avril 2008


Manifestation lycéenne à grenoble le 29 avril 2008Depuis plus d’un mois, les lycéens de Grenoble ont été parmi les premiers de France à sortir de leurs lycées pour manifester leur colère devant le plan de suppression de plus de 11 000 postes d’enseignants dès la rentrée prochaine. Le gouvernement ne prend certainement pas les bonnes décisions pour « liquider mai 68 », comme l’a revendiqué Sarkozy il y a un an jour pour jour dans son meeting de Bercy ! Au contraire, il a réussi après les étudiants à faire descendre les lycéens dans la rue. Hier au conseil municipal, j’ai proposé un vœu de soutien au mouvement en cours et de demande de rapporter cette décision de suppression de postes. Il a été adopté par notre groupe et la majorité, la droite votant évidemment contre.

Manifestation pour rendre libres les trottoirsLe titre de mon billet peut prêter à sourire, mais quand on voit la détresse d’une personne en fauteuil bloquée par une voiture garée sur un trottoir et qui doit rebrousser chemin parfois en marche arrière au risque de basculer sur la route, on comprend l’urgence d’agir. Hier les Unions de Quartier, l’ADTC et l’Association des Paralysés de France organisaient une action de sensibilisation au problème sous la forme de flyers glissés sur les pare-brises des automobilistes mal garés sur un trottoir ou devant un « bateau » qui permet d’en descendre ou d’y monter. Une manifestation à renouveler plus souvent et qui malheureusement ne pourra pas aboutir sans amendes.

Réunion publique de préparation du Conseil Municipal le 21 avril 2008Avant chaque conseil municipal, notre groupe d’élus «Écologie et Solidarité» organise une réunion publique dans laquelle après un bilan rapide du dernier conseil sont étudiées collectivement les délibérations importantes du conseil à venir. Le prochain conseil de lundi commence par une délibération « écran de fumée » demandant à La Métro d’augmenter le nombre des conseillers représentant Grenoble de 13 à 16. Celle-ci n’a aucune chance d’aboutir au conseil d’agglo, mais elle permettra au maire de reporter sur la Métro notre exclusion de ce conseil.

Plus importante est la délibération suivante concernant la convention à signer avec l’ANRU (Agence Nationale de Renouvellement Urbain), les collectivités et les bailleurs sociaux à propos de Villeneuve-Village Olympique. Cette dernière n’a jamais été mise en concertation et malgré leurs demandes répétées, elle n’a même pas été communiquée aux Unions de Quartier de Villeneuve et du VO directement concernées; quant au conseil consultatif du quartier, il a été mis en sommeil au prétexte de l’approche des élections, alors que cette convention se discutait avec l’État. Voici comment le Maire entend renouveler la démocratie participative dans ce nouveau mandat !  Dans ce document soumis au vote, on apprend que l’ANRU n’alloue que 24 % des subventions, une somme quasiment identique à l’apport des bailleurs sociaux qui devront eux l’imputer sur les charges supportées par leurs locataires. Par ailleurs, s’il est bien spécifié la démolition de 65 logements, rien n’est dit sur la nécessité de cette mesure alors que les logements sont de bonne qualité et qu’une telle démolition dans un bâtiment qui forme un tout aura un coup très élevé, lequel aurait pu être dépensé pour un volet social qui fait cruellement défaut à cette convention. L’échange a été fructueux et nous a donné déjà matière à alimenter notre intervention au prochain conseil. Les prochaines préparations publiques des conseils auront lieu à la Maison des Associations mercredi 14 mai et les lundis 16 et 30 juin vers 18h-18h30. Venez nombreux !

