Sport-spectacle


Cavendish au départ du contre la montre de GrenobleComme d’autres grenoblois, je suis allé samedi matin voir passer les coureurs cyclistes du Tour de France à 200 m de chez moi vers l’avenue Jean Perrot. Sur la photo ci-contre, le coureur anglais Mark Cavendish porteur du maillot vert du meilleur sprinter et vainqueur de l’étape des Champs Elysées passe à la limite de Grenoble et d’Eybens en position de recherche de vitesse. Il devra attaquer après la montée de Tavernolles puis plus loin celle de Saint Martin d’Uriage où il sera moins à l’aise terminant à 8’35″ du premier.

Comme beaucoup de Français, j’ai suivi depuis mon enfance cette épopée qui marque le début de l’été. A chaque fois que la “Grande Boucle” passait près de chez moi, j’allais voir la caravane et les coureurs qui souvent défilaient en quelques minutes devant nous. A l’époque, nous ne connaissions pas le dopage qui sévissait dans le peloton, mais était moins sophistiqué qu’aujourd’hui. On parlait bien du “pot belge” dans quelques brèves, sans que des contrôles puissent prouver quoi que ce soit. Des coureurs comme l’anglais Simpson sur les pentes du Ventoux y avaient pourtant déjà laissés leur vie. D’autres ont certainement eu leur vie écourtée comme Anquetil, Pantani ou Fignon l’an dernier.

Aujourd’hui après les scandales passés, personne ne peut nier que le cyclisme professionnel est en fait une course entre les tricheurs et les contrôleurs du dopage souvent impuissants devant des règlements qui permettent de se doper sur ordonnance pour soigner soi-disant de l’asthme. Avez-vous remarqué le nombre impressionnant d’asmathiques parmi les cyclistes professionnels ? Les prélèvements permis ne sont aussi pas suffisants. Pendant longtemps aucune prise de sang n’était par exemple effectuée. Des techniques de dopage incontrôlables aujourd’hui comme l’autotransfusion sont connues et pratiquées. Avez-vous remarqué que cette année le vainqueur du Tour de France 2010 Alberto Contador s’est refait une santé juste après la journée de repos pour se retrouver en difficulté deux jours après à l’Alpe d’Huez, les effets de ses traitements étant retombés ? Dans quelques jours le Tribunal Arbitral du Sport dira si le “vainqueur” du Tour 2010 subira on non le même sort que Floyd Landis déchu de son titre de 2006. S’il restait un doute, la lecture de l’article suivant du Monde paru le 14 juillet écrit par un repenti de l’équipe Festina dopée en 1998 “à l’insu de son plein gré” devrait le lever.

Que faire me direz-vous ? Déjà en parler au lieu d’entendre des commentateurs éluder la question ou même la nier. Une ville doit-elle se porter candidate à accueillir cette grande hypocrisie ? Cette année Grenoble aura payé 173 420 € à l’organisateur du Tour de France, la société Amaury Sport Organisation. Mais la contribution de la commune a été bien au delà avec la mise à disposition de personnels, de barrières sur des kilomètres et d’espaces publics privatisés pour l’occasion. Comme je l’ai dit en conseil municipal, il serait plus logique que la société Amaury paye les villes-étape pour leurs apports en nature plutôt que le contraire. Devant l’importance de cette animation pour la ville et malgré tout ce que j’ai écrit, cette année mon groupe s’est abstenu sur cette délibération, le contre la montre décisif pour le gain du Tour ayant exposé Grenoble dans le monde entier cette année.

Il n’en reste pas moins qu’il est grand temps d’agir pour la santé des coureurs souvent malgré eux et leur entourage.

