jeu 29 avr 2010
Le coût réel du Stade des Alpes
Envoyé par Gilles Kuntz sous Politique , Sport-spectaclePas de commentaire
Après la fin proche de deux saisons de Ligue 1 du GF38, le coût réel du Stade des Alpes en investissements comme en fonctionnement n’est toujours pas rendu public. À mes questions en commission à La Métro propriétaire, il m’est répondu «c’est trop tôt : nous sommes encore en régime transitoire…». Je rappellerai à ce sujet l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : «La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »
Une association grenobloise qui se consacre à l’analyse des finances locales, l’OFIPOPU est arrivée à des chiffres impressionnants : 93,94 M€ TTC pour sa construction et 7,4 M€ par an pour son fonctionnement à mettre en rapport avec des recettes affichées au budget 2010 de La Métro de 1,43 M€… Donc, un coût payé chaque année par La Métro de 6 M€. On attend les chiffres étayés point par point du Président de La Métro. Et ce ne sont pas les financements apportés par les rares manifestations autres que les matchs de football qui combleront ces dépenses : 60 000 € pour Johnny l’an dernier, mais combien pour les prestations offertes et la réfection de la pelouse après le concert ? Pour début juin cette année lors du Salon du Développement Durable du Dauphiné Libéré, il n’est prévu que 40 000 € à facturer pour huit jours de mise à disposition du Stade*. Encore une subvention déguisée au journal local dont les élus espèrent des articles promotionnels…. Les habitants doivent connaitre la vérité des dépenses et des recettes. C’est un droit à respecter au plus vite.
[MAJ] * ces 40 000 € ne seront même pas versés au final mais compensés par des prestations publicitaires du Dauphiné Libéré pour la Métro…
Cette photo insolite du stade de Grenoble sous la neige a été prise le 4 janvier lors des vœux de La Métro depuis les salons nord. Malgré la bâche chauffante, qui en ce moment fonctionne à plein, la neige a été la plus forte et le match prévu le samedi suivant a dû être reporté. Mais qu’en est-il des coûts réels de fonctionnement de cet équipement à usage privé construit sur deniers publics pour une société anonyme ?
Décidément, le ver est dans le fruit et le hockey professionnel n’échappe pas aux « affaires » qui s’étalent dans les magazines à propos du foot. Le club des
Insolite : Grenoble a une plage de sable depuis plusieurs années. À côté de «
Hier soir, l’équipe de hockey de Grenoble a réussi un exploit historique : gagner le championnat de France, la Ligue Magnus, après avoir tout remporté cette saison : coupe des Champions, coupe de la Ligue, coupe de France. Ce « grand chelem » est le premier réalisé la même saison par une équipe de hockey. Les Brûleurs de Loups ont pris le dessus sur l’équipe des Diables Rouges de Briançon arrivée en tête du championnat avant les play off. Un match intense, mais contrôlé par nos joueurs qui ont gagné 5-1 au coup de sifflet final. Il faut rendre hommage à l’équipe haut-alpine qui a fait une remarquable saison malgré un budget bien moindre que celui de Grenoble.
Une nouvelle salle d’escalade a ouvert ses portes depuis septembre à Grenoble dans une ancienne halle industrielle Bouchayer-Viallet le long de l’autoroute A480. Inaugurée il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de visiter ce lieu dont la hauteur a permis la création d’un bel espace de plusieurs centaines de voies artificielles qui dépassent 14 mètres. Une belle réalisation privée, mais quel public pourra se payer ce sport-loisir ? Avec un tarif de 11,50 € la séance et des réductions limitées à 15% pour étudiants et chômeurs, il est loin le temps où pour une adhésion symbolique, nous allions à la carrière de Saint Martin le Vinoux nous initier à la grimpe avec les moniteurs du GUC ! Aujourd’hui, ces sports de salle tout comme le squash ou le tennis indoor sont plutôt réservés aux cadres qui en ont les moyens. Pas de problème pour laisser le privé développer ses activités là où il y a un marché, mais on peut s’interroger quand ces entreprises sont accueillies dans une ZAC publique d’aménagement. Ne devons-nous pas veiller à permettre ces pratiques au plus grand nombre en imposant en contrepartie du lieu, des tarifs plus « sociaux » et un accueil par exemple de scolaires. Je ne demande qu’à être convaincu de la démarche, mais pour le moment je reste sceptique quand à l’ouverture large de cet équipement. En comparaison, une autre salle d’escalade à Voiron qui elle est publique accueille par exemple des stages UCPA avec des tarifs très accessibles…
Hier soir, le GF38 s’est qualifié pour la Ligue 1 de football à l’issue d’un match où l’enjeu a pris le pas sur le jeu. Une nouvelle défaite de Troyes sur son terrain a suffit à assurer la place de Grenoble parmi l’élite du football français. Je me réjouis comme tous les Grenoblois de ce beau parcours de championnat cette année. Mais le plus dur reste à faire. Les coûts de la Ligue 1 n’ont rien de comparable avec ceux que l’on a connus en division inférieure. Même si les droits télé reversés aux clubs sont presque décuplés, les budgets aussi explosent et les subventions demandées aux collectivités également. Pour une équipe comme Metz équivalente en budget annoncé à celle de Grenoble, c’est près de 3 millions d’euros de subventions diverses qui lui sont versées. La Ville de Grenoble à elle seule ne pourra ainsi augmenter son million d’euros de subventions au détriment d’autres actions de solidarité par exemple. Il reste peu de mois pour bâtir un budget compatible avec des ressources publiques contraintes. Après la fête, le travail doit commencer au plus vite…
Grenoble va fêter dans quelques jours le 40e anniversaire des Jeux Olympiques de 1968. Après le passage de la flamme olympique sur le chemin des JO d’hiver de Turin en février 2006 ci-contre, la fibre patriotique va encore une fois être exaltée. Pour ma part, je ne suis pas contre des fêtes populaires, encore faut-il que la population soit bien au cœur des festivités. Pour cet anniversaire dont les dépenses sont inscrites au budget 2008 pour 300 000 €, combien va aller enrichir les sociétés de communication en tout genre ? Notre groupe a voté contre ce chapître du budget 2008 au conseil municipal du 17 décembre, estimant que cette fête pouvait être réalisée pour au plus 50 000 € avec une participation accrue des jeunes et des écoles et moins de paillettes. Nous nous interrogeons par ailleurs sur l’utilisation de cet évènement en pleine campagne électorale par le maire-candidat à sa réélection. Sans parler d’une inscription d’une partie des coûts dans ses comptes de campagne, ce qui sera éventuellement jugé ultérieurement, on est en droit de remarquer que plusieurs anniversaires des JO n’ont pas connus ces fastes. Qui se souvient encore du 3Oe anniversaire en 1998 ?