Manifestive à vélo contre la Rocade Nord le 12 avrilSamedi avait lieu une «manifestive» à vélo empruntant le tracé de la Rocade Nord, tunnel autoroutier sous la Bastille projeté par le Conseil Général. Plusieurs centaines de cyclistes ont ainsi emprunté l’itinéraire Grenoble – La Tronche – Saint Martin le Vinoux. Parmi les manifestants, l’ancien maire de La Tronche (au centre sur la photo), Jean-Michel Remande, qui avec son collègue socialiste réélu à St Martin le Vinoux, Yannick Ollivier, a déposé un recours contre ce projet il y a quelques semaines assisté par Corinne Lepage. Ce qui montre bien que cette autoroute d’un autre âge est loin de faire l’unanimité, même au sein du PS. Qu’en sera t’il du pouvoir d’achat après la ponction du privé de 4 € l’aller-retour quotidien à travers ce tunnel à péage ? Les études non truquées montrent bien que cet ouvrage ne fera qu’augmenter les bouchons aux entrées de Grenoble et n’aura qu’un impact moindre que la troisième ligne de tram sur la baisse du trafic en ville. André Vallini, président socialiste du Conseil Général, dit même en privé que « construire une rocade pour Destot, ça l’emmerde ». Monsieur Vallini arrêtez donc de vous faire du mal !

Prochaine manifestive le 17 mai…


Malgré la pluie battante, une centaine de manifestants se sont rassemblés hier vers midi devant la Préfecture pour demander l’annulation de la reconduite à la frontière de Régis, étudiant gabonais en master, arrêté il y a quelques jours dans sa résidence universitaire. J’avais rencontré Régis dans ma permanence d’élu et j’ai écrit au Préfet pour lui demander un renouvellement de sa carte de séjour étudiant pour une année le temps de réussir le difficile concours qu’il prépare afin de pouvoir avec ce diplôme rentrer au pays et y trouver du travail. J’ai eu l’occasion de rappeler les termes de ma lettre à la représentante du Préfet qui a reçu une délégation où les étudiants du Réseau Université Sans Frontières ont défendu admirablement la cause de leur camarade. Ce dernier avait eu l’occasion il y a quelques jours d’accorder l’interview ci-dessus à grenews.com.

Nicolas Philibert en conférence de presse le 10 avril 2008Hier le Méliès, cinéma associatif grenoblois, organisait une conférence de presse pour dénoncer le refus du CNC (Centre National de la Cinématographie) de lui accorder une aide à la création de trois salles d’Art et d’Essai sur le site de l’ancienne caserne de Bonne. Ce projet, soutenu depuis des années par mon groupe d’élus à la Ville, a pour but de créer un outil moderne de diffusion et d’éducation à l’image dans des salles pouvant accueillir dans un excellent confort visuel et d’écoute plusieurs centaines de spectateurs contre 96 actuellement dans la minuscule salle de la rue de Strasbourg, dans laquelle s’entassent pourtant 60 000 cinéphiles par an. Le financement du projet du Méliès passait par une aide sélective à la création de salles accordée par le CNC. Mais à la surprise générale ce dernier a refusé en janvier cette aide au Méliès comme à tous les projets de cinémas indépendants des grands groupes. Il ne faut pas chercher loin : le coup vient de Pathé qui absorbe un à un les derniers indépendants à Grenoble ; le complexe Chavant étant tombé il y a peu dans leur escarcelle. Pour que ce projet essentiel pour la diffusion de films invisibles à Grenoble ne prenne pas plus de retard, il faudra une fois de plus que les collectivités agissent à la place de ceux qui ont vocation à aider le cinéma indépendant au lieu de servir les intérêts de ceux qui ne recherchent que le profit immédiat.

Le Méliès a obtenu le soutien de nombreux professionnels dont des cinéastes de renom comme Nicolas Philibert qui les représentait hier. Il est l’auteur avec Gérard Mordillat de « La Voix de son Maître » longtemps censuré et récemment de « Retour en Normandie » sélectionné pour le dernier festival de Cannes. Avec « le Club des Treize », il a récemment remis à la Ministre de la Culture un rapport accablant sur le financement du cinéma français le 3 avril dernier. On peut lire leur communiqué de presse après cette entrevue sur le site de Télérama.

