décembre 2006


Patinoire sur l'Esplanade à MetzPuisque la suggestion est faite sur un autre blog grenoblois de réinstaller pour les fêtes une mini-patinoire sur une des places centrales de Grenoble, voici une image de celle qui est en place en ce moment à Metz (oui, la statue n’est pas Bayard, mais le maréchal Ney natif de Metz…).

Je ne connais pas les coûts pour une ville, mais là-bas l’utilisation est payante avec location de patins sur place. Il est sûr que pour les familles qui souvent ne savent pas quelle activité proposer à leurs enfants dans cette période, cela peut être une solution, si l’accès est à prix modéré.

Le lac Fourchu en hiverPour compenser le manque de ski en station, je vous propose une ballade en raquettes (nécessaires seulement vers la fin) dans un site très fréquenté l’été par les familles dans le massif du Taillefer : le lac Fourchu désert en hiver. Il est pourtant facile d’accès avec les conditions de faible enneigement que nous connaissons actuellement.

J’apprécie particulièrement ces ambiances irréelles qu’illustre cette photo, dont j’ai laissé volontairement la dominante bleue qui peut faire croire à une température très basse, alors qu’il devait faire seulement hier -5° à plus de 2000 m…

Enregistrement France Bleu Isère pour RFIRadio France Internationale (RFI) m’a invité à participer aujourd’hui en direct à l’émission « Les visiteurs du jour » consacrée au vote électronique. En duplex depuis les studios de France Bleu Isère à Grenoble, j’ai échangé avec les autres participants Thierry Vedel, politologue et chercheur au CEVIPOF et Laurent Mossu correspondant de RFI à Genève.

Thierry Vedel a rappelé l’histoire du vote électromécanique introduit en France en 1969, puis abandonné aux débuts des années 80 et la relance cette fois du vote électronique par Nicolas Sarkozy en 2003. Laurent Mossu a fait part des expériences de vote par SMS dans une petite commune suisse et plus largement du vote par correspondance, que nous avons abandonné pour cause de fraude et que la Suisse redécouvre sans que cela ne relance vraiment la participation. Pour ma part, j’ai précisé mes craintes sur le vote électronique, que Grenoble a su éviter, qui met en œuvre de vrais ordinateurs dont personne n’a vérifié le bon fonctionnement avec des outils sérieux. De plus ces machines empêcheront tout recomptage des votes en cas de contestation puisqu’il n’y a plus de bulletins à compter.
Nous sommes tous les trois tombés d’accord sur l’introduction prématurée du vote électronique et qu’il valait mieux conserver le vote manuel contrôlable par les citoyens. Thierry Vedel a même ajouté qu’il faudra attendre une génération pour pouvoir abandonner les urnes transparentes…

Vous pouvez écouter cette courte émision (20 minutes) depuis le site de RFI ici (émission du 27 décembre).

Clémentine Autain et Marie-George Buffet à Grenoble le 13 novembreUne fois encore, le PCF a raté le coche. La dynamique enclenchée par le non de gauche au référendum du 29 mai 2005 risque de ne pas se remettre de son choix de présenter la candidature de sa secrétaire générale Marie-George Buffet à la prochaine élection présidentielle. Après le choix de la majorité de la LCR de maintenir Besancenot (si les 500 signatures sont obtenues…), cette nouvelle candidature d’un parti de la gauche anti-libérale montre combien les partis ont du mal à s’effacer devant les mouvements qu’ils sont censés représenter.

Après le retrait prématuré de José Bové et tout bien pesé, la candidature de Clémentine Autain portée par beaucoup de collectifs me semble la plus propice à obtenir un score qui ne soit pas de simple témoignage. Apparentée PCF au conseil de Paris, elle pouvait rallier les suffrages des électeurs communistes. Sa jeunesse, son discours sans langue de bois, sa défense contante des luttes des femmes, des sans-papiers et sans-logis pouvaient rassembler largement.

Au lieu de cela, Marie-George Buffet risque de faire un score moindre que celui de Robert Hue en 2002 (3,37 %) et les collectifs de se démobiliser alors qu’ils doivent être présents non seulement aux présidentielles, mais aussi aux législatives qui suivent et aux municipales en 2008. Quel gâchis !

Conseil Municipal vu de ma placeQuelques enseignements de ce conseil qui marque un moment important chaque année de la vie municipale :

- un retour à la maîtrise de l’endettement possible en partie par la baisse des dépenses liées à l’enlèvement des ordures prises désormais en charge par la communauté d’agglo (4 M€ de dépenses en moins)

- de bonnes politiques d’investissement pour les écoles, la proximité, le logement…

- mais aussi des subventions à MINATEC (plus de 3M€) dont nous avons demandé en vain la suppression : ce n’est pas dans les compétences de la ville de venir ainsi aider la recherche publique et privée sans mesurer les risques des nanotechnologies.

- une demande de notre groupe non acceptée d’inscrire au budget une allocation municipale d’habitation à hauteur de 400 000 € pour venir directement en aide aux personnes ayant le plus de mal à faire face aux hausses des charges.