Tribunal AministratifLe Tribunal Administratif de Grenoble a enfin inscrit à l’audience de vendredi dernier premier avril (clin d’œil..) les requêtes que j’avais déposées fin 2005 contre les marchés conjoints du Stade des Alpes et de son parking souterrain toujours vide. Il aura fallu plus de 5 ans pour juger au fond la régularité de marchés qui portent sur plus de 75 millions d’euros… Évidemment, le stade et son parking ont été achevés entre temps et inaugurés en février 2008… et certains vont dire : “Pourquoi s’acharner ainsi pour un dossier perdu ?” Nous ne sommes pas responsables de la lenteur et du manque de moyens de la justice. J’ai agi en tant qu’élu au conseil municipal de Grenoble et comme membre de la commission d’appel d’offres qui a attribué des marchés dont je demande de vérifier la régularité. J’ai formulé la même demande à l’époque au Préfet chargé de contrôler la régularité des délibérations des collectivités territoriales. Ce dernier n’a pas souhaité déférer les délibérations en cause au Tribunal Administratif; j’ai estimé de mon devoir d’élu de le faire à sa place. Lors de l’audience vendredi, le rapporteur public, même si elle a conclu au rejet de mes requêtes a indiqué « avoir longuement hésité face à des arguments convaincants ». Ceux-ci portaient sur la notion de variante pouvant être proposée par les entreprises. En effet le parking, objet de mes requêtes, avait été voté pour une capacité de 630 places; or les entreprises ont répondu pour un parking de 440 places., ce « qui est à la limite d’une variante admise ». Une autre contestation porte sur la méthode utilisée pour classer les offres des candidats. Au lieu de pondérer les notes obtenues pour chaque critère (technique, prix, délais..), la Métro qui analysait les propositions a pondéré les classements obtenus dans chaque critère. Avec cette méthode il est facile de montrer que deux offres classées A devant B voient leur ordre inversé pour B, A puis C dès l’arrivée d’une nouvelle entreprise C qui s’interclasse entre A et B sur un critère. Cette méthode ne note donc pas chaque dossier dans l’absolu mais en fonction des autres.. J’ai expliqué cela à l’audience et déposé un mémoire supplémentaire. Jugement mis en délibéré…

Parking de l'Hôtel de Ville sous le Stade des AlpesEn parallèle avec le Stade des Alpes par la communauté d’agglomération, le maire de Grenoble a décidé contre l’avis de notre groupe ADES-Verts-Alternatifs de construire sous la pelouse et les tribunes du Stade un parking souterrain qui devait à l’origine offrir 1 000 places de stationnement pour un coût d’objectif de 15 millions d’euros.  Les difficultés de réalisation dans une nappe phréatique et les règles drastiques de sécurité pour le public massé dans les tribunes au dessus ont eu pour conséquences de réduire sa capacité à 440 places et d’interdire son usage pour les matchs. Le coût est lui-aussi tombé à 13 millions d’euros, mais sans compter le versement effectué par la Ville à la Métro maître d’ouvrage du Stade pour la dalle commune et les difficultés d’imbrication des deux ouvrages.

Nous avions dit à l’époque que ce parking n’était ni un parking-relais, car trop près du centre ville, ni un parking en ouvrage classique pour les habitants, car trop loin du centre et des habitations les plus denses. Trois ans après son ouverture au public, force est de constater la justesse de nos observations : le parking appelé de l’Hôtel de Ville est vide à 90 % la plupart du temps. Encore a t-il fallu créer des abonnements spécifiques pour très petits rouleurs pour occuper quelques places qui servent de remisage de véhicules qui ne font qu’une ou deux sorties par mois. Une décision de construction qui voulait obtenir l’assentiment des voisins gênés par le Stade, mais qui ne répond à rien : ni aux stationnements sauvages les soir de match puisqu’il est fermé, ni à un usage rationnel le reste du temps. Quant à moi, je continuerai à assister aux matchs en y venant à vélo au stade comme à la patinoire.

Après la fin proche de deux saisons de Ligue 1 du GF38, le coût réel du Stade des Alpes en investissements comme en fonctionnement n’est toujours pas rendu public. À mes questions en commission à La Métro propriétaire, il m’est répondu «c’est trop tôt : nous sommes encore en régime transitoire…». Je rappellerai à ce sujet l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : «La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »

