Montagne


Chèvres de la ferme intercommunale du MurierCe matin a été inaugurée la ferme intercommunale du Murier construite par la Métro sur les coteaux au sud-est de l’agglomération. C’est une belle réalisation en bois bien intégrée au site conçue par le cabinet Peter Wendling. A vocation pédagogique, cette ferme a été confiée à un jeune couple d’agriculteurs désireux de se lancer dans les fromages bio tout en voulant faire profiter les enfants de leur expérience. Voilà un bon projet qui ne pouvait se faire au niveau communal et que seule la Métro puvait réaliser en fédérant tous les partenaires. Cela ne s’est pas fait sans peine tant le repliement de certains sur leur seul intérêt communal est encore grand. Mais le résultat est là et la Métro affiche sa volonté de construire deux autres fermes dans les autres branches de l’Y grenoblois.

Souhaitons une pleine réussite au projet de ce jeune couple d’agriculteurs.

Mes meilleurs vœux 2013 avec la rétro 2012…

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Pour vous souhaiter la bonne année, je vous offre une carte animée illustrée de photos choisies parmi mes sorties 2009 en montagne.
Meilleurs vœux de bonheur à toutes et tous pour 2010 !

Après un hiver très neigeux, Grenoble et sa région connaissent en ce moment des chaleurs records pour un mois de mai : 35° aujourd’hui dimanche en ville. L’envie était grande d’aller de bon matin se rafraichir en montagne. Il fallait tout de même monter assez haut pour bénéficier d’un air frais à l’ombre ou profiter des accumulations de neige exceptionnelles aussi pour la saison. La photo ci-dessus du lac du petit Doménon à 2100 m a été prise aujourd’hui en direction de Grenoble et du Vercors dans le fond. Elle montre bien cette neige parfois haute de plusieurs mètres et qui garde la surface du lac gelée malgré la température qui même à cette altitude dépassait les 20° vers midi. Il va falloir porter piolet et crampons longtemps cet été même pour les balades sous les 3000 m…

Hier soir, une manifestation de 200 personnes a déambulé dans le centre ville malgré la pluie. À quelques jours du choix de la candidature française pour les JO d’hiver de 2018 le débat qui a été refusé par le maire se déroule dans la rue. Les moyens en présence ne sont pas les mêmes : d’un côté des publicités dans le métro de Paris payées par le contribuable, de l’autre des actions citoyennes comme cette manifestation. Sur le fond au sujet des Jeux Olympiques, notre groupe d’éluEs écologistes a apporté sa pierre avec un dossier important qui a été reconnu pour sa qualité, y compris par des articles de la presse nationale. Vous pouvez le trouver ici (1,7 Mo) pour comprendre ce qui motive notre refus des JO tels qu’ils sont organisés de nos jours ici ou ailleurs.

Parmi ces actions contre la candidature de Grenoble, le milieu de la montagne (très cher au maire…) a pris position avec un appel intitulé « Nous la montagne, on l’aime sans JO » que vous pouvez lire ici. Cette opposition du vrai milieu de la montagne se traduira samedi (si la météo le permet) par une montée à skis, à pieds ou en raquettes du Moucherotte qui domine Grenoble. Au passage sera organisée une visite de la ruine du tremplin olympique de Saint-Nizier qui date des JO de 1968. Rendez-vous samedi au terminus du tram C à Seyssins pour une montée à Saint-Nizier en covoiturage. Les dernières informations sont à lire sur ce site.

Une nouvelle salle d’escalade a ouvert ses portes depuis septembre à Grenoble dans une ancienne halle industrielle Bouchayer-Viallet le long de l’autoroute A480. Inaugurée il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de visiter ce lieu dont la hauteur a permis la création d’un bel espace de plusieurs centaines de voies artificielles qui dépassent 14 mètres. Une belle réalisation privée, mais quel public pourra se payer ce sport-loisir ? Avec un tarif de 11,50 € la séance et des réductions limitées à 15% pour étudiants et chômeurs, il est loin le temps où pour une adhésion symbolique, nous allions à la carrière de Saint Martin le Vinoux nous initier à la grimpe avec les moniteurs du GUC ! Aujourd’hui, ces sports de salle tout comme le squash ou le tennis indoor sont plutôt réservés aux cadres qui en ont les moyens. Pas de problème pour laisser le privé développer ses activités là où il y a un marché, mais on peut s’interroger quand ces entreprises sont accueillies dans une ZAC publique d’aménagement. Ne devons-nous pas veiller à permettre ces pratiques au plus grand nombre en imposant en contrepartie du lieu, des tarifs plus “sociaux” et un accueil par exemple de scolaires. Je ne demande qu’à être convaincu de la démarche, mais pour le moment je reste sceptique quand à l’ouverture large de cet équipement. En comparaison, une autre salle d’escalade à Voiron qui elle est publique accueille par exemple des stages UCPA avec des tarifs très accessibles…

