mai 2008


Casamaures et première maison vendue au Conseil GénéralNouvelle « manifestive » ce samedi contre le projet de tunnel à péage sous la colline de la Bastille et de contournement routier par le nord de Grenoble. Après être passé par La Tronche et le parcours à demi-enterré et qui serait noyé par la crue actuelle de l’Isère sous le quai Charpenay, le défilé des vélos s’est poursuivi par le centre ville et s’est terminé à l’autre sortie sur la commune de Saint-Martin Le Vinoux. Cette sortie du tunnel doit se poursuivre par un viaduc qui défigurerait cette entrée de Grenoble et passerait à quelques mètres de la Casamaures (à gauche sur la photo) classée monument historique, témoin des premières constructions et décorations en ciment moulé. Cela ne dérange pas le Conseil Général qui poursuit son mauvais projet et tente de racheter déjà des maisons proches en faisant valoir aux propriétaires que bientôt elles ne vaudront pas grand chose et qu’ils ont intérêt à les vendre tant qu’il est temps. Espérons que les même élus qui font du développement durable leur nouveau slogan et ne jurent que par le Grenelle de l’Environnement sauront appliquer localement les décisions prises de ne plus construire de voiries autoroutières ! Avec 600 millions (prix estimé avant études complètes et réponses des entreprises), 30 km de tramway pourraient être réalisés. N’attendez plus pour reconnaitre vos erreurs… Le prix du pétrole qui s’envole peut même servir à vous justifier, car les données ont changé aujourd’hui…

L'Isère heute de plus de 3 mètres au campusL’Isère a bien failli quitter son lit la dernière nuit à Grenoble. Les fortes précipitations des derniers jours l’ont fait monter à plus de 3 m sous le pont de la Bastille alors que cinq jours avant son niveau ne dépassait pas 50 cm. On oublie souvent que l’Isère se comporte plutôt comme un gros torrent de montagne qui peut gonfler énormément en quelques heures. Ce matin, j’ai constaté en passant sur la passerelle à vélo qui relie le campus à Meylan qu’à 10 cm près l’Isère aurait inondé l’Ile d’Amour et noyé sous deux mètres d’eau l’incinérateur qui s’y trouve…

Côté campus, heureusement les digues ont tenu, sinon l’essentiel des salles, bibliothèques et labos aujourd’hui construits au ras du sol auraient été inondés, alors qu’il y a 30 ans par précaution les rez-de chaussée n’étaient pas occupés…

Depuis des dizaines d’années la protection des digues n’était plus assurée par une association des digues sans moyens réels. Les communes viennent seulement de s’entendre pour la remplacer par un vrai syndicat intercommunal à la demande du Préfet qui a dû pour cela taper sur la table. Les travaux vont durer plus de dix ans pour consolider et surélever les digues, mais aussi créer des zones d’épandage à préserver pour cela de la pression immobilière. Il en va de la sécurité de tous : n’oublions pas que les grandes crues peuvent se succéder sans compter sur la fausse idée de la crue centennale qui mettrait un siècle à revenir.

Manifestation des lycéens le 15 mai 2008 à GrenoblePourquoi les manifestations des lycéens déclenchent aujourd’hui des violences systématiques à Grenoble ? C’est la question que les responsables et les élus doivent se poser d’urgence avant qu’un drame n’arrive. 40 ans après mai 68, beaucoup conviennent aujourd’hui que l’attitude responsable du Préfet de Police de Paris de l’époque Maurice Grimaud a évité un bain de sang, même si un mort Gilles Tautin, noyé en étant poursuivi par la police à Flins, est à déplorer. Aujourd’hui, la plupart des lycéens défilent sans agressivité particulière comme le montre le slogan ci-contre sur leur banderole lors de la manifestation du 15 mai dernier, qui a donné lieu à des violences en ville tout l’après-midi avec des blessés graves comme cette jeune fille blessée par l’explosion d’une grenade de désencerclement et dont les parents recherchent des témoins. Lors des manifestations anti-CPE en 2006, il a suffi que le Préfet décide d’interdire l’accès à la Préfecture, pour que les rangs serrés de policiers armés et casqués donnent à chaque fois prétexte à des débordements dont l’origine n’est pas aussi évidente. Qui y a intérêt et pourquoi les quelques excités qui provoquent et agressent tout ce qui bouge ne sont pas neutralisés par la police très présente en civil dans les manifestations au lieu de recourir à des tirs nourris de grenades lacrymogènes ?

Cette année, c’est le rectorat qui a été déclaré «no man’s land» et à chaque arrivée face au barrage policier au coin de la place de Verdun les hostilités démarrent. Qui doit prendre l’initiative de s’organiser en amont des manifestations afin d’assurer un service d’ordre citoyen ferme et discret ? Il faut d’urgence que le Préfet, le Maire et les syndicats se mettent autour d’une table pour éviter le pire.

