août 2008


Chaque mouvement politique français tient son école d’été en ce moment. C’est l’occasion pour un parti politique de se retrouver entre militants et proches dans un cadre dépaysant pour travailler des questions jugées essentielles dans la période. Les Alternatifs organisaient la semaine dernière leur 8e université d’été à Sainte-Croix près de Die dans la Drôme. Le lieu, un ancien monastère en cours de restauration par une association, était propice à la réflexion.

Nous avions choisi de traiter la question du féminisme sous tous ses aspects. Si la parité obligatoire dans les élections locales a amené des femmes dans les conseils, nos pratiques sont encore loin de leur donner toute la place qu’il leur revient. Nous avons aussi abordé les questions de genre et les façons de lutter contre la détermination sociale du rôle du masculin et du féminin à l’image de la phrase de Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme : on le devient ». Une semaine riche et studieuse dans un cadre magnifique avant de retrouver la réalité du terrain.

Comme l’été dernier, le parc Paul Mistral au centre de la ville est à l’honneur à Grenoble. La mairie y a mis en place des animations qui connaissent un grand succès même si leur organisation est à parfaire. Ce parc Mistral réaménagé, malgré les importants investissements consentis reste néanmoins un parc entourant des équipements sportifs, dont les grands abords minéralisés ne donnent pas envie d’y passer du temps. L’extension vers l’Isère avec ses amphithéâtres déserts est un échec, tant que la circulation sur la rue qui coupe ceux-ci du reste du parc ne sera pas apaisée avec une protection assurée aux rares piétons et cycles qui tentent de la traverser.

Un autre grand parc méconnu à Grenoble mérite d’être visité : c’est le parc Jean Verlhac à Villeneuve que tous les habitants de ce quartier connaissent et apprécient. La photo ci-dessus, prise le jour de la brocante d’été le 21 juin dernier, le montre avec son « lac » entouré de grands espaces verts qui servent souvent de lieu de pique-nique aux familles. Il est dommage qu’aucune animation n’y soit organisée cet été : ceci aurait permis au moins de le faire connaître des Grenoblois qui souvent ne sont jamais venus s’y promener. Le lac aurait pu par exemple servir d’initiation au kayak comme l’ont pratiqué mes enfants pendant leur scolarité avec les animateurs sportifs de la ville. L’an prochain peut-être ?

Fleurs rencontrées entre Tyrol et DolomitesAu détour du chemin lors de promenades en altitude, il nous arrive souvent d’admirer les fleurs sauvages de nos montagnes. La randonnée n’étant pas pour moi une compétition, je prends toujours le temps de fixer ces fleurs sur la pellicule dans la mémoire de mon appareil photo. Vous pouvez admirer ci-contre de gauche à droite un lis martagon, un edelweiss et des pavots des Alpes photographiés cet été.

En l’absence d’un accompagnateur naturaliste, la question de dénommer la plante rencontrée se pose à chaque fois. Au retour de balade, j’utilise souvent un site comme celui-ci pour trouver le nom des fleurs présentes sur mes photos.

J’avais déjà eu l’occasion lors de mon passage à Graz à l’automne d’apprécier les efforts déployés en Autriche pour encourager l’utilisation de la bicyclette (photo ci-contre).

Au cours de ma randonnée de vacances entre Autriche et Italie, j’ai croisé dans les vallées des centaines de cyclistes empruntant en famille de petites routes parfois réservées aux deux-roues. À leur arrivée à la gare de Lienz, ceux-ci étaient dirigés pour y laisser leur engin vers des wagons spéciaux identifiés par l’image d’un vélo et l’inscription « Le train transporte les vélos ». Ils pouvaient ensuite prendre place dans le train, libres de tout souci quant à la sécurité de leur bicyclette.

En France, le transport des deux-roues par le rail relève encore souvent de l’exploit. Si les TER de la région prévoit bien des emplacements gratuits pour y placer son vélo, dans les autres trains de la SNCF la situation est moins idyllique : pas de place pour eux dans les trains Corail, quatre places payantes seulement à réserver dans certains TGV… Pourtant ce mode de transport combiné train+vélo devrait être encouragé en particulier pour les « pendulaires » qui viennent par exemple travailler à Grenoble depuis des villes proches des gares (Voiron, Saint-Marcellin, Brignoud, Vif…). Devant les difficultés de transporter son vélo dans les trains, certains sont contraints d’avoir deux vélos qu’ils garent près des gares de départ et d’arrivée, ce qui demande aux collectivités d’augmenter des parkings à vélo jamais assez grands. Dommage de compliquer ainsi cette façon intelligente de se déplacer….

Vue de Cortina d'Ampezzo en Italie En randonnée entre Tyrol et Dolomites, j’ai pris cette photo de la petite ville italienne de Cortina d’Ampezzo qui accueillit les Jeux Olympiques d’hiver en 1956. L’olympisme respectait alors sa charte : pas encore une vaste entreprise commerciale, une trève politique avec la participation de l’URSS malgré la guerre froide, une vraie station de ski à 1200 m d’altitude, pas comme Sotchi qui accueillera les JO d’hiver en 2014 au niveau de la mer… La candidature de Cortina qui avait obtenu les JO pour 1944 a été reportée à 1956 en raison de la 2e guerre mondiale. Elle est loin d’avoir coûté les montants d’aujourd’hui. Par exemple, pour obtenir les JO de 2014 et bien qu’aucun chiffre officiel n’ait été avancé, les Russes (Sotchi) et les Sud-coréens (Pyeongchang) auraient dépensé chacun près de 45 millions de $ pour leur candidature et l’Autriche (Salzbourg) un peu moins.

Aujourd’hui le maire de Grenoble veut engager notre ville dans cette compétition pour les JO d’hiver de 2018. Comment trouver dans le budget déjà contraint de Grenoble de telles sommes pour un résultat très incertain devant des candidatures comme celle de Münich qui annonce avoir déjà dépensé 35 millions d’euros ? Cette course au prestige ne pourra se faire qu’au détriment de nos politiques sociales et de services publics, même avec une augmentation déjà annoncée des impôts locaux reniant la promesse électorale du maire. Cette candidature n’a d’ailleurs toujours pas été l’objet d’une décision du conseil municipal… mais les dépenses sont déjà engagées.