mar 1 jan 2013
Rétrospective 2012
Envoyé par Gilles Kuntz sous Culture , Montagne , Politique , Université , VoyagesPas de commentaire
mar 1 jan 2013
sam 13 oct 2012
Depuis hier, le plan-relief de Grenoble est exposé au Magasin à Bouchayer-Viallet. Réalisé en 1840 il montre une bourgade abritée par la Bastille couverte de vignes. Les fortifications enserrent encore la ville qui ne doit compter que quelques dizaines de milliers d’habitants. Ce plan de grande dimension (un carré d’environ 8 m de côté) est placé au fond de la grande halle entouré d’un déambulatoire permettant de le voir en détail. Néanmoins un téléobjectif pour les photos (sans flash) ou des jumelles sont indispensables pour garder un souvenir précis des rues de Grenoble.
Sur la photo ci-contre que l’on peut agrandir en cliquant dessus, on voit la place Notre-Dame, la tour Vinoy qui fait partie aujourd’hui du musée de Grenoble, la passerelle Saint-Laurent sur l’Isère..
Vendredi prochain un autre plan-relief du Fort-Barraux sera exposé au Musée Dauphinois. Il date lui de 1693 et fait partie comme celui de Grenoble de la collection du Musée des Plans-Reliefs dans l’Hôtel des Invalides à Paris. Malheureusement le manque de place empêche l’exposition permanente de la plupart des plans, d’où cette présentation exceptionnelle de ceux de Grenoble et de Fort-Barraux sortis des réserves…. avant d’y retourner. Il faut donc en profiter, avant qu’ils ne soient démontés et rangés dans leurs caisses.
ven 14 sept 2012
Qui depuis le Jardin de Ville de Grenoble n’a pas vu cette treille perchée en haut de maisons qui de l’autre côté donnent sur la place Grenette ? Aujourd’hui, il est possible de voir l’envers du décor et de se mettre à la place de Stendhal contemplant les montagnes depuis l’appartement de son grand-père, le Docteur Gagnon. Certes la vue est aujourd’hui cachée par les platanes centenaires du parc, mais on peut deviner ce que pouvait ressentir l’écrivain en mal d’inspiration. Après l’acquisition de nombreux manuscrits désormais consultables en ligne depuis ce site, Grenoble vient aujourd’hui d’ouvrir dans cet appartement un nouveau musée consacré à son illustre concitoyen. Malgré l’exiguïté des lieux, on peut s’imprégner de l’atmosphère de cet appartement bourgeois du 19e siècle et y admirer des collection de livres, de tableaux et un cabinet de curiosités qui trouve son évocation dans le livre Vie d’Henri Brulard. Ce week end pour les journées du Patrimoine 600 visiteurs sont attendus : il est urgent de s’inscrire pour la visite…
sam 23 juin 2012
Depuis 18h aujourd’hui, trois nouvelles salles d’art et essai avec 524 fauteuils sont proposées aux cinéphiles. Enfin.. car cette nouvelle implantation du Méliès cinéma d’Art et d’Essai de la Ligue de l’Enseignement, qui lui permet de quitter sa unique salle de 80 places environ, était attendue depuis dix ans au moins.
Que n’a t-on pas entendu sur les capacités de la Ligue de mener un tel projet, sur la concurrence qui menacerait le cinéma Le Club assez proche classé aussi art et essai, mais dans le secteur commercial… Au final non seulement le projet a vu le jour, mais le Club aussi a annoncé un projet de requalification de ses salles (avec accessibilité) et passage au numérique.. Comme quoi, la concurrence s’est traduite en émulation.. C’est le public qui devrait au final en sortir gagnant.
Longue vie au Méliès et à son équipe.. Rendez-vous en septembre pour l’inauguration officielle…
ven 15 juin 2012
Hier soir avait lieu l’inauguration de l’exposition de Guillaume Ribot (photographe) et Vincent Karle (écrivain) au Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère. A deux pas de la Préfecture de l’Isère qui continue de discriminer les usagers selon le service demandé (accueil en quelques minutes pour une carte grise, en …trois jours pour une demande d’asile), cette exposition retrace le parcours d’une famille réfugiée à Grenoble, que j’ai soutenue en 2009 comme beaucoup d’autres à l’occasion de rassemblements de soutien et de lettres adressées au Préfet. En vain, aujourd’hui la famille Ayari n’a toujours pas obtenu un titre de séjour définitif.
