mars 2008


Un oilivier planté au jardin des plantes de GrenobleSamedi dernier se commémorait partout dans le monde la « Journée de la Terre » en souvenir de la manifestation de palestiniens en Israël qui le 30 mars 1976 demandaient que l’état d’Israël leur fasse justice en leur rendant leurs terres qui leurs avaient été confisquées. Cette manifestation fut réprimée dans le sang par l’armée faisant six morts et des dizaines de blessés.

À l’occasion de cette journée, le Collectif Palestine de Grenoble, l’Association France Palestine Solidarité et de de nombreuses autres organisations ont planté un olivier  « Symbole de paix et de solidarité avec la Palestine » dans le jardin des plantes de Grenoble en face de l’hôtel de ville. Cette action s’inscrit dans le cadre de la campagne « Paix comme Palestine. 60 ans après, la Paix par le Droit », une campagne de mobilisation qui insiste sur l’urgence d’aboutir à une paix juste au Proche-Orient et à la création d’un État palestinien, conformément au droit international.

Quelques éluEs Nous avons participé hier vendredi au premier conseil municipal du 3e mandat de M. Destot. Pour mettre toutes les chances de son côté d’être longuement applaudi par un public acquis, l’entrée du public était filtrée par les policiers municipaux aux ordres qui en plus de quelques « personnalités » prétextes de ce contrôle (Didier Migaud, Annie Deschamps, Gisèle Perez..) ne laissaient entrer que les militants PS. Un vrai déni de démocratie rompu seulement par quelques soutiens à notre liste qui pourtant représentaient 22,5 % des suffrages exprimés…

Signe du changement, le conseil était présidé en sa qualité de doyen par l’ancien adjoint pendant 12 ans du maire corrompu. Sans suprise, M. Destot a été élu par sa nouvelle majorité hétéroclite, De Sans Nicolas recueillant 9 voix et Maryvonne Boileau nos 6 voix. Après un long discours sans intérêt du maire, il a été procédé au vote de la liste des adjoints que nous n’avons pas approuvée. Il faut noter l’absence de délégation à l’environnement, même si un 21e adjoint est chargé à la fois du développement durable et des JO (!). rien non plus pour la lutte contre les discriminations en cette journée mondiale de lutte contre la discrimination raciale. Par contre, un beau conflit d’intérêt en perspective avec un agent immobilier à l’urbanisme et, malgré la demande publique de GO, un élu de l’ancienne opposition à l’Europe… Au final, le PS obtient plus de la moitié des postes d’adjoints, le MoDem 3, GO et le PC 2… avec comme prévu une garde qui se rapproche encore plus du maire avec des anciens collaborateurs de son cabinet aux finances, à l’économie, au CCAS…

En fin de conseil, le nouveau maire a donné la parole aux deux têtes de listes opposées à la sienne. Après un bref discours insipide du leader de la droite, Maryvonne Boileau a tenu le seul discours vraiment politique de cette soirée, analysant les résultats et annonçant notre rôle dans la minorité. Il va falloir maintenant redoubler d’énergie pour avoir accès aux dossiers et prévenir la dérive libérale qui se profile. Nous y sommes déterminés. Premier rendez-vous avec les Grenobloises et les Grenoblois le 31 mars à 20h30 à la Maison des Associations pour débattre des actions à mener pour un contrôle citoyen de la politique municipale.

Les nouveaux éluEs écologistes et alternatifsde GrenobleCe soir, le maire de Grenoble a perdu son pari. Malgré son ouverture à droite, il ne parvient pas à rallier la majorité des suffrages des Grenoblois à sa liste. Il avait espéré une élection dès le premier tour et il ne parvient au deuxième qu’à obtenir 48 % des suffrages. Notre liste « Écologie et Solidarité en actes » a obtenu près le 10 000 voix représentant 22,5 % des suffrages. Nous tenons à remercier tous nos électrices et électeurs de nous avoir accordé leur confiance. Nous aurons 6 éluEs (sur la photo ci-contre) contre 44 à la liste du maire et 9 à la liste de droite UMP.

Notre combat pour plus d’écologie, de démocratie et de solidarité ne fait que commencer dans ce conseil. Nous aurons l’occasion de travailler avec les Grenobloises et Grenoblois pour préparer publiquement les futurs conseils municipaux. Rendez-vous le 21 mars à 17h en mairie pour le premier.