Savez-vous qu’il est possible de partir en randonnée en montagne depuis Grenoble sans prendre ni sa voiture, ni un car vers une station ? De nombreux départs de sentiers vers les trois massifs de Chartreuse, de Belledonne et du Vercors sont en effet tracés depuis des arrêts de transports en commun de l’agglomération. Un guide est même édité par le SIPAVAG disponible depuis leur site web. Dimanche avant le changement de temps annoncé, je suis donc parti sur le sentier qui commence à la piscine d’Eybens, passe par le Murier, Villeneuve d’Uriage, Herbeys, Romage et retourne à Eybens : une boucle pour marcheurs sans réelle difficulté avec un petit dénivellé. Plein d’autres itinéraires sont possibles et peuvent même vous faire trouver en ce moment des châtaignes et des champignons… avant que la neige ne les recouvre ! N’hésitez donc pas à sortir de la cuvette par ce moyen accessible à toutes et tous et profitez des dernières belles journées d’automne.

Fleurs rencontrées entre Tyrol et DolomitesAu détour du chemin lors de promenades en altitude, il nous arrive souvent d’admirer les fleurs sauvages de nos montagnes. La randonnée n’étant pas pour moi une compétition, je prends toujours le temps de fixer ces fleurs sur la pellicule dans la mémoire de mon appareil photo. Vous pouvez admirer ci-contre de gauche à droite un lis martagon, un edelweiss et des pavots des Alpes photographiés cet été.

En l’absence d’un accompagnateur naturaliste, la question de dénommer la plante rencontrée se pose à chaque fois. Au retour de balade, j’utilise souvent un site comme celui-ci pour trouver le nom des fleurs présentes sur mes photos.

Vue de Cortina d'Ampezzo en Italie En randonnée entre Tyrol et Dolomites, j’ai pris cette photo de la petite ville italienne de Cortina d’Ampezzo qui accueillit les Jeux Olympiques d’hiver en 1956. L’olympisme respectait alors sa charte : pas encore une vaste entreprise commerciale, une trève politique avec la participation de l’URSS malgré la guerre froide, une vraie station de ski à 1200 m d’altitude, pas comme Sotchi qui accueillera les JO d’hiver en 2014 au niveau de la mer… La candidature de Cortina qui avait obtenu les JO pour 1944 a été reportée à 1956 en raison de la 2e guerre mondiale. Elle est loin d’avoir coûté les montants d’aujourd’hui. Par exemple, pour obtenir les JO de 2014 et bien qu’aucun chiffre officiel n’ait été avancé, les Russes (Sotchi) et les Sud-coréens (Pyeongchang) auraient dépensé chacun près de 45 millions de $ pour leur candidature et l’Autriche (Salzbourg) un peu moins.

Aujourd’hui le maire de Grenoble veut engager notre ville dans cette compétition pour les JO d’hiver de 2018. Comment trouver dans le budget déjà contraint de Grenoble de telles sommes pour un résultat très incertain devant des candidatures comme celle de Münich qui annonce avoir déjà dépensé 35 millions d’euros ? Cette course au prestige ne pourra se faire qu’au détriment de nos politiques sociales et de services publics, même avec une augmentation déjà annoncée des impôts locaux reniant la promesse électorale du maire. Cette candidature n’a d’ailleurs toujours pas été l’objet d’une décision du conseil municipal… mais les dépenses sont déjà engagées.

Lac des Quirlies dans le massif de Belledone en juinAvec les vacances qui approchent et vont m’éloigner de mon blog quelques semaines, je vous propose cette image de montagne rafraichissante.

Cette vue du lac des Quirlies derrière l’Alpe d’Huez a été prise le 22 juin dernier. Ce lac s’est en fait formé il y a quelques dizaines d’années seulement après la fonte partielle du glacier des Quirlies encore indiqué sur ma vieille carte. Aujourd’hui ce glacier est remonté au dessus de la première barre de rochers que l’on voit au fond du lac : un effet concret du réchauffement climatique que nous vivons aujourd’hui et que tous les scientifiques ne mettent plus au compte des alternances de périodes chaudes et de glaciation du passé, mais bien à l’action de l’homme…

Bonnes vacances à toutes et tous et à très bientôt dès fin juillet.

Rencontre avec une marmotte en OisansMême si le retour de la chaleur rend prévisible la sortie des marmottes de leur long hivernage, la première rencontre nez à nez avec cet animal est toujours une surprise. Cette année avec la neige encore bien présente dès 2000 mètres, beaucoup de marmottes doivent creuser des tunnels dans la neige pour atteindre le jour. J’ai croisé celle-ci ce dimanche en montant au Pic du Mas de la Grave au dessus du village du même nom.

