janvier 2008


Michel Destot et Bernard BettoSamedi, le député-maire a annoncé SA liste que le cabinet négocie depuis des mois. Ce n’était un secret pour personne que le maire tentait d’imiter Nicolas Sarkozy en débauchant des « personnalités » bien connues à droite. Il vient d’ajouter Bernard Betto à son tableau de chasse. Cet adjoint de l’ancien maire corrompu Alain Carignon en charge de l’éducation, puis de la culture n’a rien vu de la corruption qui l’entourait selon ses propres dires. Il en deviendrait donc fréquentable d’après Michel Destot. Il fut pourtant au cours des deux derniers mandats un des plus farouches opposants à la politique de la majorité, fustigeant régulièrement nos budgets en demandant de compresser les emplois de la ville comme l’avait fait Alain Carignon qui en avait supprimé plusieurs centaines. Le plus drôle est que Bernard Betto figurait sur la liste UMP jusqu’à quelques heures de son annonce. Mécontent de sa place, il s’en est retiré au dernier moment à tel point que sa photo a malencontreusement été projetée le soir même au meeting de lancement de la liste déclenchant l’hilarité de la salle… Comment croire à la sincérité de ce ralliement qui s’apparente à un coup politicien. Les Grenobloises et Grenoblois sauront sanctionner le 9 mars cette politique de combines au détriment de tout projet sincère pour l’avenir de notre cité.

Il faut arrêter Michel Destot dans cette dérive pour revenir à des valeurs qui semblent de plus en plus disparues au PS. Pour notre part, notre liste est claire sur ce point et restera ouverte au rassemblement des citoyens de gauche et écologistes pour gagner Grenoble et en faire la première grande ville de France écolo et solidaire sans aucune compromission.

Le Goléon au dessus de La Grave Quelle chance de pouvoir un jour par semaine sortir de la cuvette grenobloise et prendre de la hauteur pour rejoindre les sommets. Avant de revenir dans ce blog aux derniers transferts du mercato politicien qui fait fureur à Grenoble, je vous offre cette vue du massif du Goléon que j’ai eu la chance de gravir samedi par un temps superbe dans une neige soufflée par les vents violents des derniers jours. La montée au Goléon traverse plusieurs hameaux dont je me réjouis de constater que les maisons, dont certaines datent d’avant la Révolution, sont presque toutes restaurées pour des vacances à la belle saison. Pour y accéder, il faut prendre la route à droite à la sortie du tunnel au dessus de La Grave; celle-ci conduit aussi au plateau d’Emparis qui offre des vues superbes sur la Meije.

Arrivée de la flamme olympique à Grenoble en février 2006 Grenoble va fêter dans quelques jours le 40e anniversaire des Jeux Olympiques de 1968. Après le passage de la flamme olympique sur le chemin des JO d’hiver de Turin en février 2006 ci-contre, la fibre patriotique va encore une fois être exaltée. Pour ma part, je ne suis pas contre des fêtes populaires, encore faut-il que la population soit bien au cœur des festivités. Pour cet anniversaire dont les dépenses sont inscrites au budget 2008 pour 300 000 €, combien va aller enrichir les sociétés de communication en tout genre ? Notre groupe a voté contre ce chapître du budget 2008 au conseil municipal du 17 décembre, estimant que cette fête pouvait être réalisée pour au plus 50 000 € avec une participation accrue des jeunes et des écoles et moins de paillettes. Nous nous interrogeons par ailleurs sur l’utilisation de cet évènement en pleine campagne électorale par le maire-candidat à sa réélection. Sans parler d’une inscription d’une partie des coûts dans ses comptes de campagne, ce qui sera éventuellement jugé ultérieurement, on est en droit de remarquer que plusieurs anniversaires des JO n’ont pas connus ces fastes. Qui se souvient encore du 3Oe anniversaire en 1998 ?

Notre liste aux municipales à Grenoble prend forme : les 22 premiers de la liste ont été communiqués ce vendredi. Nous avons choisi de mêler les nouveaux candidats ou candidates avec quelques anciens élus qui pourront ainsi transmettre leur expérience. Une place particulière aussi aux jeunes avec des trentenaires en deuxième et cinquième position… et la seule femme tête de liste à Grenoble. Pour prendre connaissance des 22 premiers de la liste, consultez le site de notre campagne. Votre serviteur photographe (ceci expliquant mon absence de l’autre côté de l’objectif) y figure.

Notre liste n’est volontairement pas complète. Nous rencontrons à chaque réunion des Grenobloises et Grenoblois qui veulent en faire partie. Le rassemblement que nous proposons pour faire de Grenoble la première grande ville de France conduite par une majorité de gauche écologiste et alternative est ouvert à chacune et à chacun.

Suite à plusieurs plaintes de victimes de discrimination déposées après un testing auquel j’avais participé en tant que témoin, les gérants de la discothèque « Ambiance Café » à Grenoble ont été à nouveau condamnés en appel à 5000€ d’amende et à des dommages et intérêts pour SOS Racisme qui s’était portée partie civile. Cette confirmation de la peine infligée en première instance dont je vous ai déjà parlé est importante, car elle confirme la légalité du testing réalisé suivant des règles strictes : testeurs n’ayant jamais fréquenté l’établissement, tenue correcte, plusieurs groupes d’origines diverses à intervalles de temps suffisant, aucun dialogue avec le personnel filtrant les entrées.

