dim 24 juil 2011
Tour de France : l’hypocrisie doit cesser !
Envoyé par Gilles Kuntz sous Sport-spectaclePas de commentaire
Comme d’autres grenoblois, je suis allé samedi matin voir passer les coureurs cyclistes du Tour de France à 200 m de chez moi vers l’avenue Jean Perrot. Sur la photo ci-contre, le coureur anglais Mark Cavendish porteur du maillot vert du meilleur sprinter et vainqueur de l’étape des Champs Elysées passe à la limite de Grenoble et d’Eybens en position de recherche de vitesse. Il devra attaquer après la montée de Tavernolles puis plus loin celle de Saint Martin d’Uriage où il sera moins à l’aise terminant à 8’35″ du premier.
Comme beaucoup de Français, j’ai suivi depuis mon enfance cette épopée qui marque le début de l’été. A chaque fois que la “Grande Boucle” passait près de chez moi, j’allais voir la caravane et les coureurs qui souvent défilaient en quelques minutes devant nous. A l’époque, nous ne connaissions pas le dopage qui sévissait dans le peloton, mais était moins sophistiqué qu’aujourd’hui. On parlait bien du “pot belge” dans quelques brèves, sans que des contrôles puissent prouver quoi que ce soit. Des coureurs comme l’anglais Simpson sur les pentes du Ventoux y avaient pourtant déjà laissés leur vie. D’autres ont certainement eu leur vie écourtée comme Anquetil, Pantani ou Fignon l’an dernier.
Aujourd’hui après les scandales passés, personne ne peut nier que le cyclisme professionnel est en fait une course entre les tricheurs et les contrôleurs du dopage souvent impuissants devant des règlements qui permettent de se doper sur ordonnance pour soigner soi-disant de l’asthme. Avez-vous remarqué le nombre impressionnant d’asmathiques parmi les cyclistes professionnels ? Les prélèvements permis ne sont aussi pas suffisants. Pendant longtemps aucune prise de sang n’était par exemple effectuée. Des techniques de dopage incontrôlables aujourd’hui comme l’autotransfusion sont connues et pratiquées. Avez-vous remarqué que cette année le vainqueur du Tour de France 2010 Alberto Contador s’est refait une santé juste après la journée de repos pour se retrouver en difficulté deux jours après à l’Alpe d’Huez, les effets de ses traitements étant retombés ? Dans quelques jours le Tribunal Arbitral du Sport dira si le “vainqueur” du Tour 2010 subira on non le même sort que Floyd Landis déchu de son titre de 2006. S’il restait un doute, la lecture de l’article suivant du Monde paru le 14 juillet écrit par un repenti de l’équipe Festina dopée en 1998 “à l’insu de son plein gré” devrait le lever.
Que faire me direz-vous ? Déjà en parler au lieu d’entendre des commentateurs éluder la question ou même la nier. Une ville doit-elle se porter candidate à accueillir cette grande hypocrisie ? Cette année Grenoble aura payé 173 420 € à l’organisateur du Tour de France, la société Amaury Sport Organisation. Mais la contribution de la commune a été bien au delà avec la mise à disposition de personnels, de barrières sur des kilomètres et d’espaces publics privatisés pour l’occasion. Comme je l’ai dit en conseil municipal, il serait plus logique que la société Amaury paye les villes-étape pour leurs apports en nature plutôt que le contraire. Devant l’importance de cette animation pour la ville et malgré tout ce que j’ai écrit, cette année mon groupe s’est abstenu sur cette délibération, le contre la montre décisif pour le gain du Tour ayant exposé Grenoble dans le monde entier cette année.
