cinq ans; les chambres sont toujours aussi austères, mais un peu humanisées : tables de chevet, chaises, coffres sécurisés et paravents ont été installés. Les règles sont toujours strictes et les hommes seuls non malades doivent quitter le centre dans la journée entre 9 et 18h. Le CAM est devenu aujourd’hui obsolète et insuffisant puisque des dizaines de chambres d’hôtel sont louées (fort cher au total) pour loger des familles souvent pendant des mois, voire des années. Le CAM remplit donc à la fois la mission d’accueil des publics traditionnels (SDF), mais surtout aujourd’hui celle de plateforme d’urgence pour des publics spécifiques (femmes victimes de violence, demandeurs d’asile arrivant sur l’agglo..) avant des solutions plus pérennes.
La décision de le reconstruire a été très longue à être prise. Il a fallu que les différents acteurs publics acceptent de prendre leur part de financement. Un lieu acceptable et accepté par le voisinage a été trouvé à proximité, moins proche de la voirie actuelle (sauf de la Rocade Nord qui si elle se fait le surplombera depuis son viaduc franchissant l’Isère). Le plus dur a été de faire accepter à la Communauté d’Agglomération de prendre la responsabilité de ce centre qui accueille des publics de toute l’agglomération et pas seulement de Grenoble. Peine perdue, celle-ci n’a consenti qu’à verser une part d’investissements pour la reconstruction et a proposé d’appeler le nouveau centre « Pôle d’Hébergement d’Urgence à vocation intercommunale ». Ceci évidemment n’est en aucune façon un engagement sur la répartition future des coûts de fonctionnement. Comme les retards s’accumulent (la première pierre serait posée fin 2010), la question restera encore sans réponse. Pour le moment la Ville de Grenoble est la seule de l’agglo à offrir de l’hébergement d’urgence…
dim 19 oct 2008
L’ADTC (Association pour le Développement des Transports en Commun, voies cyclables et piétonnes) s’en plaint : une nouvelle voie a été inaugurée le 8 octobre pour relier les zones de recherche de Montbonnot (où je travaille et me rends chaque jour à vélo) et de Meylan à côté de Grenoble sans réaliser la piste cyclable pourtant obligatoire pour toute nouvelle voirie depuis la Loi sur l’Air. Comme on le voit sur la photo, le ruban de bitume permettant aux cycles de circuler en sécurité s’interrompt dès l’entrée dans l’agglomération à Meylan. La Métro (communauté d’agglomération) qui a la compétence de la réalisation des nouvelles voies cyclables répond que les crédits 2008 sont épuisés et que les cyclistes devront attendre courant 2009 pour circuler en sécurité…. Or cette nouvelle voie RD11m a été attendue depuis des années, le chantier a duré deux ans. Quelle imprévoyance de ne pas avoir mis au budget des crédits suffisants ! Dans d’autres circonstances, (Grand Stade, Biopolis, Nanobio..) la Métro sait pourtant faire voter des budgets supplémentaires.. Y a t’il donc une réelle volonté de militer pour le développement durable à La Métro ? On peut en douter…
mer 15 oct 2008
Visite des sites de ST Micro à Crolles et Grenoble
Envoyé par Gilles Kuntz sous PolitiquePas de commentaire
Lundi, j’ai participé à une visite, organisée pour les éluEs, des sites de la société ST Microelectronics à Crolles et à Grenoble. L’un est un site de production de plaques de circuits intégrés, l’autre concentre la matière grise pour concevoir et prouver les performances des circuits à produire. Notre groupe a déjà eu l’occasion de dire que l’argent public devait servir à créer de l’emploi pour celles et ceux qui en sont le plus éloignés. S’il est vrai que travaillent à Crolles de nombreux opérateurs de salle blanche dont les qualifications se situent au niveau d’un bac pro, ce n’est pas le cas à Grenoble où la très grande majorité des salariés est soit des ingénieurs (1920 aujourd’hui), soit des techniciens (340) contre très peu d’opérateurs (120). La Ville de Grenoble intervenant en aidant la société STMicro à Grenoble, il est donc tout à fait exact de dire que cette subvention ne crée pas d’emploi pour les personnes en insertion.
Les investissements en jeu sont énormes : l’aide des collectivités et de l’État pour le plan Crolles 2 qui vient de s’achever a été de l’ordre de 600 millions d’euros; un montant équivalent est demandé par les industriels pour le plan Nano 2012 appelé aussi Crolles 3. Les chiffres sont impressionnants : on nous a parlé de masques pour la gravure à 400 000 € pièce, de machines à 20 millions d’euros. Dans le bâtiment à gauche sur la photo, où sont fabriqués des plaques de silicium de 300 mm, il y aurait sept machines de ce montant ! Une délibération pour accorder une aide de la Ville venant en débat dans un prochain conseil, j’aurai l’occasion de revenir sur la stratégie industrielle de ces sites.
jeu 9 oct 2008
Des Jeux Olympiques pour faire oublier la crise ?
Envoyé par Gilles Kuntz sous PolitiquePas de commentaire
Lundi soir, un conseil municipal extraordinaire dans tous les sens du terme était convoqué par le Maire dans la Halle Clémenceau (ancienne patinoire olympique de 68). Ce conseil réuni en urgence depuis la décision du comité olympique français de proposer la candidature d’une ville française pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2018 n’avait qu’une délibération à son ordre du jour concernant la décision ou non de lancer Grenoble dans l’aventure.
Le conseil avait pris place sur la piste de sport transformée pour l’occasion en studio de télévision; il a d’ailleurs fallu attendre pour commencer que Télégrenoble, la télévision locale, ouvre son antenne pour retransmettre en direct cette mise en scène. Les tribunes du public, malgré 10 000 invitations envoyées et des relances par mail le jour-même à tout le personnel communal ne comptaient péniblement que 450 personnes. Une longue litanie d’interventions pour la candidature de Grenoble s’est succédée alors à la tribune interrompue seulement par nos deux interventions posant des questions auxquelles ni le Maire, ni ses adjoints n’ont répondu : «Qui va payer cette candidature dont les estimations tournent autour des 20 millions d’euros ? De combien augmenteront les impôts des Grenoblois en sachant que pour les JO de 68, ils ont été multipliés par 2,4 en 3 ans ? Quel impact anti-écologique auront ces JO sur Grenoble avec une nouvelle rocade nord et des autoroutes passant à trois voies ? Devra t’on entrer dans un lobbying proche de la corruption pour convaincre le CIO ?» Rappelons à ce sujet que dans un sondage récent commandé par France Inter 86 % des français pensent que le CIO est une mafia…. En l’absence de toute réponse à nos questions, nous avons voté comtre cette candidature et la carte blanche à accorder au Maire.
mar 7 oct 2008
Ce lundi 6 octobre, une émouvante cérémonie s’est déroulé sur les lieux-même où fut créé dans les années 50 la première association d’amitié franco-algérienne. L’histoire de ces militants français et algériens qui ont lutté ensemble pour la dignité de tous les travailleurs a été écrite récemment dans le livre collectif animé par Paul Muzard « Algériens en Isère 1940-2005 ».
Une nouvelle plaque remplaçant l’ancienne abimée a été dévoilée sur la façade des associations AMAL et ARAI qui continuent l’œuvre entreprise par M’Hamed Abd-El-Kader il y a cinquante ans. En présence de toute la famille, pardon la « tribu », comme le répète sa fille Patricia reprenant le mot de Michel Fugain, dont le père Pierre a été aussi de ce combat de militant pour les droits des algériens après avoir été résistant pendant la guerre. Les photos de cet hommage sont visibles ici. Un moment fort !