La seule question que l’on peut se poser : pourquoi la Police ne mène pas elle-même ces contrôles de non-discrimination à l’entrée des établissements de nuit ? C’est bien ce que le nouveau Contrôleur général de la Police de l’Isère avait proposé au Préfet en réunion du Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance dans lequel je représentais la ville de Grenoble au côté du maire. À mon grand étonnement, le Préfet de l’Isère avait alors coupé court à cette proposition : « ce n’est pas le rôle de la police : laissons cela aux associations ! » et j’ajouterai aux élus qui ont peut-être autre chose à faire que de passer des nuits blanches pour témoigner à la place des fonctionnaires chargés de réprimer les délits de toute nature…

Chapelle et théâtre Sainte Marie d'en BasL’ancienne chapelle Sainte Marie d’en bas classée monument historique attendait depuis des décennies d’être ravalée. Nous l’avons demandé et c’est chose faite aujourd’hui face à la résidence ODTI réhabilitée elle il y a deux ans. Ce quartier Très-Cloitres a mal vieilli depuis « l’opération tiroir » lancée par l’équipe d’Hubert Dubedout il y a plus de trente ans, qui a consisté à reconstruire bloc par bloc en maintenant la population de travailleurs immigrés en place (au moins en partie, car la suppression des taudis bondés a forcément entraîné du relogement ailleurs dans la ville).
Cette chapelle historique est décrite ainsi sur le site Patrimoine en Isère du Conseil Général :
« Cette ancienne chapelle du couvent de visitandines fondé en 1652, fut ouverte au culte en 1786. A partir de la Révolution, les bâtiments servent de magasin d’habillement pour l’armée, dépôt et halle aux grains, avant une démolition partielle en 1903. La chapelle, préservée, abrite le Musée Dauphinois de 1906 à 1967. Seule la façade, ornée d’un beau portail encadré de colonnes jumelées portant un entablement et des pots-à-feu, surmonté d’un motif de nuées rayonnantes, est aujourd’hui visible : l’aménagement d’une salle de théâtre dissimule l’élégante décoration intérieure de style Louis XVI. »
Il reste encore du travail à l’intérieur pour redonner à ce patrimoine son lustre d’antan… après le ravalement et la réhabilitation des logements et commerces de toute cette rue.

Michel Destot et Jacques ThiarÀ force de voir se succéder les ralliements à Sarkozy de membres du PS et non des moindres, la question peut être posée. Beaucoup de militants socialistes avec lesquels je mène des actions comme la Votation Citoyenne se demandent bien où va leur parti. À Grenoble, le maire socialiste et candidat à sa réélection Michel Destot n’est pas en reste. La radio locale France Bleue Isère croyait le révéler tout à l’heure : Michel Destot envisage de placer sur sa liste le président de l’association « Les amis de Nicolas Sarkozy », qui a siégé au Conseil Municipal dans les rangs de l’opposition durant ce mandat. Les tractations ne remontent ni d’hier, ni de l’annonce au conseil municipal de décembre du retrait de cet élu du groupe de l’opposition. Près de deux ans en arrière, le Maire contre l’avis de son adjoint défendant une délibération a fait accepter un amendement présenté par cet élu. Depuis lors, les manœuvres de séduction se sont succédé, le Maire déclarant même en public à cet élu : « vous avez toutes les qualités, sauf celle d’être dans ma majorité ». Les militants sincères du Parti Socialiste sauront-ils convaincre Michel Destot de ne pas commettre cette confusion entre la droite et la gauche : l’avenir le dira bientôt.

Maryvonne BoileauL’annonce en a été faite aujourd’hui : la liste « Écologie et Solidarité en actes », rassemblement citoyen soutenu par les trois mouvements Alternatifs, ADES et Verts sera conduite à Grenoble par Maryvonne Boileau, conseillère municipale déléguée au logement social et présidente depuis 2001 d’ACTIS, l’organisme HLM de la ville. Cette désignation est le fruit d’un travail mené au sein de nos mouvements, mais aussi avec tous nos contacts que nous rencontrons depuis des mois. Contrairement à d’autres listes, ce choix a été fait en même temps que les 22 premiers de la liste qui seront rendus publics dans les prochains jours.

Le combat mené pour faire de Grenoble la première grande ville de France écolo et alternative ne fait que commencer avec un premier grand meeting ce soir à 20h30 avec Denis Baupin, maire-adjoint à Paris en charge des Transports (20h30 à la Maison des Associations).

Vendredi, le président de La Métro avait choisi de présenter les vœux de la communauté d’agglomération au Grand Stade des Alpes en cours de finition. Des élus écologistes de La Métro appartenant au groupe « Écologistes et Gauche Citoyenne » ont tenu à rappeler à cette occasion leur opposition à ce projet pour des raisons aussi sociales, car, pour son coût actuel de plus de 73 millions d’euros pour un équipement à usage exclusif d’une société privée de sport professionnel, près de 5000 logements sociaux auraient pu être aidés pour leur construction : la politique, c’est d’abord faire des choix ! (reportage FR3 Grenoble)

À travers une sélection de 80 photos, je vous propose un survol de l’action publique d’un élu alternatif à Grenoble au cours de l’année passée.
Pour 2008, je vous souhaite la réalisation de tous vos vœux pour vous et vos proches. Que cette année soit celle de la mise en actes d’une vraie politique d’écologie et de solidarité à Grenoble avec la liste que nous présentons le mardi 8 janvier à 20h30 à la Maison des Associations à l’occasion du meeting organisé avec Denis Baupin, Maire-adjoint aux Transports à Paris.