Il n’en reste pas moins qu’il est grand temps d’agir pour la santé des coureurs souvent malgré eux et leur entourage.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a enfin inscrit à l’audience de vendredi dernier premier avril (clin d’œil..) les requêtes que j’avais déposées fin 2005 contre les marchés conjoints du Stade des Alpes et de son parking souterrain toujours vide. Il aura fallu plus de 5 ans pour juger au fond la régularité de marchés qui portent sur plus de 75 millions d’euros… Évidemment, le stade et son parking ont été achevés entre temps et inaugurés en février 2008… et certains vont dire : “Pourquoi s’acharner ainsi pour un dossier perdu ?” Nous ne sommes pas responsables de la lenteur et du manque de moyens de la justice. J’ai agi en tant qu’élu au conseil municipal de Grenoble et comme membre de la commission d’appel d’offres qui a attribué des marchés dont je demande de vérifier la régularité. J’ai formulé la même demande à l’époque au Préfet chargé de contrôler la régularité des délibérations des collectivités territoriales. Ce dernier n’a pas souhaité déférer les délibérations en cause au Tribunal Administratif; j’ai estimé de mon devoir d’élu de le faire à sa place. Lors de l’audience vendredi, le rapporteur public, même si elle a conclu au rejet de mes requêtes a indiqué « avoir longuement hésité face à des arguments convaincants ». Ceux-ci portaient sur la notion de variante pouvant être proposée par les entreprises. En effet le parking, objet de mes requêtes, avait été voté pour une capacité de 630 places; or les entreprises ont répondu pour un parking de 440 places., ce « qui est à la limite d’une variante admise ». Une autre contestation porte sur la méthode utilisée pour classer les offres des candidats. Au lieu de pondérer les notes obtenues pour chaque critère (technique, prix, délais..), la Métro qui analysait les propositions a pondéré les classements obtenus dans chaque critère. Avec cette méthode il est facile de montrer que deux offres classées A devant B voient leur ordre inversé pour B, A puis C dès l’arrivée d’une nouvelle entreprise C qui s’interclasse entre A et B sur un critère. Cette méthode ne note donc pas chaque dossier dans l’absolu mais en fonction des autres.. J’ai expliqué cela à l’audience et déposé un mémoire supplémentaire. Jugement mis en délibéré…
En parallèle avec le Stade des Alpes par la communauté d’agglomération, le maire de Grenoble a décidé contre l’avis de notre groupe ADES-Verts-Alternatifs de construire sous la pelouse et les tribunes du Stade un parking souterrain qui devait à l’origine offrir 1 000 places de stationnement pour un coût d’objectif de 15 millions d’euros. Les difficultés de réalisation dans une nappe phréatique et les règles drastiques de sécurité pour le public massé dans les tribunes au dessus ont eu pour conséquences de réduire sa capacité à 440 places et d’interdire son usage pour les matchs. Le coût est lui-aussi tombé à 13 millions d’euros, mais sans compter le versement effectué par la Ville à la Métro maître d’ouvrage du Stade pour la dalle commune et les difficultés d’imbrication des deux ouvrages.
Après la fin proche de deux saisons de Ligue 1 du GF38, le coût réel du Stade des Alpes en investissements comme en fonctionnement n’est toujours pas rendu public. À mes questions en commission à La Métro propriétaire, il m’est répondu «c’est trop tôt : nous sommes encore en régime transitoire…». Je rappellerai à ce sujet l’article 15 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : «La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration. »
Cette photo insolite du stade de Grenoble sous la neige a été prise le 4 janvier lors des vœux de La Métro depuis les salons nord. Malgré la bâche chauffante, qui en ce moment fonctionne à plein, la neige a été la plus forte et le match prévu le samedi suivant a dû être reporté. Mais qu’en est-il des coûts réels de fonctionnement de cet équipement à usage privé construit sur deniers publics pour une société anonyme ?
Décidément, le ver est dans le fruit et le hockey professionnel n’échappe pas aux « affaires » qui s’étalent dans les magazines à propos du foot. Le club des
Insolite : Grenoble a une plage de sable depuis plusieurs années. À côté de «
Hier soir, l’équipe de hockey de Grenoble a réussi un exploit historique : gagner le championnat de France, la Ligue Magnus, après avoir tout remporté cette saison : coupe des Champions, coupe de la Ligue, coupe de France. Ce « grand chelem » est le premier réalisé la même saison par une équipe de hockey. Les Brûleurs de Loups ont pris le dessus sur l’équipe des Diables Rouges de Briançon arrivée en tête du championnat avant les play off. Un match intense, mais contrôlé par nos joueurs qui ont gagné 5-1 au coup de sifflet final. Il faut rendre hommage à l’équipe haut-alpine qui a fait une remarquable saison malgré un budget bien moindre que celui de Grenoble.