L’exposition retrace le parcours de la famille à travers leurs peines et leurs joies, les arrestations et les soutiens. Elle a tout sa place dans le Musée de la Résistance, car, comme l’ont déclaré hier les auteurs, le rapprochement avec la chasse aux étrangers qu’ils ont étudiée par ailleurs pendant les périodes noires de la dernière guerre est manifeste. Les rafles sont organisées comme alors pour faire du chiffre. A ce propos le témoignage d’un ex-policier de la PAF (Police Aux Frontières) est saisissant.
Un détour à faire dans ce musée cet été surtout avec des enfants pour créer et renforcer la solidarité avec leurs camarades dont les parents sont sans papiers.
dim 1 jan 2012
jeu 18 août 2011
En route vers le Sud-Ouest pour des vacances touristiques et patrimoniales, quelle ne fut pas ma surprise de trouver un peu avant d’arriver à Conques dans un autre village moyennâgeux, une pancarte et des drapeaux placés en l’honneur d’un élu sous une fenêtre de son domicile. Plus loin j’ai retrouvé cette tradition en Périgord avec même des pancartes “Honneur au patron” . Après quelques recherches, j’ai trouvé l’origine de cette pratique qui remonte aux arbres de mai décorés pour le retour du printemps et qui étaient plantés devant le domicile des notables qui ensuite devaient régaler les administrés ou les ouvriers venus les fêter.
Aujourd’hui, je ne crois pas qu’il vienne à l’idée de nos concitoyens de fêter ainsi leurs élus surtout quand ceux-ci tiennent cachés leur adresse personnelle et se font retirer des annuaires de peur d’être dérangé.
Autres temps, autres mœurs !
lun 7 juin 2010
Trop rares à Grenoble, les arts de la rue faisaient la fête samedi soir dans notre ville. Dans le cadre du festival « Quartiers Libres », la troupe espagnole Xarxa teatre a entraîné le public dans un défilé déjanté de 22h à minuit entre la Maison de la Culture et le Parc Hoche. Ils étaient déjà venus à Grenoble il y a une quinzaine d’années avec à l’époque des toros de fuegos parcourant le parc de Villeneuve dont mes enfants se souviennent encore… Alors que d’autres villes savent organiser de vraies fêtes populaires, Grenoble n’a pas su en créer une qui soit pérenne d’année en année. Pourtant la période semble propice aux grands rassemblements qui rassurent et font oublier la crise et son cortège de laissés pour compte. Mais au lieu de tolérer les grandes beuveries appelées pudiquement apéros géants, il serait temps que de tels évènements festifs et aussi culturels, comme sait si bien le faire le Xarxa teatre, aient plus souvent leur place dans notre ville. Notre municipalité préfère accueillir le Criterium du Dauphiné pour 40000 € et autant sinon plus en prestations gratuites, alors que ce passage de cyclistes parfois dopés ou maintenant à moteur n’a jamais entraîné aucune ferveur populaire…
dim 13 déc 2009
Parmi les nombreux musées de Berlin, le musée juif est l’un de ceux qu’il ne faut pas rater. Construit dans le quartier de Kreuzberg à Berlin Est, il a été l’objet d’une rénovation complète en 1999 par l’architecte américain Daniel Libeskind. L’ancien Berlin Museum, dont on voit ici l’entrée, a été agrandi par des bâtiments futuristes faits de blocs de béton aveugles et de couloirs lugubres donnant une impression de malaise pour nous faire entrer dans l’univers concentrationnaire. Les salles présentent l’histoire des juifs en Europe et leurs différentes migrations à la suite des violences dont ils ont été les victimes bien avant la Shoah. Une part importante est laissée à la culture juive avec la reconstitution de toutes les traditions et rites qui perpétuent l’identité juive au fil des siècles. J’ai bien apprécié la visite avec audioguide en français donnant quand on le désire des explications très complètes. Il faut prévoir au moins deux heures de visite à compléter par celle du Mémorial de l’Holocauste près de la Porte de Brandebourg. Pour avoir plus d’explications et de photos du musée, je vous conseille d’aller visiter cet excellent site d’un photographe français.
mer 18 nov 2009
Samedi était inaugurée la bibliothèque la plus proche de chez moi à Teisseire, mais je devrais dire plutôt Teisseire-Malherbe puisque les deux quartiers sont désormais jumelés pour plus de mixité sociale. Cet équipement a attendu son ouverture dix ans, puisque c’est le temps qui s’est écoulé entre la démolition de l’ancienne bibliothèque et sa reconstruction. Mais entre temps les ouvrages, le personnel et les lecteurs ont pu migrer dans deux classes vides d’une école voisine.