Une association grenobloise qui se consacre à l’analyse des finances locales, l’OFIPOPU est arrivée à des chiffres impressionnants : 93,94 M€ TTC pour sa construction et 7,4 M€ par an pour son fonctionnement à mettre en rapport avec des recettes affichées au budget 2010 de La Métro de 1,43 M€… Donc, un coût payé chaque année par La Métro de 6 M€. On attend les chiffres étayés point par point du Président de La Métro. Et ce ne sont pas les financements apportés par les rares manifestations autres que les matchs de football qui combleront ces dépenses : 60 000 € pour Johnny l’an dernier, mais combien pour les prestations offertes et la réfection de la pelouse après le concert ? Pour début juin cette année lors du Salon du Développement Durable du Dauphiné Libéré, il n’est prévu que 40 000 € à facturer pour huit jours de mise à disposition du Stade*. Encore une subvention déguisée au journal local dont les élus espèrent des articles promotionnels…. Les habitants doivent connaitre la vérité des dépenses et des recettes. C’est un droit à respecter au plus vite.

[MAJ] * ces 40 000 € ne seront même pas versés au final mais compensés par des prestations publicitaires du Dauphiné Libéré pour la Métro…

Cette photo insolite du stade de Grenoble sous la neige a été prise le 4 janvier lors des vœux de La Métro depuis les salons nord. Malgré la bâche chauffante, qui en ce moment fonctionne à plein, la neige a été la plus forte et le match prévu le samedi suivant a dû être reporté. Mais qu’en est-il des coûts réels de fonctionnement de cet équipement à usage privé construit sur deniers publics pour une société anonyme ?

Malgré les questions qui sont régulièrement posées par moi et d’autres à La Métro qui en est le propriétaire, jusqu’à ce jour nous n’avons pu obtenir une analyse de ces coûts. Mais je doute que l’on obtienne un jour le chiffre consolidé de toutes les dépenses faites par les collectivités et par l’État pour le plaisir (n’ironisons pas sur la place actuelle du club…) de 13 336 supporters comme hier soir pour l’affiche de l’année face au leader Bordeaux.

En effet, la Ville de Grenoble mobilise à chaque match l’essentiel de ses policiers municipaux qui sont alors absents du reste de la ville, alors que cette action de sécurité autour d’une manifestation privée ne lui incombe pas. Elle répare les dégâts presque systématiques qui sont commis en ville et autour du stade à chaque match (mobilier public, lampadaires cassés…). L’État mobilise sa police et souvent les gendarmes mobiles pour canaliser les exactions des plus excités. 420 policiers et gendarmes n’ont pas suffi samedi pour les empêcher de casser 325 sièges pour au final une simple amende de 300 € à un seul supporter de Saint-Étienne… Quand on a déjà  assisté aux audiences de flagrants délits au tribunal, on peut s’étonner de cette clémence… Qui va payer cette casse ? La Métro…

Ceux qui ont fait la promotion de ce stade, nous ont parlé de son intérêt pour l’image de Grenoble. Je me suis bien gardé depuis le début de la saison de tirer sur l’ambulance. Je respecte le travail de l’équipe et de son encadrement qui font leur possible pour sortir le club de ce mauvais pas. Mais je ne peux rester silencieux sur ces dépenses incontrôlées, alors que tant de personnes se dévouent bénévolement pour venir en aide aux plus démunis et auraient bien besoin d’une subvention à la hauteur de l’État et des collectivités. Rappellerais-je que la politique, c’est faire des choix ?

Décidément, le ver est dans le fruit et le hockey professionnel n’échappe pas aux « affaires » qui s’étalent dans les magazines à propos du foot. Le club des Brûleurs de Loups de Grenoble que je supporte à chaque match vient d’être condamné par la Commission Nationale de Suivi et de Contrôle de Gestion de la Fédération Française de Hockey sur Glace à 6 points enlevés en championnat et à l’exclusion d’office de la Coupe de France pour deux ans. Pourquoi ces sanctions ? Parce que le club déjà à l’amende plusieurs fois pour dépassement de la masse salariale autorisée a masqué un déficit important de 300 000 euros, lors de la présentation de ses comptes à la commission fin juin. Comme une augmentation de capital à hauteur de  260 000 euros prévue et effectuée depuis allait permettre de ramener le déficit dans des proportions plus raisonnables, de mauvais conseils ont suggéré cette manipulation. Mais c’était faire fi de la probité du commissaire aux comptes qui n’a pas couvert la supercherie et a indiqué dans son rapport ses doutes sur des comptes qu’il n’approuvait pas. La Fédération ne pouvait que sanctionner ce comportement. La démission du Président Jean-Luc Blache assumant ses responsabilités il y a quelques jours a peut-être minoré la sanction, mais celle-ci est bien réelle avec un nouveau challenge s’offrant aux joueurs et au public toujours présent : remonter ce handicap et gagner une nouvelle fois la Ligue Magnus cette année. Cela va être mission presque impossible avec en plus les meilleurs éléments comme Martin Masa sur la photo dont il a fallu se séparer cette année pour diminuer les charges. Au passage ce sont aux joueurs  qu’il faut tirer notre chapeau dans cette histoire : ils ont accepté sans broncher de diminuer cette année leur salaire de 10 %. En est-il de même des dirigeants qui nous l’apprenons sont aussi payés ?