Impasse M. DestotL’entrée sur la liste de l’actuel maire de Grenoble de 11 personnes de droite amies de Sarkozy, de Carignon ou du MoDem, parmi lesquelles 9 seraient élues si cette liste arrive en tête même avec une majorité relative dimanche soir marque le virage à droite de la majorité que propose M. Destot pour diriger la ville de Grenoble. Nous avons tenu aujourd’hui à rebaptiser le Passage du Palais de Justice qui n’est plus passant en Impasse M. Destot pour bien marquer ce changement majeur de la politique que compte mener l’actuel maire de Grenoble.

Notre liste loin de cette dérive a su rester fidèle à ses engagements vers plus de démocratie, d’écologie et de solidarité à Grenoble en restant ferme sur ses valeurs. Nous avons combattu et fait condamné l’ancien maire corrompu. La droite qui n’a pas voulu rompre avec lui est discréditée avec moins de 28 % des voix. Il n’y a aucun risque de la voir gagner au second tour. Le vote utile dimanche est celui pour notre liste qui permettra seul de contrer la dérive vers la droite et de préserver le pluralisme au sein du Conseil Municipal.

Thiar, de Longevialle et Betto Pourquoi avons-nous refusé de participer à une liste qui sème la confusion ? Notre demande de faire sortir de la liste Destot des personnalités de droite qui n’ont jamais renié leur soutien passé à Sarkozy ou à Carignon n’a pas été accepté par le « patron », comme l’appelle ses colistiers. Pourtant, le parcours de ces membres de la liste Destot mérite d’être rappelé. De gauche à droite, on trouve le premier président d’une association de soutien à Sarkozy, l’ancien membre du cabinet de Carignon, l’adjoint pendant 12 ans de Carignon qui a tout voté à droite et refusé tous nos budgets depuis 95.

Si la liste Destot est élue dimanche, ces personnes seront des chevaux de Troie dans la mairie, c’est-à dire des élus en pièce jointe qui pourront déclencher des actions nuisibles aux Grenobloises et Grenoblois. Certains ont fait le choix de se rallier à cette liste en passant sur tous leurs principes pour gagner des postes. Notre liste « Écologie et Solidarité en actes » conduite par Maryvonne Boileau a choisi d’être ferme sur les valeurs que nous défendons vers plus de démocratie, d’écologie et de solidarité au lieu de participer à des arrangements politiciens.

Le 16 mars, votez Maryvonne Boileau pour dire non à ces compromissions et oui à notre projet pour Grenoble !

Ecologie et Solidarité en actesL’ouverture à droite de Michel Destot n’a pas permis son élection au premier tour comme le clamait le maire de Grenoble. Mais en accueillant environ 15 % de l’électorat de droite, elle a ramené l’UMP à un score en dessous de 28 %.

Notre liste conduite par Maryvonne Boileau fait un excellent score de près de 16% jamais atteint par les écologistes et alternatifs dans une grande ville en France. Près de 7 000 Grenobloises et Grenoblois nous ont fait confiance et nous les remerçions sincèrement.

Plus que jamais nous aurons besoin de tout leur soutien au cours du mandat difficile qui s’annonce pour Grenoble avec la poursuite des politiques de prestige et le recul de politiques sociales et écologiques. Comment en serait-il autrement avec des groupes de droite forts dans l’exécutif et au conseil municipal ? Sachons garder le cap à gauche et ne renions pas nos engagements vers plus de démocratie, d’écologie et de solidarité.

Fête de fin de campagne à la BastilleJeudi soir, notre liste « Écologie et Solidarité en actes » avait organisé une fête à la Bastille pour remercier celles et ceux qui nous ont rejoint et ont activement participé à cette campagne des municipales. Près de 450 personnes sont montées par le téléphérique pour échanger et danser jusqu’à une heure avancée de la nuit. Un vrai succès qui montre l’écoute de plus en plus grande qu’ont eu nos propositions au fil de cette campagne.

Il reste à concrétiser cet engagement en allant voter pour notre liste des écologistes et alternatifs conduite par Maryvonne Boileau. N’oubliez pas que plus notre liste aura de voix, plus nous pourrons ramener Grenoble à gauche en exigeant de Michel Destot de faire sortir de sa liste les personnalités de droite avec lesquelles il espérait gagner dès le premier tour. La loi nous interdit de modifier les sites webs parlant des élections la veille et le jour du scrutin avant sa clôture mais les informations peuvent rester en ligne. Comparez et faites le bon choix pour Grenoble, les Grenobloises et les Grenoblois. Nous serons encore dans la rue samedi pour vous rencontrer dès 10h devant la gare, ensuite dans les bureaux de vote que les éluEs président tout le dimanche.

