ven 3 mai 2013
Ce matin a été inaugurée la ferme intercommunale du Murier construite par la Métro sur les coteaux au sud-est de l’agglomération. C’est une belle réalisation en bois bien intégrée au site conçue par le cabinet Peter Wendling. A vocation pédagogique, cette ferme a été confiée à un jeune couple d’agriculteurs désireux de se lancer dans les fromages bio tout en voulant faire profiter les enfants de leur expérience. Voilà un bon projet qui ne pouvait se faire au niveau communal et que seule la Métro puvait réaliser en fédérant tous les partenaires. Cela ne s’est pas fait sans peine tant le repliement de certains sur leur seul intérêt communal est encore grand. Mais le résultat est là et la Métro affiche sa volonté de construire deux autres fermes dans les autres branches de l’Y grenoblois.
Souhaitons une pleine réussite au projet de ce jeune couple d’agriculteurs.
Après un hiver très neigeux, Grenoble et sa région connaissent en ce moment des chaleurs records pour un mois de mai : 35° aujourd’hui dimanche en ville. L’envie était grande d’aller de bon matin se rafraichir en montagne. Il fallait tout de même monter assez haut pour bénéficier d’un air frais à l’ombre ou profiter des accumulations de neige exceptionnelles aussi pour la saison. La photo ci-dessus du lac du petit Doménon à 2100 m a été prise aujourd’hui en direction de Grenoble et du Vercors dans le fond. Elle montre bien cette neige parfois haute de plusieurs mètres et qui garde la surface du lac gelée malgré la température qui même à cette altitude dépassait les 20° vers midi. Il va falloir porter piolet et crampons longtemps cet été même pour les balades sous les 3000 m…
Hier soir, une manifestation de 200 personnes a déambulé dans le centre ville malgré la pluie. À quelques jours du choix de la candidature française pour les JO d’hiver de 2018 le débat qui a été refusé par le maire se déroule dans la rue. Les moyens en présence ne sont pas les mêmes : d’un côté des publicités dans le métro de Paris payées par le contribuable, de l’autre des actions citoyennes comme cette manifestation. Sur le fond au sujet des Jeux Olympiques, notre groupe d’éluEs écologistes a apporté sa pierre avec un dossier important qui a été reconnu pour sa qualité, y compris par des articles de la presse nationale. Vous pouvez le trouver
Une nouvelle salle d’escalade a ouvert ses portes depuis septembre à Grenoble dans une ancienne halle industrielle Bouchayer-Viallet le long de l’autoroute A480. Inaugurée il y a une semaine, j’ai eu l’occasion de visiter ce lieu dont la hauteur a permis la création d’un bel espace de plusieurs centaines de voies artificielles qui dépassent 14 mètres. Une belle réalisation privée, mais quel public pourra se payer ce sport-loisir ? Avec un tarif de 11,50 € la séance et des réductions limitées à 15% pour étudiants et chômeurs, il est loin le temps où pour une adhésion symbolique, nous allions à la carrière de Saint Martin le Vinoux nous initier à la grimpe avec les moniteurs du GUC ! Aujourd’hui, ces sports de salle tout comme le squash ou le tennis indoor sont plutôt réservés aux cadres qui en ont les moyens. Pas de problème pour laisser le privé développer ses activités là où il y a un marché, mais on peut s’interroger quand ces entreprises sont accueillies dans une ZAC publique d’aménagement. Ne devons-nous pas veiller à permettre ces pratiques au plus grand nombre en imposant en contrepartie du lieu, des tarifs plus “sociaux” et un accueil par exemple de scolaires. Je ne demande qu’à être convaincu de la démarche, mais pour le moment je reste sceptique quand à l’ouverture large de cet équipement. En comparaison, une autre salle d’escalade à Voiron qui elle est publique accueille par exemple des stages UCPA avec des tarifs très accessibles…