En tous cas samedi le public sera encore là pour le premier match au sommet de la Ligue Magnus contre Amiens.

Insolite : Grenoble a une plage de sable depuis plusieurs années. À côté de « La Bifurk » près de la Maison de la Culture, la Ville a aménagé un grand espace de sable confié à l’association AD2S. De nombreuses activités se déroulent  dans ce lieu d’avril à novembre y compris avec des scolaires.

Samedi après-midi de retour à vélo des manifestations de la journée de lutte contre l’homophobie, j’ai été attiré par des panneaux indiquant un tournoi de beach volley féminin à La Plage. Un petit détour que je n’ai pas regretté m’a permis d’assister à des échanges acharnés du tournoi national qui avait lieu ce week end. Le beau temps chaud rendait la compétition très agréable et le mur peint en arrière-plan pouvait nous faire rêver d’être vraiment au bord de la mer.

Cette plage ainsi que l’ensemble des activités de La Bifurk sont vraiment une réussite pour les jeunes et moins jeunes. Dommage que l’avenir de ce lieu soit compromis par le projet d’urbanisme qui doit transformer le quartier dans quelques années. Il faudra imposer une place pour toutes ces activités dans le plan d’ensemble que l’architecte-aménageur est en train de concevoir pour le compte de la Ville.

Hier soir, l’équipe de hockey de Grenoble a réussi un exploit historique : gagner le championnat de France, la Ligue Magnus, après avoir tout remporté cette saison : coupe des Champions, coupe de la Ligue, coupe de France. Ce « grand chelem » est le premier réalisé la même saison par une équipe de hockey. Les Brûleurs de Loups ont pris le dessus sur l’équipe des Diables Rouges de Briançon arrivée en tête du championnat avant les play off. Un match intense, mais contrôlé par nos joueurs qui ont gagné 5-1 au coup de sifflet final. Il faut rendre hommage à l’équipe haut-alpine qui a fait une remarquable saison malgré un budget bien moindre que celui de Grenoble.

J’ai déjà eu l’occasion de parler ici de l’ambiance familiale des matchs de hockey qui contraste avec celle très macho des stades de foot. Une autre grande différence entre les deux enceintes sportives est à chercher du côté de l’usage qui en est fait. La patinoire est un vrai équipement de service public avec une patinoire ludique ouverte à tous et en particulier aux scolaires tout au long de l’année. Sur la glace sportive se retrouvent les équipes amateur, le patinage artistique et tous les sports de glace alors que le Stade des Alpes est lui strictement réservé  à l’équipe professionnelle de foot, le GF38, et à de très rares spectacles commerciaux. L’État ne s’y est pas trompé qui a refusé de rembourser la TVA due pour la construction du stade, ce qui a fait encore grimper l’ardoise de 18 millions d’euros… Même côté sport-spectacle, la différence des prix est flagrante entre les deux sports : des prix d’entrée qui ont grimpé considérablement côté foot depuis l’ouverture du nouveau stade et côté hockey un abonnement annuel donnant droit à une quarantaine de matchs  pour 180 €, ce qui est le prix de quatre entrées bien placées au Stade des Alpes…