Hier, le Football Club de Metz a annoncé le remplacement de son entraineur par Yvon Pouliquen, qui avait été
J’avais prévu de titrer cet article « On est en finale ! ». Mais les Brûleurs de Loups n’ont pas démérité dans cette compétition européenne où ils affrontaient tout ce week-end de grandes nations de hockey : Kazakhstan, Pays-Bas et Danemark. C’est aux tirs au but que dans le dernier match hier soir, Grenoble a terminé 3e de cette demi-finale à quatre et n’a pu donc accéder à la finale qui aura lieu à Riga en Lettonie début janvier. On voit ci-contre le tir vainqueur de l’attaquant d’Aarlborg contre le gardien remplaçant de Grenoble Frédéric Dorthe qui ne pouvait rien faire contre ce shoot admirablement placé dans la lucarne.
Cette semaine, la Métro a baptisé le Grand Stade de Grenoble après une nouvelle consultation bidon. Elle avait depuis longtemps réservé les noms stadedesalpes.org et .fr. exactement depuis le 6 mai 2004.. et le gagnant fut STADE DES ALPES…. Est-il vraiment nécessaire encore une fois de faire croire à des choix démocratiques ?
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe parmi les supporters qui ne s’y attendaient vraiment pas : l’investisseur japonais qui possède la SASP GF38 à plus de 90% a décidé de rompre le contrat de l’entraîneur Yvon Pouliquen à la fin de cette saison, soit un an avant son terme. En réaction de solidarité avec leur coach, les joueurs ont réussi l’exploit hier de battre Caen actuel second de Ligue 2 chez lui, mettant fin à 15 mois d’invincibilité à domicile. La coïncidence des nouvelles tombant à quelques minutes d’intervalle a ajouté hier soir à l’incompréhension.
Lors du match de vendredi soir GF38 contre Istres au stade Lesdiguières, les actions prévues lors du match reporté du 17 mars contre Strasbourg ont pu avoir lieu. Les équipes sont entrées sur le terrain avec le tee-shirt de notre campagne « Grenoble pour l’Égalité » (photo); des clubs de tous jeunes ont défilé avec ces maillots; un graff dans un coin du stade « Unis contre la racisme » a été inauguré.
Ce soir, les Brûleurs de Loups sont devenu champions de France de hockey sur glace en remportant la Ligue Magnus face à Morzine-Avoriaz. Cette victoire est le fruit d’un long travail entrepris par toute l’équipe du président Jean-Luc Blache à l’entraîneur Gérald Guenelon, sans oublier bien sûr les joueurs aux premiers rangs desquels il faut citer le gardien Eddy Ferhi, les attaquants tchèques Martin Masa et Ludek Bros et les grands anciens comme le capitaine Benoit Bachelet et le défenseur Jeff Bonnard.
Pour la 8e fois depuis le début de la saison, la patinoire Pôle Sud affichait complet ce samedi pour le match de Ligue Magnus opposant les Brûleurs de Loups à Strasbourg. Après la victoire en Coupe de la Ligue mardi dernier contre Rouen, le public était venu applaudir les joueurs grenoblois, vainqueurs de leur première coupe de hockey depuis 1998.
À la demande de membres du bureau de l’ADES, le Tribunal Administratif de Grenoble était saisi mercredi 26 juillet de référés-suspension des permis de construire du stade et du parking. Cette requête faisait suite à la valse des permis orchestrée par le Maire qui avait retiré en avril un permis déclaré illégal par la Cour Administrative d’Appel de Lyon pour en redéposer un autre qui pour l’essentiel reprenait le précédent.
Vendredi 17 mars le match GF38-Caen était placé sous le signe de la lutte contre le racisme dans le cadre de la dixième campagne « Grenoble contre le Racisme et pour l’Égalité ».