Pavillon sur la Place de Verdun Hier a été lancée la 2e Biennale de l’Habitat Durable de Grenoble. Cette manifestation qui regroupe l’Etat à travers l’ADEME, les collectivités et les professionnels n’aurait pas pu voir le jour en 2006 sans une volonté politique forte de notre groupe et en particulier de notre collègue Pierre Kermen, 2e adjoint en charge de l’urbanisme et de l’environnement. Aujourd’hui cette 2e édition entièrement préparée par l’ancienne équipe a pris une nouvelle dimension avec l’installation sur les places de la ville de 7 pavillons à basse consommation. L’aspect pédagogique des installations sur la voie publique est essentiel pour que les plus jeunes soient les bâtisseurs de demain qui développeront les bonnes pratiques que notre génération n’a pas eues.

De nombreuses expositions et conférences sont proposées au programme. Hier soir l’architecte italien Mario Cucinella faisait un brillant exposé de ses réalisations à énergie passive ou même positive dans le monde. On peut seulement s’inquiéter du devenir de telles manifestations dans le futur quand on voit que l’environnement a disparu des délégations distribuées par le maire aux élus et que le développement durable est associé aux Jeux Olympiques 2018… On sait bien comment les sports d’hiver sont économes en énergie et respectent la nature !

Louis Bolliet à 50 ans de distance50 ans séparent ces deux photos : à gauche, Louis Bolliet est aux côtés de Jean Kuntzmann en train de découvrir les résultats de son programme de calcul au pupitre du Gamma III; à droite le même donnant un exposé vendredi dernier lors du colloque organisé pour fêter ses 80 ans. Vous pouvez retrouver ses dernières interview ici sur le site Interstices.

J’ai connu Louis Bolliet durant mes études, où en 1970 il m’a donné l’occasion de découvrir le monde du développement logiciel pendant trois mois de stage à Paris chez le constructeur informatique français de l’époque : la CII devenue depuis la société Bull. Louis Bolliet a toujours jeté des passerelles entre l’université et l’industrie. Très tôt, il a voulu créer un IUT d’informatique à la faculté des Sciences qui n’était alors pas prête à faire entrer la technologie dans ses cursus. Qu’à cela ne tienne ! C’est l’université des Sciences Sociales qui a créé cet IUT qui lui est toujours rattaché… Il y a plus de 20 ans, Louis Bolliet a été à l’origine de la création de l’ACONIT, association de conservation et de restauration du patrimoine informatique. À sa demande auprès du Maire, j’y ai représenté la ville pendant le dernier mandat et j’ai eu le plaisir de côtoyer Louis Bolliet toujours aussi engagé pour la conservation du patrimoine. La Ville de Grenoble lui a remis sa grande médaille d’or vendredi soir et j’en suis heureux.

Semaine d'action contre l'homophobie à Grenoble En pleine semaine d’action contre l’homophobie, notre groupe avait déposé vendredi midi auprès du cabinet du maire, en respectant le règlement intérieur, un vœu demandant au Président de la République et au Premier Ministre plusieurs mesures dont « l’ouverture du droit au mariage civil pour les couples de même sexe comme l’ont fait par exemple les Pays-Bas, la Belgique, l’Espagne, le Canada ou l’Afrique du Sud ». Alors que les trois jours entre le dépôt de ce vœu et notre conseil municipal d’hier 17h devaient permettre d’organiser un aller-retour entre les groupes afin d’améliorer ce vœu pour permettre son adoption, il nous a été reproché de ne pas avoir fait nous-mêmes ce travail de concertation qui revenait au cabinet du maire. Il est triste de se cacher ainsi derrière de faux prétextes au lieu de dire ouvertement qu’on refuse de voter un tel vœu de peur d’effaroucher ses électeurs et de perdre des voix. Il ne suffit pas de faire de beaux discours lors des inaugurations des semaines d’action contre l’homophobie dont la dernière édition se termine, encore faut-il passer aux ACTES devant la souffrance subie par nos concitoyens en raison de leur orientation sexuelle. La position de la droite et du MoDem déclarant publiquement ne pas être favorables à cette mesure est plus digne. Nous reproposerons ce vœu au prochain conseil; d’ici là les discussions auront tout le temps d’avoir lieu et il faudra bien montrer par le vote qui est pour ou contre le droit au mariage pour tous.

Stéphane Hessel au Rassemblement pour la paix en Palestine le 17 mai à ParisSamedi soir à Paris, plusieurs milliers de personnes étaient rassemblées au Parc des Expositions de Paris pour commémorer la Naqbah «catastrophe» de 800 000 Palestiniens chassés de leur territoire entre 47 et 49. Le mythe d’«un peuple sans terre sur une terre sans peuple» est aujourd’hui dénoncé par les « nouveaux historiens » israéliens parmi lesquels Ilan Pappe qui a mis au jour des documents accablants montrant la planification de l’expulsion.