Rue Thiers débaptisée en rue de la Commune de ParisRappel des faits : dans la nuit du 16 mai 2003, huit « contreplaquistes » ont remplacé les plaques de la rue qui porte à Grenoble le nom de Thiers, bourreau de la Commune de Paris en 1871 par des plaques rendant justement hommage aux victimes. Rien n’a été dégradé et les plaques d’origine ont été rendues à la Ville. Néanmoins, ces militants, dont certains sont membres de la CGT, de Sud et d’ATTAC, ont été poursuivis et un premier procès les déclare coupables de « vol aggravé » mais les « dispense de peine ». Deux ans plus tard, ils sont convoqués au commissariat de police pour prélèvement biologique (en vue d’un fichage d’empreinte génétique). Ce qu’ils refusent. Nouveau procès et condamnation à une amende de 150 euros avec sursis. Ils font appel et le 5 juillet dernier la Cour d’Appel les relaxe. Pourtant le Procureur Général fait appel et se pourvoit en cassation.

Je viens d’apprendre aujourd’hui par un message adressé à la liste de leurs soutiens que la Cour de Cassation a rejeté aujourd’hui ce pourvoi : la RELAXE des contreplaquistes est définitive !

Ceci montre que des citoyens déterminés peuvent s’opposer avec succès au prélèvement d’ADN institué par la loi Perben 2 votée par une large majorité de députés dont ceux qui se prétendent de gauche. Ce jugement fera jurisprudence et je m’en réjouis. Abandonnons l’objectif de deux millions de citoyens fichés pour rattraper les britanniques. Il y a des records que l’on préfère laisser à d’autres…

Le drapeau du Tibet au fronton de l'hôtel de villeAujourd’hui lundi 7 avril à l’occasion du passage de la flamme olympique en France, l’hôtel de ville de Grenoble était orné du drapeau tibétain. Notre groupe avait en effet présenté un vœu de soutien au peuple tibétain au dernier conseil municipal de vendredi dernier. Le maire n’a pas désiré faire voter ce vœu avant un examen en commissions, mais aussi pour ne pas risquer de mécontenter ni la Chine avec laquelle Grenoble coopère, ni le Comité International Olympique en hypothéquant les chances de Grenoble d’obtenir les JO d’hiver en 2018. Le maire a consenti néanmoins à faire hisser aujourd’hui le drapeau tibétain. Attendons la suite le 28 avril au prochain conseil….

Conseil Municipal du 21 mars 2008Le dernier conseil municipal tenu hier a confirmé la volonté du maire d’exclure les écologistes et alternatifs de toutes les instances démocratiques importantes. Dès le 19 octobre dernier, Michel Destot au lancement de sa campagne électorale avait déclaré à la presse : « Je n’ai pas besoin d’anciens maos repeints en vert ».


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Après deux mandats, où à notre demande Grenoble avait désigné un élu de la minorité sur les 13 représentants de la Ville à la communauté d’agglomération, seuls 48 % des électeurs grenoblois seront désormais représentés à La Métro. Dans une autre instance moins médiatique, mais très importante, la commission d’appel d’offres qui chaque mercredi attribue les marchés publics de la Ville, les écologistes ne seront plus présents. Pourtant, la confusion des genres avec un chef d’entreprise attributaire de marchés de la ville et élu dans la liste du maire exigerait la plus grande collégialité dans cette commission. Cet élu était d’ailleurs absent au conseil d’hier et le maire a dû retirer une délibération concernant un marché en cours avec sa société. On dit que ce dernier devrait bientôt démissionner de son mandat !

Même tenus à l’écart des commissions et des conseils, nous resterons vigilants pour éviter les dérives dont Grenoble a trop souffert dans le passé.

Manifestation contre la base Hier s’est déroulée une manifestation de près d’un millier de parents souvent accompagnés de leurs enfants, d’enseignants et de simples citoyens mobilisés contre la mise en place d’un fichier national des enfants scolarisés dès la maternelle que le ministère a appelé la «base élèves». Ce fichier contient des informations personnelles scolaires, mais aussi de santé, de nationalité… qui vont suivre l’élèves pendant toute sa scolarité et seront accessibles depuis le loi de prévention de la délinquance du 5 mars 2007 aux maires, à la police, à la justice et aux services sociaux.

Nous nous étions élevé en conseil municipal contre cette loi le 18 décembre 2006 demandant au maire de ne pas chercher à jouer le shérif. Ce dernier a refusé de s’opposer à une loi en s’engageant à ne pas accepter de prendre les nouveaux pouvoirs prévus. Il a seulement désapprouvé les articles correspondants de la loi. Dont acte…