août 2007


Piscine Les Dauphins le jour de son ouverture35 ans après la dernière piscine (Iris à Villeneuve), une nouvelle piscine a ouvert ses portes aujourd’hui à Grenoble : la piscine Sud au Village Olympique baptisée «Les Dauphins». Le fameux «plan-piscine» trouve ici avec cet équipement sa première réalisation. Il est vrai que les retards de cette piscine ne peuvent être mis au compte de la municipalité. Siégeant chaque semaine avec cinq autres élus en commission d’appels d’offres, j’ai suivi de l’intérieur les offres des entreprises qui pour le lot «gros œuvre» ont dépassé de près de 30 % les prix pratiqués ailleurs en France pour des piscines comparables. Le temps de relancer le marché avec un projet revu à l’économie pour tenter de rentrer dans l’enveloppe prévue, la piscine aura pris près de 18 mois de retard.

Aujourd’hui, jour de son ouverture, l’affluence était au rendez-vous et tout semble bien se passer malgré quelques réglages inévitables. Je tiens à féliciter les équipes techniques et du service des Sports pour avoir réussi ce pari. Grenoble attend maintenant la suite du «plan-piscine» avec la requalification des piscines Chorier-Berriat, Clos d’Or et Iris ainsi que la reprise de la piscine Jean Bron avec un bassin couvert et son ouverture toute l’année. Les Grenoblois n’attendront pas 35 ans cette fois !

Lettre du Président du CGI au CCREG le 12 juillet 2007La consultation sur la rocade nord ne s’adressant qu’aux électeurs inscrits sur les listes électorales, le Conseil des Résidents Étrangers Grenoblois, qui milite depuis des années pour que cesse cette discrimination légale dont sont victimes les résidents étrangers à l’Union Européenne qui ne sont pas électeurs, a écrit à André Vallini, Président du Conseil Général de l’Isère, pour marquer sa réprobation de ne pas être consulté pour donner leur avis et peser sur une décision qui engagera aussi les impôts des résidents étrangers isérois.

La réponse d’André Vallini est un véritable affront à la citoyenneté des résidents étrangers. Sans reconnaître en rien les lacunes du mode de consultation proposé qui est contraire au programme de son parti lequel demande le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers, le Président du CGI tente de justifier son choix en parlant de « minorités agissantes »… Ce qualificatif s’adresse t’il aux étrangers ? Sa phrase reproduite ci-contre peut laisser planer le doute… Range t’il aussi sous ce vocable toutes les femmes mariées qui ayant pris le nom de leur époux ne sont pas consultées puisque les envois du CGI portent leur nom de jeune fille comme sur les listes électorales et que les courriers reviennent par centaines au Conseil Général avec la mention « N’habite pas à l’adresse indiquée » ?

Encore une fois cette consultation bidon est une vraie mascarade anti-démocratique. Il ne reste que quelques jours pour répondre non à la rocade et sanctionner de telles pratiques du Conseil Général.

Aghiles à Lyon le 7 mai 2007 en soutien à François AugusteEncore une fois la solidarité avec les étrangers menacés d’expulsion a payé. Ce printemps à Grenoble deux jeunes ont bénéficié d’un large soutien populaire pour empêcher leur retour dans leur pays qui non seulement aurait interrompu leurs études et leur intégration en France, mais aussi leur aurait fait courir les plus grands risques pour leur sécurité.

Après que le tribunal administratif ait confirmé le 3 juillet la légalité de l’obligation à quitter le territoire (OQTF) prise par le Préfet de l’Isère à l’encontre d’Ariane Siménou, étudiante en BTS, ce dernier remettait le 4 juillet en Préfecture un récépissé de trois mois à Ariane, avant la carte de séjour étudiant d’un an à la rentrée.

Le 20 juillet Aghiles Slimani, lycéen à Mounier (photographié ici le 7 mai à Lyon lors de la manifestation de soutien à François Auguste) recevait aussi un titre de séjour étudiant-élève.

Bravo à toutes et celles et ceux qui leur ont apporté leur soutien. Mais, je ne peux m’empêcher de penser à ceux restés anonymes qui vont être reconduits dans leur pays sans faire les titres de la presse. Je reçois chaque semaine des personnes qui viennent de recevoir des OQTF sans avoir les moyens ni de se payer un avocat, ni de mobiliser autour d’eux. Il ne reste que le bon vouloir du Préfet auquel je fais appel régulièrement, mais c’est bien plus aléatoire que la large mobilisation dont ont bénéficié Ariane et Aghiles.