Au final, nous avons obtenu un vote du budget chapître par chapître et ainsi ne pas voter le chapître économique comprenant les opérations MINATEC et Nanobio.

D’autres prises de position intéressantes : GO par la voix de Jean Caune vole au secours du maire pour lui apporter un soutien sans faille aux aides à la recherche et même en demandant encore plus, le groupe communiste qui vote contre le budget annexe stationnement sauf trois de ses membres qui s’abstiennent (sinon le budget ne passait pas !), Matthieu Chamussy qui fait une déclaration anti-Carignon (son chant du cygne avant son exclusion de l’UMP ?)

Immeuble ACTIS 53 Alsace-LorraineLundi était inauguré un nouvel immeuble de l’Office d’HLM ACTIS en plein centre ville au 53 avenue Alsace-Lorraine. Ce bâtiment conçu pour être économe en énergie avec isolation renforcée et chauffe-eau solaire propose 11 logements sociaux dans une des avenues les plus recherchées de Grenoble. Avec Maryvonne Boileau, présidente d’ACTIS et membre de mon groupe d’élus au conseil municipal, je me félicite de cette réalisation exemplaire qui permet de maintenir ou faire revenir en centre ville des personnes dont les revenus ne permettraient plus d’accéder au logement privé dans ces quartiers. Il reste à aider les bailleurs sociaux à « sortir » plus souvent de telles opérations en apportant des subventions à hauteur du coût d’achat du foncier qui lui aussi a explosé.

Dommage qu’ACTIS pour cette raison ait dû abandonner l’opération prévue rue des Bons Enfants à côté du cinéma Le Club. Il aurait été possible à cet endroit de construire plus de 11 logements. Probable aussi qu’une opération immobilière privée prendra sa place en proposant des appartements inaccessibles aux bas revenus…

Feu d'artifice depuis la Tour PerretCe blog a un an aujourd’hui. Créé fin décembre 2005 à l’occasion du vote du budget 2006, ce site existe depuis 12 mois. À cette occasion, il a bénéficié d’un rajeunissement et d’outils plus modernes pour éviter les spams (messages non désirés).

Sa notoriété est encore à faire, mais je reçois des commentaires oraux qui me montrent que mon travail est lu. N’hésitez pas à placer vos commentaires par écrit et à me faire part des difficultés éventuelles que vous rencontreriez pour cela. A priori une fois un commentaire accepté, les messages suivants que vous publierez seront en ligne en direct sans modération préalable. Je ne suis pas sûr que beaucoup de blogs politiques offrent cette possibilité.

Demain est un autre jour avec le vote du budget 2007 au conseil municipal. J’y reviendrai.

Stéphane Paoli à l'Hôtel de Ville le 13 décembre 2006Mercredi soir se tenait à l’Hôtel de Ville de Grenoble une réunion consacrée à l’enquête lancée cet automne auprès des grenoblois sur les projets urbains pour le centre ville, à laquelle plus de 10 000 habitants avaient répondu.

Devant l’affluence attendue et les risques de débat difficile à contrôler en cette période préélectorale, le maire avait choisi de faire appel à un « modérateur », pour permettre d’assurer un échange équitable entre les éluEs, les techniciens et la salle. Jusque là, rien à dire.. Sauf que le modérateur choisi était Stéphane Paoli, journaliste de France Inter qui a animé pendant 7 ans la tranche la plus écoutée du 7-9, ainsi que « Le téléphone sonne » de 19 à 20 h. Autant dire, une pointure… il s’en est d’ailleurs très bien sorti, sachant remettre sur rails des interventions qui partaient en vrille.

On est en droit cependant de poser quelques questions : combien cette prestation a coûté à la ville ? Le salaire des journalistes de service public payé par la redevance est-il si bas qu’ils soient obligés de faire ainsi des « ménages » ? Le maire de Grenoble sera t-il invité plus régulièrement au « Téléphone sonne » ?

Stéphane Paoli n’est pas le seul journaliste de service public à arrondir ses fins de mois, même s’il a été régulièrement pointé du doigt pour cela (dès 2000 dans le Canard Enchaîné).

Citons pour finir des extraits de « la Charte des devoirs professionnels des journalistes français » établie en 1918 :
« Un journaliste, digne de ce nom :… ne touche pas d’argent dans un service public ou une entreprise privée où sa qualité de journaliste, ses influences, ses relations seraient susceptibles d’être exploitées. »

Professeur Youri Bandajevsky au Musée DauphinoisÀ l’invitation du Musée de la Résistance et de la déportation de l’Isère, le Professeur Youri Bandajevsky était hier à Grenoble dans le cadre de l’exposition « Restez Libres ! » présentée au Musée dauphinois. À ma connaissance, c’est la première fois que venait à Grenoble ce résistant au mensonge organisé par l’État Bélarus sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl pour les populations et particulièrement les enfants.

La conférence avait pour thème la Résistance au Mal et voulait montrer que ces résistants ne se considéraient pas comme des personnes extraordinaires, mais des gens comme les autres qui simplement ne s’étaient jamais posés la question d’agir autrement que de témoigner de la vérité. C’est ce que nous a magistralement proposé en introduction le philosophe Michel Terestchenko. Ensuite a été projeté le documentaire « Youri (Bandajevsky) et Galina » de Wladimir Tcherkoff également présent au débat qui a suivi.