Une nouvelle salle d’escalade a ouvert ses portes depuis septembre à Grenoble dans une ancienne halle industrielle Bouchayer-Viallet le long de l’autoroute A480. Inaugurée il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de visiter ce lieu dont la hauteur a permis la création d’un bel espace de plusieurs centaines de voies artificielles qui dépassent 14 mètres. Une belle réalisation privée, mais quel public pourra se payer ce sport-loisir ? Avec un tarif de 11,50 € la séance et des réductions limitées à 15% pour étudiants et chômeurs, il est loin le temps où pour une adhésion symbolique, nous allions à la carrière de Saint Martin le Vinoux nous initier à la grimpe avec les moniteurs du GUC ! Aujourd’hui, ces sports de salle tout comme le squash ou le tennis indoor sont plutôt réservés aux cadres qui en ont les moyens. Pas de problème pour laisser le privé développer ses activités là où il y a un marché, mais on peut s’interroger quand ces entreprises sont accueillies dans une ZAC publique d’aménagement. Ne devons-nous pas veiller à permettre ces pratiques au plus grand nombre en imposant en contrepartie du lieu, des tarifs plus “sociaux” et un accueil par exemple de scolaires. Je ne demande qu’à être convaincu de la démarche, mais pour le moment je reste sceptique quand à l’ouverture large de cet équipement. En comparaison, une autre salle d’escalade à Voiron qui elle est publique accueille par exemple des stages UCPA avec des tarifs très accessibles…

Fin du match : le GF38 accède à la Ligue 1Hier soir, le GF38 s’est qualifié pour la Ligue 1 de football à l’issue d’un match où l’enjeu a pris le pas sur le jeu. Une nouvelle défaite de Troyes sur son terrain a suffit à assurer la place de Grenoble parmi l’élite du football français. Je me réjouis comme tous les Grenoblois de ce beau parcours de championnat cette année. Mais le plus dur reste à faire. Les coûts de la Ligue 1 n’ont rien de comparable avec ceux que l’on a connus en division inférieure. Même si les droits télé reversés aux clubs sont presque décuplés, les budgets aussi explosent et les subventions demandées aux collectivités également. Pour une équipe comme Metz équivalente en budget annoncé à celle de Grenoble, c’est près de 3 millions d’euros de subventions diverses qui lui sont versées. La Ville de Grenoble à elle seule ne pourra ainsi augmenter son million d’euros de subventions au détriment d’autres actions de solidarité par exemple. Il reste peu de mois pour bâtir un budget compatible avec des ressources publiques contraintes. Après la fête, le travail doit commencer au plus vite…

Arrivée de la flamme olympique à Grenoble en février 2006 Grenoble va fêter dans quelques jours le 40e anniversaire des Jeux Olympiques de 1968. Après le passage de la flamme olympique sur le chemin des JO d’hiver de Turin en février 2006 ci-contre, la fibre patriotique va encore une fois être exaltée. Pour ma part, je ne suis pas contre des fêtes populaires, encore faut-il que la population soit bien au cœur des festivités. Pour cet anniversaire dont les dépenses sont inscrites au budget 2008 pour 300 000 €, combien va aller enrichir les sociétés de communication en tout genre ? Notre groupe a voté contre ce chapître du budget 2008 au conseil municipal du 17 décembre, estimant que cette fête pouvait être réalisée pour au plus 50 000 € avec une participation accrue des jeunes et des écoles et moins de paillettes. Nous nous interrogeons par ailleurs sur l’utilisation de cet évènement en pleine campagne électorale par le maire-candidat à sa réélection. Sans parler d’une inscription d’une partie des coûts dans ses comptes de campagne, ce qui sera éventuellement jugé ultérieurement, on est en droit de remarquer que plusieurs anniversaires des JO n’ont pas connus ces fastes. Qui se souvient encore du 3Oe anniversaire en 1998 ?

