lun 7 juin 2010
Trop rares à Grenoble, les arts de la rue faisaient la fête samedi soir dans notre ville. Dans le cadre du festival « Quartiers Libres », la troupe espagnole Xarxa teatre a entraîné le public dans un défilé déjanté de 22h à minuit entre la Maison de la Culture et le Parc Hoche. Ils étaient déjà venus à Grenoble il y a une quinzaine d’années avec à l’époque des toros de fuegos parcourant le parc de Villeneuve dont mes enfants se souviennent encore… Alors que d’autres villes savent organiser de vraies fêtes populaires, Grenoble n’a pas su en créer une qui soit pérenne d’année en année. Pourtant la période semble propice aux grands rassemblements qui rassurent et font oublier la crise et son cortège de laissés pour compte. Mais au lieu de tolérer les grandes beuveries appelées pudiquement apéros géants, il serait temps que de tels évènements festifs et aussi culturels, comme sait si bien le faire le Xarxa teatre, aient plus souvent leur place dans notre ville. Notre municipalité préfère accueillir le Criterium du Dauphiné pour 40000 € et autant sinon plus en prestations gratuites, alors que ce passage de cyclistes parfois dopés ou maintenant à moteur n’a jamais entraîné aucune ferveur populaire…
Parmi les nombreux musées de Berlin, le musée juif est l’un de ceux qu’il ne faut pas rater. Construit dans le quartier de Kreuzberg à Berlin Est, il a été l’objet d’une rénovation complète en 1999 par l’architecte américain Daniel Libeskind. L’ancien Berlin Museum, dont on voit ici l’entrée, a été agrandi par des bâtiments futuristes faits de blocs de béton aveugles et de couloirs lugubres donnant une impression de malaise pour nous faire entrer dans l’univers concentrationnaire. Les salles présentent l’histoire des juifs en Europe et leurs différentes migrations à la suite des violences dont ils ont été les victimes bien avant la Shoah. Une part importante est laissée à la culture juive avec la reconstitution de toutes les traditions et rites qui perpétuent l’identité juive au fil des siècles. J’ai bien apprécié la visite avec audioguide en français donnant quand on le désire des explications très complètes. Il faut prévoir au moins deux heures de visite à compléter par celle du Mémorial de l’Holocauste près de la Porte de Brandebourg. Pour avoir plus d’explications et de photos du musée, je vous conseille d’aller visiter
Samedi était inaugurée la bibliothèque la plus proche de chez moi à Teisseire, mais je devrais dire plutôt Teisseire-Malherbe puisque les deux quartiers sont désormais jumelés pour plus de mixité sociale. Cet équipement a attendu son ouverture dix ans, puisque c’est le temps qui s’est écoulé entre la démolition de l’ancienne bibliothèque et sa reconstruction. Mais entre temps les ouvrages, le personnel et les lecteurs ont pu migrer dans deux classes vides d’une école voisine.
Vendredi soir, le cinéma d’Art et d’Essai de la rue de Strasbourg, le Méliès, recevait l’humoriste algérien Fellag. L’occasion de nous présenter le film qu’il avait choisi : « Les Raisins de la Colère » de John Ford qui retrace l’exode de métayers du Middle West américain chassés par les firmes propriétaires vers la Californie, nouvel eldorado. Arrivés là-bas au prix d’un éprouvant voyage, ils étaient exploités par les patrons à la cueillette des fruits pour une bouchée de pain. Une lueur d’espoir dans ce film très noir : grâce à l’union des travailleurs pauvres, les firmes devaient céder à leurs revendications.
Ce samedi avait lieu la fête du quartier Villeneuve. Malgré un temps froid et maussade, dès 10 heures du matin étaient réunis sur la place rouge 750 enfants des écoles du quartier qui sous la conduite de leurs enseignants et d’animateurs ont chanté en chœur de nombreuses chansons pendent presque une heure. Quel bonheur de profiter chaque année de ce spectacle préparé toute l’année ! Tous ces enfants nous donnent à chaque fois le meilleur d’eux-mêmes pour le plaisir de chanter tous ensemble. Une image des « quartiers sensibles » qui change des reportages sur les voitures brûlées et qu’on aimerait aussi retrouver dans les médias… Bravo à tous les professionnels et bénévoles qui font de cette fête un moment trop rare de se retrouver autour des spectacles, des repas pris ensemble dans le parc et des nombreuses animations organisées par l’
Depuis plus d’un mois, les lycéens de Grenoble ont été parmi les premiers de France à sortir de leurs lycées pour manifester leur colère devant le plan de suppression de plus de 11 000 postes d’enseignants dès la rentrée prochaine. Le gouvernement ne prend certainement pas les bonnes décisions pour « liquider mai 68 », comme l’a revendiqué Sarkozy il y a un an jour pour jour dans son meeting de Bercy ! Au contraire, il a réussi après les étudiants à faire descendre les lycéens dans la rue. Hier au conseil municipal, j’ai proposé
Samedi soir était donné le spectacle « Pas de quartier » (entendre pas de danse…hip hop) à la Maison de la Culture dans le cadre de la XIe campagne contre le racisme de la ville de Grenoble. Cette manifestation gratuite avait rempli les mille fauteuils de l’auditorium d’un public qui n’a pas toujours l’occasion de fréquenter cette maison. Il a été conquis par ce spectacle de grande qualité et plein d’émotions avec des tableaux sur l’histoire de l’immigration allant des indigènes de la République au regroupement familial. Les jeunes artistes de ce
Une nouvelle équipe mise en place il y a quelques mois vient de nous dévoiler la saison d’AMAL ce samedi lors d’une après-midi « Portes Ouvertes ». Depuis la calligraphie arabe en passant par des cours de français et d’arabe, mais aussi de la danse orientale ou comme ici grecque, toute une variété d’activités sont proposées aux adhérents.
Chaque année l’association
Samedi 21 janvier sera réouvert le CNAC, Centre National d’Art Contemporain dans la halle Bouchayer appelé « Magasin ». Cette halle a été achetée par les industriels Bouchayer au début du XXe siècle. Elle constituait un des pavillons de l’exposition universelle de Paris en 1900. Le plus grand pavillon était le Grand Palais dont on peut voir les verrières métalliques restaurées ci-contre après 10 ans de travaux.