Rappelons que Youri Bandajevsky a été arrêté en 1999 alors que spécialiste en anatomopathologie, il dirigeait l’Institut d’Etat de médecine de Gomel qu’il avait fondé 9 ans plus tôt. Ses travaux avaient montré les conséquences graves de Tchernobyl sur la santé des enfants biélorusses dont le pays a reçu plus de 70% des retombées radioactives. Condamné à une peine de 4 ans de prison, il a ensuite été placé en relégation, avant d’être autorisé à partir en France après paiement d’une rançon de 13 800 € par la CRIIRAD pour lui et son épouse Galina. Accueilli à Clermont-Ferrand depuis 2005, ville qui l’a nommé citoyen d’honneur, il tente de reprendre ses recherches depuis la France, ne pouvant exercer dans son pays. Je tiens à saluer les militantes et militants grenoblois qui ont soutenu son combat pendant toutes ces années.

© David BURNETT (CONTACT PRESS IMAGES)Augusto Pinochet vient de mourir aujourd’hui sans être jugé pour ses crimes. Après une première tentative avortée de coup d’état le 29 juin 1973, Allende l’avait chargé de contrôler les menées séditieuses de l’armée chilienne. C’est donc en parfait traître qu’il a commandé le coup d’état du 11 septembre 1973 conduisant Salvador Allende à préférer se donner la mort plutôt que de tomber aux mains de ses bourreaux et voir son image utilisée contre sa volonté.

J’ai quitté le Chili le premier septembre 1973 par un des derniers vols décollant de Santiago. J’ai laissé derrière moi de nombreux amis chiliens avec lesquels nous avions eu des discussions passionnées jour et nuit pendant un mois intense de voyage politique qui nous avait mené de Santiago à Valparaiso, de Conception à Temuco… Je me demande souvent combien sont morts et combien ont pu échapper à la terreur fasciste de Pinochet et des siens. Nous avons accueilli de nombreux réfugiés chiliens ici à Grenoble et je garde espoir que, comme eux, mes amis aient pu échapper à leurs assassins.

Pinochet est mort, mais il reste de nombreux criminels impunis. La lutte pour la vérité et la justice continue.

Grenoblois devant maquette de Lyon ConfluenceSamedi 2 décembre, la Villle de Grenoble avait invité les grenoblois à une journée de visite des grands projets de rénovation urbaine de Lyon. Près de 800 personnes s’étaient inscrites, ce qui montre bien l’intérêt manifesté pour les questions d’urbanisme. Pour cette première visite, seuls les 300 premiers ont pu accompagner le maire et des élus à Lyon. Une autre visite sera organisée en début d’année.

Venant après des visites du conseil consultatif du centre ville à Chambéry et Turin, cette journée a permis d’apprendre de notre ville voisinne, de ses élus et de ses techniciens les projets en cours qui vont transformer Lyon : quartier des Célestins, reconquête des berges, ambitieux projet de Lyon Confluence au sud de la presqu’île, que j’ai choisi de suivre.

Grenoble doit s’enrichir des expériences des autres et c’est bien aussi le rôle que l’on a voulu donner à La Plateforme dans l’ancien musée de Grenoble où alternent des expositions de projets d’ici et d’ailleurs. Ce lieu qui a été l’objet de discussions acharnées au sein de la majorité avant sa création fait aujourd’hui consensus et a su montrer toute son utilité.

Enfants menacés d'expuslionHier samedi 2 décembre, une expulsion d’une mère et de ses enfants était prévue à Lyon Saint-Exupéry. Le Réseau Education Sans Frontières avait pu alerter les passagers avant l’embarquement. François Auguste, conseiller régional du groupe communiste qui prenait cet avion pour Paris a courageusement essayé de mobiliser les autres passagers pour leur demander collectivement de ne pas laisser embarquer de force une mère contre sa volonté comme le demandent les syndicats CGT et Sud Aérien d’Air France.

L’élu régional ainsi qu’un fonctionnaire qui l’accompagnait ont été violemment expulsés de l’avion et retenus plus de 5h en garde à vue. Il est intolérable que la police de la République se livre ainsi à des actes violents contre des personnes qui n’ont commis aucune délit si ce n’est de s’adresser aux passagers de l’avion qu’ils allaient prendre ensemble.

Quant à la mère en cours d’expulsion, elle a refusé d’être embarquée de force à Paris pour retourner au Kosovo. Pourtant cette famille qui n’a pas voulu se livrer aux pillages et aux incendies de biens serbes est réellement menacée et d’ailleurs plusieurs frères et soeurs ont obtenu le droit d’asile en France et dans d’autres pays européens.

Nous demandons le maintien de la famille Raba et de ses enfants dont deux nés en France sur notre territoire et l’arrêt de toute poursuite contre François Auguste et Patrick Lusson qui l’accompagnait dont l’action courageuse a tout notre soutien.