Pour finir, cliquez sur la flèche ci-dessous et fermez les yeux, vous pourrez vous croire en montagne en écoutant son cri strident :

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Le Goléon au dessus de La Grave Quelle chance de pouvoir un jour par semaine sortir de la cuvette grenobloise et prendre de la hauteur pour rejoindre les sommets. Avant de revenir dans ce blog aux derniers transferts du mercato politicien qui fait fureur à Grenoble, je vous offre cette vue du massif du Goléon que j’ai eu la chance de gravir samedi par un temps superbe dans une neige soufflée par les vents violents des derniers jours. La montée au Goléon traverse plusieurs hameaux dont je me réjouis de constater que les maisons, dont certaines datent d’avant la Révolution, sont presque toutes restaurées pour des vacances à la belle saison. Pour y accéder, il faut prendre la route à droite à la sortie du tunnel au dessus de La Grave; celle-ci conduit aussi au plateau d’Emparis qui offre des vues superbes sur la Meije.

Fonte d'un lac vers l'EtendardHier en montant au Pic de l’Étendard, la traversée des lacs qui se succèdent avant le glacier de Saint-Sorlin proposait ce spectacle coloré : la glace fondant sur les bords des lacs laissait apparaître des eaux bleutées dans cet océan de blanc.

Les conditions de neige permettent en ce moment de faire cette longue randonnée en ski d’un bout à l’autre.

Quelle chance d’habiter Grenoble et de trouver à une heure de route des paysages aussi magnifiques !

Croix de BelledonnePour ce week end de décompression, une randonnée est la bienvenue en raquettes dans Belledonne enfin très enneigé au delà de 2000 m.

Cette photo d’un rocher insolite a été prise devant la Croix de Belledonne au dessus du lac du Doménon après le col de la Pra.

Dommage que les orages en formation m’aient conduit à écourter ma sortie : le sommet sera pour une autre fois.

En raquettes en OisansLa promenade en raquettes fait de plus en plus d’adeptes aujourd’hui. C’est un moyen de se promener sur la neige en toute liberté dans les chemins balisés ou en dehors suivant les goûts.

Au délà du plaisir d’être en contact étroit avec la nature, d’entendre les cris des oiseaux aux aguets, de découvrir des traces fraîches d’animaux qui sont passés avant nous, il faut rappeler certains conseils de prudence. Les raquettes permettent d’aller là où des pentes trop importantes empêchent le passage de randonneurs à ski. Aussi les risques d’avalanches sont encore plus grands dans ces pentes. Par ailleurs, un faux pas est vite arrivé et la chute qui s’ensuit peut entraîner une tragédie. Un accident mortel s’est encore produit ce dimanche en Chartreuse pour malheureusement nous rappeler à la prudence : la neige peut céder, une raquette peut se croiser avec l’autre et c’est souvent le drame.

Prenons donc du plaisir en ayant à l’esprit de ne pas nous aventurer au delà de nos possibilités et en respectant les consignes de prudence en cas de risque fort d’avalanches.

Vue de la vallée depuis la PinéaDernière ballade en Chartreuse sans ski, ni raquettes le 31 décembre juste avant la chute de la première neige et la fin du chômage technique de tous les travailleurs saisonniers de nos massifs.

Depuis le sommet de la Pinéa, on aperçoit la vallée de Grenoble couverte d’un voile de brume… ou plutôt de pollution.

Le lac Fourchu en hiverPour compenser le manque de ski en station, je vous propose une ballade en raquettes (nécessaires seulement vers la fin) dans un site très fréquenté l’été par les familles dans le massif du Taillefer : le lac Fourchu désert en hiver. Il est pourtant facile d’accès avec les conditions de faible enneigement que nous connaissons actuellement.

J’apprécie particulièrement ces ambiances irréelles qu’illustre cette photo, dont j’ai laissé volontairement la dominante bleue qui peut faire croire à une température très basse, alors qu’il devait faire seulement hier -5° à plus de 2000 m…

Des mulets au lac de la MuzelleCe mulet au bord du lac de la Muzelle rencontré dimanche avec ses nombreux congénères nous invite à découvrir la montagne autrement qu’en 4×4 !

De plus en plus d’accompagnateurs proposent des randonnées où les ânes et les mulets servent à porter le plus lourd des sacs pendant que les promeneurs peuvent les suivre d’un pas allégé. Ceci permet de faire découvrir des itinéraires impossibles pour un public âgé ou inapte à porter des sacs dépassant les dix kilos.

Plusieurs sociétés proposent des tours du Mont-Blanc ou du Beaufortin de cette façon. C’est évidemment à préférer au portage en 4×4 qui en plus du bruit et de la pollution défigure nos montagnes par des routes pour 4×4 qui relient maintenant de plus en plus de refuges.

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