Savez-vous qu’il est possible de partir en randonnée en montagne depuis Grenoble sans prendre ni sa voiture, ni un car vers une station ? De nombreux départs de sentiers vers les trois massifs de Chartreuse, de Belledonne et du Vercors sont en effet tracés depuis des arrêts de transports en commun de l’agglomération. Un guide est même édité par le SIPAVAG disponible depuis
Au détour du chemin lors de promenades en altitude, il nous arrive souvent d’admirer les fleurs sauvages de nos montagnes. La randonnée n’étant pas pour moi une compétition, je prends toujours le temps de fixer ces fleurs
En randonnée entre Tyrol et Dolomites, j’ai pris cette photo de la petite ville italienne de Cortina d’Ampezzo qui accueillit les Jeux Olympiques d’hiver en 1956. L’olympisme respectait alors sa charte : pas encore une vaste entreprise commerciale, une trève politique avec la participation de l’URSS malgré la guerre froide, une vraie station de ski à 1200 m d’altitude, pas comme Sotchi qui accueillera les JO d’hiver en 2014 au niveau de la mer… La candidature de Cortina qui avait obtenu les JO pour 1944 a été reportée à 1956 en raison de la 2e guerre mondiale. Elle est loin d’avoir coûté les montants d’aujourd’hui. Par exemple,
Avec les vacances qui approchent et vont m’éloigner de mon blog quelques semaines, je vous propose cette image de montagne rafraichissante.
Même si le retour de la chaleur rend prévisible la sortie des marmottes de leur long hivernage, la première rencontre nez à nez avec cet animal est toujours une surprise. Cette année avec la neige encore bien présente dès 2000 mètres, beaucoup de marmottes doivent creuser des tunnels dans la neige pour atteindre le jour. J’ai croisé celle-ci ce dimanche en montant au Pic du Mas de la Grave au dessus du village du même nom.
Quelle chance de pouvoir un jour par semaine sortir de la cuvette grenobloise et prendre de la hauteur pour rejoindre les sommets. Avant de revenir dans ce blog aux derniers transferts du mercato politicien qui fait fureur à Grenoble, je vous offre cette vue du massif du Goléon que j’ai eu la chance de gravir samedi par un temps superbe dans une neige soufflée par les vents violents des derniers jours. La montée au Goléon traverse plusieurs hameaux dont je me réjouis de constater que les maisons, dont certaines datent d’avant la Révolution, sont presque toutes restaurées pour des vacances à la belle saison. Pour y accéder, il faut prendre la route à droite à la sortie du tunnel au dessus de La Grave; celle-ci conduit aussi au plateau d’Emparis qui offre des vues superbes sur la Meije.
Hier en montant au Pic de l’Étendard, la traversée des lacs qui se succèdent avant le glacier de Saint-Sorlin proposait ce spectacle coloré : la glace fondant sur les bords des lacs laissait apparaître des eaux bleutées dans cet océan de blanc.
Pour ce week end de décompression, une randonnée est la bienvenue en raquettes dans Belledonne enfin très enneigé au delà de 2000 m.
La promenade en raquettes fait de plus en plus d’adeptes aujourd’hui. C’est un moyen de se promener sur la neige en toute liberté dans les chemins balisés ou en dehors suivant les goûts.
Dernière ballade en Chartreuse sans ski, ni raquettes le 31 décembre juste avant la chute de la première neige et la fin du chômage technique de tous les travailleurs saisonniers de nos massifs.
Pour compenser le manque de ski en station, je vous propose une ballade en raquettes (nécessaires seulement vers la fin) dans un site très fréquenté l’été par les familles dans le massif du Taillefer : le lac Fourchu désert en hiver. Il est pourtant facile d’accès avec les conditions de faible enneigement que nous connaissons actuellement.
Ce mulet au bord du lac de la Muzelle rencontré dimanche avec ses nombreux congénères nous invite à découvrir la montagne autrement qu’en 4×4 !