Ce bâtiment est composé de deux parties : la bibliothèque au rez-de chaussée et des logements sociaux au dessus, ce qui permet de mieux maitriser les coûts et d’assurer une présence constante dans les équipements. La bibliothèque est une réussite avec de larges baies vitrées et même une partie galbée avec vue imprenable sur les platanes préservés de l’abattage par leur âge vénérable.
Les bibliothécaires avaient organisé pour l’évènement une chaine humaine pour faire passer symboliquement des ouvrages de l’ancienne bibliothèque provisoire à la nouvelle : un exploit puisque la distance les séparant est d’environ 300 mètres. Plusieurs centaines d’habitants ont donc accepté de se prêter à cette action montrant l’unité entre les quartiers. Un bel exemple du vivre ensemble que le Maire a raté en arrivant trop tard.
mer 10 déc 2008
Vendredi soir, le cinéma d’Art et d’Essai de la rue de Strasbourg, le Méliès, recevait l’humoriste algérien Fellag. L’occasion de nous présenter le film qu’il avait choisi : « Les Raisins de la Colère » de John Ford qui retrace l’exode de métayers du Middle West américain chassés par les firmes propriétaires vers la Californie, nouvel eldorado. Arrivés là-bas au prix d’un éprouvant voyage, ils étaient exploités par les patrons à la cueillette des fruits pour une bouchée de pain. Une lueur d’espoir dans ce film très noir : grâce à l’union des travailleurs pauvres, les firmes devaient céder à leurs revendications.
La Méliès, malgré sa petite salle continue son engagement pour un cinéma de qualité et développe tout un travail en milieu scolaire et en particulier vers les plus jeunes avec la création de films d’animation au long de l’année. J’y ai découvert récemment en exclusité à Grenoble des films comme Persépolis, Danse avec Bachir ou La Vie Moderne. Je suis particulièrement heureux que le projet de réimplantation du Méliès sur trois salles dans le nouveau quartier de Bonne semble enfin sur de bons rails : le prochain Conseil Municipal doit voter lundi une subvention d’équipement de 250 000 € à La Ligue de l’Enseignement proprétaire du Méliès dans ce but. Longue vie au cinéma d’Art et d’Essai à Grenoble !
mar 10 juin 2008
Ce samedi avait lieu la fête du quartier Villeneuve. Malgré un temps froid et maussade, dès 10 heures du matin étaient réunis sur la place rouge 750 enfants des écoles du quartier qui sous la conduite de leurs enseignants et d’animateurs ont chanté en chœur de nombreuses chansons pendent presque une heure. Quel bonheur de profiter chaque année de ce spectacle préparé toute l’année ! Tous ces enfants nous donnent à chaque fois le meilleur d’eux-mêmes pour le plaisir de chanter tous ensemble. Une image des « quartiers sensibles » qui change des reportages sur les voitures brûlées et qu’on aimerait aussi retrouver dans les médias… Bravo à tous les professionnels et bénévoles qui font de cette fête un moment trop rare de se retrouver autour des spectacles, des repas pris ensemble dans le parc et des nombreuses animations organisées par l’association Sasfe et le comité des fêtes de l’Union de Quartier.
mar 29 avr 2008
Depuis plus d’un mois, les lycéens de Grenoble ont été parmi les premiers de France à sortir de leurs lycées pour manifester leur colère devant le plan de suppression de plus de 11 000 postes d’enseignants dès la rentrée prochaine. Le gouvernement ne prend certainement pas les bonnes décisions pour « liquider mai 68 », comme l’a revendiqué Sarkozy il y a un an jour pour jour dans son meeting de Bercy ! Au contraire, il a réussi après les étudiants à faire descendre les lycéens dans la rue. Hier au conseil municipal, j’ai proposé un vœu de soutien au mouvement en cours et de demande de rapporter cette décision de suppression de postes. Il a été adopté par notre groupe et la majorité, la droite votant évidemment contre.