Vendredi, le président de La Métro avait choisi de présenter les vœux de la communauté d’agglomération au Grand Stade des Alpes en cours de finition. Des élus écologistes de La Métro appartenant au groupe “Écologistes et Gauche Citoyenne” ont tenu à rappeler à cette occasion leur opposition à ce projet pour des raisons aussi sociales, car, pour son coût actuel de plus de 73 millions d’euros pour un équipement à usage exclusif d’une société privée de sport professionnel, près de 5000 logements sociaux auraient pu être aidés pour leur construction : la politique, c’est d’abord faire des choix ! (reportage FR3 Grenoble)

Yvon Pouliquen en avril 2007 lors de l'annonce de son licenciement du GF38Hier, le Football Club de Metz a annoncé le remplacement de son entraineur par Yvon Pouliquen, qui avait été limogé en avril de son poste au GF38. Je ne pense pas être le seul à Grenoble à souhaiter à Yvon Pouliquen de réussir sa mission de sauver Metz de la descente en Ligue 2 quittée cette saison. Ce recrutement de Pouliquen en Ligue 1 montre bien que d’autres savent lui faire confiance pour mener à bien des objectifs ambitieux. Dommage que les actionnaires japonais du GF38 n’aient pas eu cette reconnaissance du travail accompli par Yvon qui avait soudé son équipe et malgré des revers avait su développer un jeu tourné vers le spectacle et l’offensive.

Je suis d’autant plus sensible à ce transfert de Pouliquen à Metz que Saint-Symphorien est le stade où tout jeune je suis allé voir mes premiers matchs professionnels debout dans le virage des « populaires » ! Bonne chance, Yvon…

Tir au but vitorieux pour AarlborgJ’avais prévu de titrer cet article « On est en finale ! ». Mais les Brûleurs de Loups n’ont pas démérité dans cette compétition européenne où ils affrontaient tout ce week-end de grandes nations de hockey : Kazakhstan, Pays-Bas et Danemark. C’est aux tirs au but que dans le dernier match hier soir, Grenoble a terminé 3e de cette demi-finale à quatre et n’a pu donc accéder à la finale qui aura lieu à Riga en Lettonie début janvier. On voit ci-contre le tir vainqueur de l’attaquant d’Aarlborg contre le gardien remplaçant de Grenoble Frédéric Dorthe qui ne pouvait rien faire contre ce shoot admirablement placé dans la lucarne.

Encore une fois, la patinoire de Grenoble était comble. Il y aura eu 16 000 entrées pour les six matchs de ces trois jours, ce qui montre bien la popularité croissante de ce sport, dont j’ai déjà eu l’occasion de vous parler. Bravo tout de même à notre équipe et continuons à la soutenir pour la Ligue Magnus et la Coupe de France qui sont à portée encore cette année.

Cheminées d'évacuation des fumées du parking sous le StadeCette semaine, la Métro a baptisé le Grand Stade de Grenoble après une nouvelle consultation bidon. Elle avait depuis longtemps réservé les noms stadedesalpes.org et .fr. exactement depuis le 6 mai 2004.. et le gagnant fut STADE DES ALPES…. Est-il vraiment nécessaire encore une fois de faire croire à des choix démocratiques ?

Plus intéressant est l’envers du stade et de son parking. Avenue de Valmy et en plein cœur du parc Mistral sont apparues des tours métalliques dont je vous laisse juger de l’effet à 3 à 4 mètres de la chaussée et qui relâcheront les gaz d’échappement non traités des véhicules circulant dans le parking sous les fenêtres des habitants de l’avenue. Ces cheminées d’aération sont implantées à moins de 6 mètres de la chaussée en violation des règlements d’urbanisme. Cela me rappelle le débat au Tribunal Administratif où l’avocat de la Ville plans à l’appui prétendait le contraire. Encore un mensonge de plus dans ce dossier…

Yvon Pouliquen, ex-entraineur du GF38 ?La nouvelle a fait l’effet d’une bombe parmi les supporters qui ne s’y attendaient vraiment pas : l’investisseur japonais qui possède la SASP GF38 à plus de 90% a décidé de rompre le contrat de l’entraîneur Yvon Pouliquen à la fin de cette saison, soit un an avant son terme. En réaction de solidarité avec leur coach, les joueurs ont réussi l’exploit hier de battre Caen actuel second de Ligue 2 chez lui, mettant fin à 15 mois d’invincibilité à domicile. La coïncidence des nouvelles tombant à quelques minutes d’intervalle a ajouté hier soir à l’incompréhension.