Une nouvelle salle d’escalade a ouvert ses portes depuis septembre à Grenoble dans une ancienne halle industrielle Bouchayer-Viallet le long de l’autoroute A480. Inaugurée il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de visiter ce lieu dont la hauteur a permis la création d’un bel espace de plusieurs centaines de voies artificielles qui dépassent 14 mètres. Une belle réalisation privée, mais quel public pourra se payer ce sport-loisir ? Avec un tarif de 11,50 € la séance et des réductions limitées à 15% pour étudiants et chômeurs, il est loin le temps où pour une adhésion symbolique, nous allions à la carrière de Saint Martin le Vinoux nous initier à la grimpe avec les moniteurs du GUC ! Aujourd’hui, ces sports de salle tout comme le squash ou le tennis indoor sont plutôt réservés aux cadres qui en ont les moyens. Pas de problème pour laisser le privé développer ses activités là où il y a un marché, mais on peut s’interroger quand ces entreprises sont accueillies dans une ZAC publique d’aménagement. Ne devons-nous pas veiller à permettre ces pratiques au plus grand nombre en imposant en contrepartie du lieu, des tarifs plus “sociaux” et un accueil par exemple de scolaires. Je ne demande qu’à être convaincu de la démarche, mais pour le moment je reste sceptique quand à l’ouverture large de cet équipement. En comparaison, une autre salle d’escalade à Voiron qui elle est publique accueille par exemple des stages UCPA avec des tarifs très accessibles…
Hier soir, le GF38 s’est qualifié pour la Ligue 1 de football à l’issue d’un match où l’enjeu a pris le pas sur le jeu. Une nouvelle défaite de Troyes sur son terrain a suffit à assurer la place de Grenoble parmi l’élite du football français. Je me réjouis comme tous les Grenoblois de ce beau parcours de championnat cette année. Mais le plus dur reste à faire. Les coûts de la Ligue 1 n’ont rien de comparable avec ceux que l’on a connus en division inférieure. Même si les droits télé reversés aux clubs sont presque décuplés, les budgets aussi explosent et les subventions demandées aux collectivités également. Pour une équipe comme Metz équivalente en budget annoncé à celle de Grenoble, c’est près de 3 millions d’euros de subventions diverses qui lui sont versées. La Ville de Grenoble à elle seule ne pourra ainsi augmenter son million d’euros de subventions au détriment d’autres actions de solidarité par exemple. Il reste peu de mois pour bâtir un budget compatible avec des ressources publiques contraintes. Après la fête, le travail doit commencer au plus vite…
Grenoble va fêter dans quelques jours le 40e anniversaire des Jeux Olympiques de 1968. Après le passage de la flamme olympique sur le chemin des JO d’hiver de Turin en février 2006 ci-contre, la fibre patriotique va encore une fois être exaltée. Pour ma part, je ne suis pas contre des fêtes populaires, encore faut-il que la population soit bien au cœur des festivités. Pour cet anniversaire dont les dépenses sont inscrites au budget 2008 pour 300 000 €, combien va aller enrichir les sociétés de communication en tout genre ? Notre groupe a voté contre ce chapître du budget 2008 au conseil municipal du 17 décembre, estimant que cette fête pouvait être réalisée pour au plus 50 000 € avec une participation accrue des jeunes et des écoles et moins de paillettes. Nous nous interrogeons par ailleurs sur l’utilisation de cet évènement en pleine campagne électorale par le maire-candidat à sa réélection. Sans parler d’une inscription d’une partie des coûts dans ses comptes de campagne, ce qui sera éventuellement jugé ultérieurement, on est en droit de remarquer que plusieurs anniversaires des JO n’ont pas connus ces fastes. Qui se souvient encore du 3Oe anniversaire en 1998 ?
Hier, le Football Club de Metz a annoncé le remplacement de son entraineur par Yvon Pouliquen, qui avait été
J’avais prévu de titrer cet article « On est en finale ! ». Mais les Brûleurs de Loups n’ont pas démérité dans cette compétition européenne où ils affrontaient tout ce week-end de grandes nations de hockey : Kazakhstan, Pays-Bas et Danemark. C’est aux tirs au but que dans le dernier match hier soir, Grenoble a terminé 3e de cette demi-finale à quatre et n’a pu donc accéder à la finale qui aura lieu à Riga en Lettonie début janvier. On voit ci-contre le tir vainqueur de l’attaquant d’Aarlborg contre le gardien remplaçant de Grenoble Frédéric Dorthe qui ne pouvait rien faire contre ce shoot admirablement placé dans la lucarne.
Cette semaine, la Métro a baptisé le Grand Stade de Grenoble après une nouvelle consultation bidon. Elle avait depuis longtemps réservé les noms stadedesalpes.org et .fr. exactement depuis le 6 mai 2004.. et le gagnant fut STADE DES ALPES…. Est-il vraiment nécessaire encore une fois de faire croire à des choix démocratiques ?
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe parmi les supporters qui ne s’y attendaient vraiment pas : l’investisseur japonais qui possède la SASP GF38 à plus de 90% a décidé de rompre le contrat de l’entraîneur Yvon Pouliquen à la fin de cette saison, soit un an avant son terme. En réaction de solidarité avec leur coach, les joueurs ont réussi l’exploit hier de battre Caen actuel second de Ligue 2 chez lui, mettant fin à 15 mois d’invincibilité à domicile. La coïncidence des nouvelles tombant à quelques minutes d’intervalle a ajouté hier soir à l’incompréhension.
Lors du match de vendredi soir GF38 contre Istres au stade Lesdiguières, les actions prévues lors du match reporté du 17 mars contre Strasbourg ont pu avoir lieu. Les équipes sont entrées sur le terrain avec le tee-shirt de notre campagne « Grenoble pour l’Égalité » (photo); des clubs de tous jeunes ont défilé avec ces maillots; un graff dans un coin du stade « Unis contre la racisme » a été inauguré.
Ce soir, les Brûleurs de Loups sont devenu champions de France de hockey sur glace en remportant la Ligue Magnus face à Morzine-Avoriaz. Cette victoire est le fruit d’un long travail entrepris par toute l’équipe du président Jean-Luc Blache à l’entraîneur Gérald Guenelon, sans oublier bien sûr les joueurs aux premiers rangs desquels il faut citer le gardien Eddy Ferhi, les attaquants tchèques Martin Masa et Ludek Bros et les grands anciens comme le capitaine Benoit Bachelet et le défenseur Jeff Bonnard.