Parmi les tâches d’un élu, la célébration des mariages est l’une des plus agréables. À tour de rôle, nous nous partageons à Grenoble cette fonction d’officier d’état-civil. La semaine prochaine pour la dernière semaine de mariage de ce mandat, je dois assurer ce rôle avec bonheur à l’hôtel de ville. Parmi les couples que je dois marier est prévu le mariage d’un couple franco-algérien le jeudi 13 mars. J’ai reçu à mon bureau en mairie ces futurs époux pour leur expliquer les droits et devoirs des époux en précisant bien le droit des étrangers puisque l’un des deux de nationalité algérienne ne dispose pas d’une carte de séjour, sa demande d’asile ayant été refusée. Mais le droit au mariage est supérieur au droit administratif et une mairie ne peut s’opposer à un mariage au prétexte que l’un des deux futurs époux ne possède pas de carte de séjour valide. Ceci a été jugé à maintes reprises par les tribunaux et même par le Conseil Constitutionnel qui a abrogé un article de la loi Sarkozy de 2003 qui demandait aux mairies de transmettre de tels dossiers à la Préfecture avant de procéder au mariage.

Il y a quelques jours, j’ai appris que M. Lemaalem, que je dois marier jeudi prochain, a été placé en centre de rétention administrative à Saint-Exupéry, puis à Marseille, puis enfin retour à Lyon. Il serait en instance d’expulsion. Je suis intervenu auprès du Préfet pour lui rappeler ses devoirs et lui demander de me laisser célébrer ce mariage, même sous la surveillance de la police. J’espère que le droit au mariage sera respecté. En effet, le Conseil Constitutionnel a tranché cette question : « le respect de la liberté du mariage, composante de la liberté personnelle protégée par les articles 2 et 4 de la Déclaration de 1789, s’oppose à ce que le caractère irrégulier du séjour d’un étranger fasse obstacle, par lui-même, au mariage de l’intéressé ».
Épilogue (provisoire) : le Préfet a fait preuve d’un acharnement particulier, puisque M Lemaalem a été conduit à Toulouse dans la nuit de jeudi pour finalement être expulsé vedredi à 8h40 depuis Toulouse-Blagnac sur le seul vol possible avant la fin de rétention qui était imposé par la loi ce vendredi à 14h30.

Rassemblement contre l'antisémitismeÀ l’appel de SOS Racisme et de l’UEJF, un rassemblement a eu lieu lundi matin à la faculté de Médecine sur les lieux de l’agression antisémite dont a été victime un étudiant travaillant en salle de bibliothèque la semaine dernière. Le Président de l’Université Joseph Fourier, Farid Ouabdesselam, a dénoncé cet acte raciste et a demandé à tous les témoins d’intervenir pour s’opposer s’il le faut physiquement à de telles agressions. Il a tenu associer à sa protestation l’action raciste contre un étudiant noir dans un bus ce week end sur le Polygone scientifique. Heureusement, l’intervention du chauffeur a permis d’éviter le pire et d’appréhender les deux skinheads. Nous devons saluer le courage exemplaire de ce professionnel qui a agi en conscience pour protéger ses passagers.

Grenoble se croyait à l’abri de tels actes. Nous devons redoubler de vigilance et dénoncer leur recrudescence avec fermeté. C’est ce que nous ferons cette année encore dans le cadre de la semaine d’actions « Grenoble pour l’égalité et contre le racisme ».

Bougies pour Ingrid Bétancourt le premier mars 200!

Hier samedi, un rassemblement a eu lieu à l’appel du comité Ingrid Bétancourt de Grenoble. Une centaine de Grenobloises et Grenoblois étaient réunis avec une bougie pour marquer le dernier espoir de retrouver Ingrid vivante si la mobilisation continue et s’intensifie pour exiger à la fois des FARC, mais aussi du gouvernement colombien d’agir enfin efficacement pour tirer Ingrid de son enfer.

En pleine campgane électorale, beaucoup de candidats étaient présents parmi les manifestants, rappelant qu’Ingrid était des nôtres puisque déclarée citoyenne d’honneur de Grenoble par le conseil municipal à notre initiative.

Les dernières nouvelles avec une attaque de la Colombie contre un camp retranché des FARC en Équateur faisant plusieurs morts dont celle du numéro 2 des FARC nous font craindre que les négociations en cours sous l’égide du présidend Chavez ne s’arrêtent et une fois de plus laissent la place aux armes : une occasion de libération encore ratée que pourtant pouvait laisser espérer les dernières libérations dont celle de la collaboratrice d’Ingrid Clara Rojas prise avec elle il y a plus de six ans maintenant. Ne relâchons pas notre soutien à Ingrid : elle vit peut-être ses derniers instants enchaînée dans la forêt colombienne.