mer 21 mar 2007
Samedi soir était donné le spectacle « Pas de quartier » (entendre pas de danse…hip hop) à la Maison de la Culture dans le cadre de la XIe campagne contre le racisme de la ville de Grenoble. Cette manifestation gratuite avait rempli les mille fauteuils de l’auditorium d’un public qui n’a pas toujours l’occasion de fréquenter cette maison. Il a été conquis par ce spectacle de grande qualité et plein d’émotions avec des tableaux sur l’histoire de l’immigration allant des indigènes de la République au regroupement familial. Les jeunes artistes de ce théâtre du voile déchiré ont montré tous leurs talents et ont porté les arts de la rue au niveau le plus haut. D’ailleurs le spectacle a même mélangé musique classique, slam et rap avec un clavecin et une contrebasse sur scène joués admirablement par des musiciens professionnels en tenue de concert…
Une soirée qui a enchanté le public ce soir-là, lequel ne tarit pas d’éloges sur ce spectacle à chaque rencontre dans cette semaine d’engagement pour l’égalité et contre le racisme qui se poursuit jusqu’à samedi.
mer 4 oct 2006
Une nouvelle équipe mise en place il y a quelques mois vient de nous dévoiler la saison d’AMAL ce samedi lors d’une après-midi “Portes Ouvertes”. Depuis la calligraphie arabe en passant par des cours de français et d’arabe, mais aussi de la danse orientale ou comme ici grecque, toute une variété d’activités sont proposées aux adhérents.
AMAL entend aussi aider les enfants qui désirent suivre la section arabe de la Cité Internationale à se préparer dès le primaire par des cours en lien avec l’Education Nationale et la Ville.
Par ailleurs des conférences et colloques seront aussi organisés par AMAL dans ses locaux ou en face au Musée de Grenoble.
N’hésitez pas à passer les voir et à adhérer : cette association qui se donne comme objectifs d’être un pont entre les cultures a besoin de votre soutien.
AMAL est situé à côté de la MJC Allobroges rue Hauquelin (arrêt Musée tram B ).
jeu 8 juin 2006
Chaque année l’association ACIP-ASADO organise une journée festive à Pentecôte autour d’un “asado” argentin. C’est l’occasion pour un large public immigrant, leurs enfants et petits enfants mais aussi beaucoup d’amis de partager ce moment convivial suivi d’un après-midi festif sous les grands arbres du parc de Vizille.
Cette année plus de 600 personnes se sont retrouvées pour perpétuer cette tradition.
Laissons à l’association le soin de présenter leur action :
“Il y a des traditions que les peuples entiers amènent avec eux quand ils sont obligés de quitter leur pays, chassés par une junte militaire ou pour un autre motif. (..) Nous pensons que tant qu’il y aura la volonté de continuer cette tradition, qui est aussi un symbole de notre culture, il sera toujours un lieu de partage de mémoire dans l’exil.“
sam 14 jan 2006
Samedi 21 janvier sera réouvert le CNAC, Centre National d’Art Contemporain dans la halle Bouchayer appelé “Magasin”. Cette halle a été achetée par les industriels Bouchayer au début du XXe siècle. Elle constituait un des pavillons de l’exposition universelle de Paris en 1900. Le plus grand pavillon était le Grand Palais dont on peut voir les verrières métalliques restaurées ci-contre après 10 ans de travaux.
À Grenoble aussi la restauration des verrières du Magasin viennent d’être terminées sous la maîtrise d’ouvrage de la ville de Grenoble avec le concours de l’Etat, de la Région et du Conseil Général dans un souci de préservation du patrimoine. Mais la ville et ses partenaires n’ont pas arrêtés leur politique concernant le CNAC.
Des questions restent posées :
- quelle est sa fréquentation et l’intérêt communal ?
- quelle évolution apporter à son statut juridique associatif aujourd’hui inadapté à une gestion plus rigoureuse de tous les partenaires.
- quel rapprochement pourra enfin se réaliser avec le Musée de Grenoble ? Pourquoi créer ainsi des barrières entre art contemporain et art moderne ?
- l’État qui ne cesse de se désengager continuera t’il à soutenir le CNAC ?
Les réponses à ces questions devront être apportées avant de décider de maintenir le concours de la ville au fonctionnement du CNAC.