Parmi les intervenants de qualité de cette soirée, français, mais aussi palestiniens et israéliens, je tiens particulièrement à saluer la présence de Stéphane Hessel, qui a 90 ans passés est toujours en pointe pour défendre les sans droits. Aux côtés des sans papiers en 96 à Saint Bernard, récemment le 4 mai au plateau des Glières pour rétablir la mémoire des résistants et déportés qu’il a été, il vient aujourd’hui soutenir l’espoir des Palestiniens de fonder un état juste et viable. Né allemand, naturalisé avant la guerre, ayant rejoint la France Libre à Londres, Monsieur l’Ambassadeur Hessel est un exemple pour les plus jeunes. Chapeau bas !

Francisco, animateur de Radio Kaléidoscope à GrenobleC’est toujours avec plaisir que je réponds aux invitations de la radio associative grenobloise RKS «Kaléidoscope des Cultures». Francisco, animateur de l’émission «Que faire» est un vieil ami, membre fondateur du CCREG (Conseil Consultatif des Résidents Étrangers). Réfugié chilien, journaliste engagé déjà dans son pays, son parcours ici et là-bas mériterait un ouvrage complet.

Cette radio dont les studios sont au Village Olympique a été créée en 1981 et n’a cessé d’émettre depuis. Elle ouvre son antenne aux luttes dans le monde et en France et offre aussi un programme musical riche et coloré.

Même si son audience n’est pas celle des autres télés ou radios locales, on s’y sent chez soi et l’échange y est toujours riche. Je vous invite à l’écouter dans la région ou sur le net par ici. En attendant vous pouvez écouter des extraits de l’émission d’hier ci-après :

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Fin du match : le GF38 accède à la Ligue 1Hier soir, le GF38 s’est qualifié pour la Ligue 1 de football à l’issue d’un match où l’enjeu a pris le pas sur le jeu. Une nouvelle défaite de Troyes sur son terrain a suffit à assurer la place de Grenoble parmi l’élite du football français. Je me réjouis comme tous les Grenoblois de ce beau parcours de championnat cette année. Mais le plus dur reste à faire. Les coûts de la Ligue 1 n’ont rien de comparable avec ceux que l’on a connus en division inférieure. Même si les droits télé reversés aux clubs sont presque décuplés, les budgets aussi explosent et les subventions demandées aux collectivités également. Pour une équipe comme Metz équivalente en budget annoncé à celle de Grenoble, c’est près de 3 millions d’euros de subventions diverses qui lui sont versées. La Ville de Grenoble à elle seule ne pourra ainsi augmenter son million d’euros de subventions au détriment d’autres actions de solidarité par exemple. Il reste peu de mois pour bâtir un budget compatible avec des ressources publiques contraintes. Après la fête, le travail doit commencer au plus vite…

Défilé des tambours le 10 mai 2008 à GrenobleDepuis deux ans chaque 10 mai, Grenoble commémore la mémoire de l’esclavage et de la traite négrière en se rendant au son des tambours devant la plaque portant l’effigie de Toussaint Louverture, esclave noir affranchi qui s’est soulevé à la tête d’une révolte durement réprimée par les troupes envoyées par Napoléon en 1802 en Haïti. A l’initiative des associations actives pour rétablir la vérité sur le passé colonial de la France, cette plaque a été apposée il y a trois ans et est devenue depuis le lieu choisi par l’État pour tenir cet hommage national chaque année dans l’Isère.

Dans leurs allocutions, le comité Traite Négrière – Esclavage et les officiels ont rappelé que l’esclavage aboli en France il y a 160 ans était encore présent dans le monde et même en France où des jeunes femmes sont encore exploitées clandestinement comme domestiques : le Comité contre l’Esclavage Moderne a eu connaissance de plus de 400 cas depuis dix ans…

Rencontre avec une marmotte en OisansMême si le retour de la chaleur rend prévisible la sortie des marmottes de leur long hivernage, la première rencontre nez à nez avec cet animal est toujours une surprise. Cette année avec la neige encore bien présente dès 2000 mètres, beaucoup de marmottes doivent creuser des tunnels dans la neige pour atteindre le jour. J’ai croisé celle-ci ce dimanche en montant au Pic du Mas de la Grave au dessus du village du même nom.

Pour finir, cliquez sur la flèche ci-dessous et fermez les yeux, vous pourrez vous croire en montagne en écoutant son cri strident :

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Manifestation du premier mai 2008 à GrenobleCe matin avec le soleil revenu, environ 7 000 manifestants ont défilé à Grenoble. Ce premier mai était organisé de manière unitaire comme à l’habitude à Grenoble. Les organisateurs avaient choisi de donner une place spéciale aux luttes en cours : lycéens en tête de cortège, retraités pas loin derrière suivis d’un important cortège de soutien aux sans papiers.

Le défilé s’est terminé place Victor Hugo où de nombreux stands d’information sur les actions en cours attendaient les manifestants. Comme souvent, beaucoup d’élus qui préfèrent plutôt se montrer aux matches de foot qu’aux manifestations étaient absents. Une fois la place prise et les indemnités augmentées, à quoi bon battre le pavé ?