Même s’il faut prendre du recul avec les réactions de supporters qui s’enflamment ou dénigrent suivant les résultats des derniers matchs, on peut légitimement se poser la question des intérêts parfois divergents d’Index Corporation qui possède le club et de la direction sportive. Les pressions subies par l’entraîneur pour donner plus de temps de jeu aux recrues japonaises contre son avis justifié plus par les résultats que par la visibilité du club au Japon ne sont-elles pas une des clés du différend ? Ceci avait déjà été évoqué avec l’entraîneur précédent Thierry Goudet limogé il y a un an et qui ne faisait pas assez jouer l’international nippon Oguro.

Au moment où le Grand Stade est en voie d’achèvement, on peut rappeler nos interrogations lors du rachat du club par Index : quelles sont les vraies motivations qui ont poussé cette société à investir à Grenoble ? L’avenir nous le dira peut-être bientôt. Espérons que l’argent public investi dans ce stade et son fonctionnement en plus d’être socialement inutile, ne sera pas aussi sportivement inutile !

GF38-Istres : présentation des équipesLors du match de vendredi soir GF38 contre Istres au stade Lesdiguières, les actions prévues lors du match reporté du 17 mars contre Strasbourg ont pu avoir lieu. Les équipes sont entrées sur le terrain avec le tee-shirt de notre campagne « Grenoble pour l’Égalité » (photo); des clubs de tous jeunes ont défilé avec ces maillots; un graff dans un coin du stade « Unis contre la racisme » a été inauguré.

On ne dira jamais assez l’importance de manifester notre refus du racisme dans des enceintes où souvent il s’exprime, même si Grenoble est assez épargné.

Pour mieux connaître les actions menées en France et en Europe contre cettte gangrène, le site de l”association FARE (football contre le racisme en europe) dénonce et agit contre les signes et les propos racistes dans les stades.

Le sport doit être l’exemple qui démontre qu’une équipe riche de sa diversité est une équipe qui gagne !

Brûleurs vainqueurs de la Ligue MagnusCe soir, les Brûleurs de Loups sont devenu champions de France de hockey sur glace en remportant la Ligue Magnus face à Morzine-Avoriaz. Cette victoire est le fruit d’un long travail entrepris par toute l’équipe du président Jean-Luc Blache à l’entraîneur Gérald Guenelon, sans oublier bien sûr les joueurs aux premiers rangs desquels il faut citer le gardien Eddy Ferhi, les attaquants tchèques Martin Masa et Ludek Bros et les grands anciens comme le capitaine Benoit Bachelet et le défenseur Jeff Bonnard.

Le public a été aussi magnifique en remplissant la patinoire deux matches sur trois, avec une ambiance jamais vue en phase finale. Bref une victoire tant attendue depuis le dernier titre en 1998, qu’elle n’en est que plus belle. La fête ne fait que commencer. Il y a peu de moments de joie comme cela : il ne faut pas se priver.

Bravo à toute l’équipe et aux supporters et en particulier « Les Irréductibles ».

Brian Joubert à Grenoble le 6 février 2006

Hier aux championnats du monde à Tokio, Brian Joubert a remporté la médaille d’or de patinage artistique messieurs. Les commentateurs rappellent que la dernière médaille d’or française dans cette compéttion remonte à Alain Calmat en 1965 à Colorado Springs, mais à l’époque cette compétttion n’était pas diffusée par la télévision. Tout le monde par contre se rappelle de la médaille d’argent remportée un an avant aux Jeux Olympiques d’Insbrück par le même. Souhaitons à Brian le même succès et plus à Vancouver en 2010…

Malgré les arrangements qui ont souvent affecté ce sport, le patinage reste très populaire, car il exige des athlètes un entrainement soutenu  tous les jours qui force le respect.

Brian Joubert est un garçon simple et sympathique qui n’a pas pris la grosse tête comme beaucoup d’athlètes professionnels souvent pourris par leur entourage. J’avais eu l’occasion de lui parler lors de sa venue à Grenoble en février 2006. Il se produit régulièrement en gala à Pôle Sud, donnant le meilleur de lui-même malgré les risques de blessures.

Ce soir je n’oublie pas un autre challenge grenoblois sur glace avec le début de la finale de la Ligue Magnus de hockey qui commence à Morzine. Nous serons nombreux mardi à soutenir les Brûleurs de Loups pour le 3e match de cette série.

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